En pleine Seconde Guerre mondiale, à la veille du Débarquement, il est parachuté dans une France occupée où chaque pas peut être le dernier. Sa mission pourrait infléchir le cours de la guerre.
Mais son histoire commence bien avant. Recueilli enfant dans les étendues sauvages de Russie et élevé par une meute cachée au cœur d'un palais abandonné, il a appris à maîtriser ce que les autres redoutent : la métamorphose, la violence et l'instinct. Cependant le véritable combat n'est pas de devenir un loup, mais de rester un homme.
Pourquoi ce livre ? Honnêtement, je n’en avais jamais entendu parler avant qu’un membre du Book club ne l’aborde. C'était il y a… pfiou, peut-être un an. Et puis je suis tombée dessus en librairie et j’ai acheté le coffret sur un coup de tête.
D'ailleurs, je suis dépitée d’avoir appris, suite à l'achat, que l’histoire est en réalité un one shot et que l'éditeur, Monsieur Toussaint Louverture, a pris la décision de le faire paraître en deux tomes réunis dans un coffret. Certes, c’est un bel écrin mais à l'époque où les Français comptent leurs sous, ça m'embête…
D'ailleurs, je suis dépitée d’avoir appris, suite à l'achat, que l’histoire est en réalité un one shot et que l'éditeur, Monsieur Toussaint Louverture, a pris la décision de le faire paraître en deux tomes réunis dans un coffret. Certes, c’est un bel écrin mais à l'époque où les Français comptent leurs sous, ça m'embête…
J’ai parlé de Seconde Guerre mondiale. J’ai le sentiment que l’auteur s’est bien documenté sur le contenu historique. En tout cas, les événements paraissent véridiques, les postures des personnages, résistants comme nazis, sont crédibles. L’ambiance de bombardements et les espionnages sont au rendez-vous. C’est glaçant…
… mais pas aussi glaçant que la partie de l'intrigue qui se déroule dans le passé du protagoniste. On va en apprendre plus sur son enfance et sur l’apparition du gène canin. Il s’y passe peu de choses, suffisamment toutefois pour traumatiser les plus durs d’entre nous.
Certes, j'ai eu du mal à apprécier le début de ma lecture. Ce n'était pas non plus une torture, je lisais avec curiosité mais sans plus. Passé les cent premières pages, j’ai senti le rythme de l’intrigue façonnée au thriller d’espionnage prendre son envol et nous entraîner toujours plus loin derrière les lignes ennemies. De quoi déclencher des frissons garantis. De quoi aussi râler, à nouveau, pour le découpage de l'intrigue, puisque la fin donne envie de poursuivre sans attendre l’aventure.
J’ai bien Mikhaïl. L’auteur a su construire un personnage nuancé, à la fois bestial dans certains comportements et fidèle à ses principes et aux rencontres qui jalonnent sa route. On sent que le personnage a trouvé son équilibre entre sa part animale et ses valeurs humaines.
Autour de lui gravitent quelques personnages. Je retiendrai majoritairement le “gars sorti de l’asile”, expression la moins à même de spoiler son identité. Il est attachant et j'éprouve beaucoup de compassion pour lui car il incarne ses combattants envoyés sur le front malgré eux et qui ressortent brisés par cette épreuve. Folie douce, explosée par la guerre qui touche également les civils. J’ai franchement hâte de découvrir ce que McCammon lui réserve.
Quant aux femmes, la plupart jouent le rôle de la féminité et servent aux coucheries - j’ai d'ailleurs été choquée par la présence du sexe, décrit sans aucune pudeur, en dépit de la date de parution de l’ouvrage ! Certaines tiennent heureusement un rôle plus stratégique et participent à l’effort de guerre, en usant parfois de leurs charmes.
Mettons de côté le fait que je sois dépitée par la parution en deux tomes et concentrons-nous sur cette intrigue documentée, fidèle à l’image que je me suis construite de la guerre, sur le front comme parmi les civils. Le personnage principal est nuancé et les personnages secondaires jouent un rôle nécessaire également. L’intrigue a eu du mal à m’emporter et pourtant, je suis restée scotchée à mon livre sur la seconde moitié. Autant dire qu’il me tarde de lire la suite !
16/20
L'Heure du Loup, tome 1 de Robert McCammon, Monsieur Toussaint Louverture, 168 p.
Traduit par Thierry Arson, Couverture par Pedro Oyarbide
Les autres titres de la saga :
1. Tome 1
2. Tome 2
- saga terminée -
1. Tome 1
2. Tome 2
- saga terminée -




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