28 juin 2020

Les Psaumes d'Isaak, tome 2 - Cantique




Retour aux Terres Nommés. Le général de l'armée errante et le seigneur des Neuf Maisons Sylvestres, s'est vu confier le trésor et le pouvoir de l'ancien ordre dissous neuf mois plus tôt. Aujourd'hui, de nombreux nobles alliés sont arrivés pour participer à un banquet en l'honneur du premier-né du général Rudolfo. Mais alors que la fête bat son plein, des assassins invisibles font irruption dans la salle du banquet.



Pourquoi ce livre ? Bonne question. Les Psaumes d'Isaak est une saga assez discrète dans le champ de la fantasy, même pour une maison d'édition comme Bragelonne. Surtout pour une maison d'édition comme Bragelonne (à croire qu'il faut produire moins pour mieux promouvoir).

Cantique fut difficile à reprendre après une pause de quelques années entre les deux tomes. Cette saga est exigeante, pas dans sa forme mais dans son fond, riche de longues descriptions sur les coutumes des différents royaumes, riche de flashbacks sur ce qui s'est passé auparavant, riche de moments d'introspection et de remise en doute. Sur fond de guerre politique et religieuse, on assiste avant tout à la remise en question de chacun dans ce tome, dans l'appréhension des conséquences de chaque acte. Oubliez donc l'action, celle-ci ne viendra qu'à la toute fin - et encore ! - aux termes d'un procès assez sympathique par la force de manipulation et de traits d'esprit.

Les moments d'introspection et de réflexion rapportés auparavant m'ont semblé très longs. S'ils enrichissent les personnages concernés, par moment ils ne servaient pas l'intrigue et à plusieurs reprises j'ai sauté des passages parce que je m'ennuyais, tout simplement. Et ce fut le cas souvent.

Pourtant je ne remets pas en cause la richesse de l'univers, entre les tsigane, les habitants du marais, l'ordre religieux et les Alliances de sang qui viennent complexifier cette géopolitique. L'auteur a une imagination débordante qui ne manque pas de cohérence, ce qui est agréable. Mais voilà, cette histoire souffre de trop de longueurs et je n'ai pas réussi à éprouver autant de plaisir que je l'aurai souhaité.

En revanche j'ai été heureuse de retrouver certains personnages, même si finalement ils ont très peu évolué dans ce tome. Le Seigneur Rudolfo est probablement celui que je préfère pour sa noblesse d'âme et sa magnanimité. Le couple Hivers et Neb ne me déplaît pas non plus, leur amour est pur mais semé d'embûches, sans que cela ébranle leurs sentiments. Jin Li Tam m'a un peu plus plu, même si elle est toujours à faire ses combines dans le dos de ses proches. Vlad Li Tam, son père, est probablement celui qui a été le plus éprouvé dans ce tome et, par conséquent m, celui qui a le plus évolué. Je suis curieuse de voir ce qui va advenir de lui. Quant à Isaak, on entrevoit enfin le but de son existence et de sa quête, et là encore j'ai envie de voir ce qu'il le concernera dans le dernier opus.

Comme je le disais, le style de Ken Scholes n'est pas aussi exigeant que l'intrigue. Seulement, elle transpire la neutralité… Simple sans être joli, il ne donne aucune âme au récit et ça a contribué à renforcer mon ennui. Je ne sais pas si la traduction est mauvaise ou si l'auteur écrit réellement ainsi… mais c'est décourageant.



Je suis triste de voir qu'une si bonne saga politique ne m'emporte pas plus que cela. Il y a de bonnes idées et la chute entière d'une ville comme élément déclencheur de tout est un excellent départ. Mais le récit souffre de trop de moments de pause où les personnages réfléchissent à leurs actes et à ce qu'ils pensent devoir faire. C'est long, trop long, et j'ai sauté de nombreux passages… Je lirai malgré tout la suite et fin, curieuse de constater comment cela va finir.



11/20





Les autres titres de la saga :
1. Lamentation
2. Cantique
3. Antiphon
- saga terminée -


2 commentaires:

  1. Cette série est connue comme étant très exigeante d'après les avis que j'ai lu en VO.
    Mais elle est considéré comme étant de bonne qualité en général.
    Après ce n'est peut etre pas pour tout le monde, à voir donc :P

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    1. Ca ne m'étonne pas. Sûrement pour ça que la saga n'est pas connue en France, d'ailleurs.
      Je ne remets pas en cause sa qualité, seulement c'est si exigeant que cela devient étouffant.
      Et oui, en tout cas elle n'est pas faite pour moi, même si j'apprécie les personnages. C'est bien pour certains d'entre eux que j'irai au bout ;-)

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