28 févr. 2018

Le Cycle de Takeshi Kovacs, tome 1 - Carbone modifié




        Au 26e siècle, l’humanité s’est répandue à travers la galaxie, emportant ses religions et ses conflits raciaux dans la froide arène de l’espace. Tandis que ces tensions font rage et que de sales petites guerres éclatent tous les quatre matins, le Protectorat des Nations unies maintient une poigne de fer sur les nouveaux mondes, avec l’aide de ses troupes de choc d’élite : les Corps Diplomatiques.
En outre, la technologie a apporté ce que la religion ne pouvait garantir ; quand votre conscience peut être stockée dans une pile corticale et téléchargée dans un nouveau corps, même la mort n’est plus qu’un dérangement mineur. Tant que vous pouvez vous offrir un nouveau corps…
L’ex-Corps Diplomatique Takeshi Kovacs avait déjà été tué, avant ; c’étaient les risques du métier, mais sa dernière mort en date a été particulièrement brutale. Injecté à travers des années-lumières, réenveloppé dans un corps à San Francisco, sur la Vieille Terre, et balancé au centre d’une conspiration vicieuse (même selon les critères d’une société qui a oublié la valeur d’une vie humaine), il réalise bientôt que la cartouche qui a troué sa poitrine sur Harlan n’était que le début de ses problèmes…
Un riche magnat demande à Takeshi de l’aider à élucider sa propre mort. La police a conclu à un suicide. Mais pourquoi se serait-il suicidé alors qu’il sauvegardait son esprit tous les jours, certain de revenir parmi les vivants ?...


Je tiens tout d’abord à remercier la plateforme NetGalley et les éditions Bragelonne pour ce partenariat qui m’a fait bondir de joie, quand j’ai vu ma demande validée.

Pourquoi ce livre ? Suite à l’adaptation télévisée, mon intérêt s’est porté sur cette saga, moi qui préfère découvrir les histoires par les mots, avant le visionnage. Et puis j’ai également suivi les conseils d’une amie férue de science-fiction, qui me conseillait de commencer par l’œuvre écrite, bien meilleure que la série télévisée.

Globalement, je ressors mitigée de cette lecture, même si la balance penche tout de même vers un avis positif.
A dire vrai, l’histoire se lit parfaitement bien. Un souffle nous pousse à revenir indéniablement vers l’œuvre pour poursuivre la suite de cette enquête. Mais j’ai eu du mal à poser mes points de repère et ce tout au long de ma lecture, que cela concerne le temps ou les personnages.
      
Takeshi Kovacs est un membre des Corps, une sorte d’unités surentraînées qui agissent dans le règlement des conflits. Après une mission qui tourne mal, et qui nous est présentée dans le prologue en guise de mise en bouche quant à la technologie employée, le personnage de Takeshi arrive sur Terre pour résoudre une affaire des plus simples : un Math – riche humain ayant plus de trois cents d’existence – se serait-il suicidé ou bien serait-ce un meurtre masqué ? L’aspect ironique de cette affaire concerne ledit Math, à savoir Laurens Bancroft et qui est bien entendu vivant au moment de l’intrigue, la pile portant sa conscience et ses souvenirs ayant retrouvé une enveloppe corporelle. C’est ainsi auprès de la victime que les pas de Takeshi le mènent en premier.
Les premiers indices révélés, l’enquête démarre de manière assez trouble. L’enquêteur suit une piste floue, que j’ai eu du mal à comprendre et par conséquent à suivre. De plus, le personnage rencontre une flopée d’autres, il faut par la suite savoir les contextualiser, ce dont j’ai eu grande peine. C’est ainsi tout au long de l’œuvre. Si j’ai suivi assidûment l’enquête, je n’ai pas compris tous les tenants et aboutissants comme des révélations, raison pour laquelle ma note est si basse. Il règne dans cette œuvre un sentiment confus qui ne m’a pas lâché une seconde.

Toutefois il y réside également quelques bons points. La technologie est le point fort du récit. La question du carbone modifié, également titre du tome en français, est notamment intéressante puisqu’elle interroge la définition même de l’existence humaine : est-ce que nous sommes définis par notre enveloppe ou par notre personnalité ? Les avis divergent et si le mien est définitivement tranché, je ne vous en ferais pas part ici !

La fin, du fait de certaines incompréhensions accumulées tout au long de ma lecture, m’a plus ou moins laissé indifférente. Il s’y passe beaucoup de choses et certaines révélations impactent normalement le lecteur. Mais je m’attendais à certaines d’entre elles, me décevant un peu plus.

Les personnages fourmillent, sans qu’un seul n’attire mon attachement. Le seul point positif que j’ai relevé à leur égard concerne la mixité fortement présente : on compte autant d’hommes que de femmes, et chacun ont des statuts et une richesse plus ou moins importants, donnant une impression d’équité bienvenue. Cela me rappelait une discussion avec une cliente qui n’avait pas aimé les Asimov par le manque d’intervention de personnages féminins, et qui recherchaient justement des œuvres où leur présence était marquante. Je pourrais conseiller ce titre à l’avenir, sur ce point.

La plume est sympathique, bien loin des plumes classiques du genre. Elle nous entraîne facilement derrière Takeshi du début à la fin, ce qui m’a permis de terminer ce livre en trois quatre jours, chose impossible si la plume avait été trop lourde.


     Je ne saurai dire si je parviendrais à lire le second tome un jour. De bonnes idées sont imbriquées dans ce premier volume, l’intrigue se lit facilement et l’usage de la technologie est parfait mais les personnages ne sont pas attachants et j’ai eu du mal à comprendre certains points pourtant clés.



13/20




Les autres titres de la saga :
1. Carbone modifié
2. Anges déchus
3. Furies déchaînées
- saga terminée -

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