Alors qu'elle profite d'une retraite bien méritée au bord de l'océan, passant ses journées à boire du vin, à pêcher et à transformer chacun de ses proches voisins en ennemi mortel, la générale Turyin Mulaghesh reçoit la visite d'un fonctionnaire de Saypur. La Première ministre Shara Komayd a une mission pour elle. Une agente a disparu à Voortyashtan, la Cité des Lames, ancienne demeure de la déesse de la guerre et des massacres. Cette disparition semble être liée à la récente découverte d'une substance minérale: la thinadeskite qui amplifie mystérieusement la puissance de tout courant électrique. Si les propriétés de ce minerai sont miraculeuses, cela signifie qu'un dieu en activité se cache quelque part dans la Cité des Lames ou aux alentours.
Pourquoi ce livre ? J’ai découvert le premier tome de cette trilogie en début d’année. Si sa lecture ne m’a pas donné envie d’acheter les tomes suivants, la curiosité a été suffisamment titillée pour que je lise la suite. Et c’est chose faite pour ce second volet.
La Cité des Lames m’a davantage plu que son prédécesseur. Nous y suivons Mulaghesh, ce général de premier grade anciennement gouverneur de Bulikov, ville où a pris place l’intrigue précédente. Moi qui aimais bien ce personnage charismatique empli de failles, j’ai été servie puisqu’elle représente la figure centrale de cette suite. Tout commence de façon bénigne, quand une politicienne bien connue de nos services lui demande de quitter sa retraite pour mener l'enquête sur la disparition d’une agent qui menait elle-même une enquête sur une nouvelle source d'énergie dans une contrée où la politique est assez tendue. Et les choses étant ce qu'elles sont, au fil de son enquête, Turyin va découvrir quelque chose qui dépasse l’entendable.
J’ai préféré ce tome-ci au premier. Outre le fait que mon second personnage préféré est au cœur de l'intrigue (et que le premier la rejoint dans la seconde moitié), le rythme est bien plus exalté du fait de la connotation policière de l’intrigue. De fait, je ne me suis pas ennuyée, j’avais même très envie de rouvrir le livre à certains moments. Turyin avance prudemment dans son enquête, ne livrant ses interprétations et conclusions que tardivement, laissant ainsi le temps au lecteur de tirer ses propres déductions - et après avoir eu des soupçons envers la plupart des suspects, mes propres hypothèses étaient fausses. D'ailleurs, je suis déçue de constater que le gros indice qui donne la solution à Mulaghesh m’a échappé. Je n’ai tout simplement pas compris à quel moment de l'échange elle a compris qui était à la tête de tous ces événements fâcheux…
La fin fut spectaculaire, mais je n’en attendais pas moins de cet auteur qui maîtrise parfaitement les tensions et les revirements de situation.
Ce fut une grande joie de retrouver les personnages. J’aimais beaucoup Shara, l'héroïne du premier tome, mais changer le point de vue comme le fait l'auteur entre premier opus et celui-ci est une excellente idée pour approfondir personnalités et univers. J’adore Mulaghesh. C’est une héroïne malgré elle, blessée par son passé, si incertaine quant aux décisions à prendre. La fin est très réussie, justement pour la rédemption que cela lui apporte. Quel bonheur également de découvrir Signe, la fille du dauvkind, une jeune femme très affirmée, très assumée, si ingénieuse. Et mon cœur a fait un tel bon en voyant l’arrivée du dauvkind en personne, je me doutais que ce serait annonciateur de grabuge et cela n’a pas manqué !
Ça se lit toujours aussi bien. J’ai retrouvé le côté page turner de l’auteur, il a un vrai don pour rendre son style fluide et vivant, très agréable pour une lecture estivale.
Je ressors davantage conquise par cette suite qui recoupe des éléments qui rendent la lecture addictive. J’ai aimé retrouver deux de mes personnages fétiches, Mulaghesh et le dauvkind, dans une intrigue aux décors mythiques et au contenu policier. C’est rythmé, avec une enquête qui avance vite sans gâcher les hypothèses du lecteur. Je ne suis pas encore totalement conquise mais j’ai hâte de lire le dernier opus.
16/20
La Cité des Lames de Robert Jackson Bennett, Albin Michel Imaginaire, 576 p.
Traduit par Laurent Phillibert-Caillat, Couverture par Didier Graffet
Les autres titres de la saga :
1. La Cité des Marches
2. La Cité des Lames
3. La Cité des Miracles
- saga en cours -
1. La Cité des Marches
2. La Cité des Lames
3. La Cité des Miracles
- saga en cours -





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