Le
roman, écrit à la première personne, relate la période où Holden Caulfield,
expulsé du collège Pencey Preparatory trois jours avant les vacances de Noël,
retourne à la maison familiale, à New-York. Il déambulera en ville avant de
devoir annoncer la nouvelle à ses parents.
Âgé de dix-sept ans, Holden est plein
d’incertitudes et d’anxiété, à la recherche de lui-même. Il vit son passage à
l'âge adulte et comprend qu'il perd l'innocence de l'enfance.
Mon
avis :
Ne connaissant cet auteur de nom
seulement, je n’ai jamais ressenti la curiosité de le découvrir par moi-même.
Pourtant, quand j’ai croisé sa route dans la liste du BBC Challenge, mon
intérêt s’est arrêté sur lui et je me suis donc lancée entre les pages de ce
livre. N’ayant pas lu d’autres avis avant ma lecture, je ne savais pas à quoi
m’attendre, si ce n’est à un « classique jeunesse ». J’étais
donc loin de me douter que je n’arriverais jamais à terminer ce livre…
Mon avis promet d’être court, et je
m’en excuse d’avance, mais il faut bien avouer que je n’ai pas atteint la
moitié du livre. J’essaierai tout de même de rester la plus objective possible.
Le début commençait pourtant bien.
Le lecteur est d’emblée projeté dans l’univers du narrateur, un univers dur
mais dépeint au travers des yeux d’un adolescent un peu simplet ce qui adoucit
cette dureté des traits. L’absence flagrante d’intrigue m’avait pourtant fait
tiquer, mais j’espérais en découvrir une en progressant dans ma lecture, espoir
vain.
L’absence de dialogues étalés et
intéressants du point de vue du contenu m’a également dérangé. En effet, cela
aurait permis de donner un rythme et d’amplifier l’intérêt du livre là où la
narration ne sert qu’à alourdir le texte, elle qui ne rapporte que de la
psychologie. J’ai ainsi eu beaucoup de mal à m’attacher au protagoniste et à
son univers étrange.
Le personnage me paraissait en
particulier décalé avec la réalité, représenté comme une sorte d’animal puisque
il fait toujours « wouaf » ou je ne sais quelle onomatopée apparentée
au chien. Je me doute que l’auteur a fait exprès, mais cela m’a semblé trop osé
et trop stupide pour que j’apprécie réellement de lire cela sur un certain
nombre de pages…
Le style juvénile et direct donne
tout simplement l’impression d’écouter quelqu’un parler, et non lire un texte.
Pourtant, si cela peut paraître attrayant à première vue, cela devient
rapidement lourd, lassant et ce fut une des principales raisons qui m’ont faite
abandonner ce roman. Dommage, j’avais vraiment l’impression que cela partait
bien. Après, je pense que c’est un point qui plaît ou ne plaît pas ; il
faut donc tester par soi-même et ne pas s’en tenir à mon simple avis.






