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17 avr. 2018

Couleurs chimères




Il est donné à tous ceux qui s’en donnent la peine d’accoucher d’un poème. Mais pour trouver ton cœur, lecteur, quel chemin de traverse devrais-je donc emprunter ?

Comment captiver ton imaginaire et l’entraîner dans le sillage que ma plume a laissé, moi le sans-nom, surnageant dans la houle où la multitude se presse, livrant aux dieux de l’édition leurs modestes offrandes ?

Je te propose un jeu. Un jeu à trois.

Laura, toi et moi, allons graver sur cet écho d’errance qui palpite au revers de notre ère quelques images. Les tiennes tout d’abord, celles qui ne manqueront pas de germer, au rythme de ta propre voix, en consommant ces quelques vers que je porte à tes lèvres. Celles qui s’offrent en partage ensuite, dans ce modeste ouvrage, reflets émaillés de mes mots ouvrant de nouveaux horizons aux ombres prises derrière ces strophes.

Un jeu de miroirs, un jeu de pistes, pour colmater le temps qui passe, meubler l’attente, se retrouver loin du brouhaha de l’époque.

À toi lecteur
À nos créations oniriques
Aux ombres qui les hantent

27 oct. 2016

Les Regrets




En 1553, le poète originaire d’Anjou se rend à Rome afin d’assister son oncle, le puissant cardinal Jean Du Bellay. Vivre entre les ruines du passé et les splendeurs du présent, c’est la promesse d’un rêve éveillé pour notre auteur nourri d’Antiquité et de civilisation italienne. Pour l’humaniste qu’il est, c’est aussi se retrouver aux sources d’une culture qui rayonne sur toute l’Europe. Pourtant, l’« étrange » séjour romain s’apparente bientôt à une descente aux Enfers et ouvre la voie aux Regrets. Alternant l’élégie, la satire et l’éloge, Du Bellay y chante sa douleur et ses ennuis. Peut-être pour mieux donner à voir son habileté poétique…

13 nov. 2014

Miroirs de la Nature



Synopsis :

Après les Haïkus des quatre saisons illustrés par Hokusai, ce nouveau volume des "Classiques en images" propose de renouer avec la tradition du poème court japonais à travers ce second tome exclusivement consacré aux mondes végétal et animal. Illustrés par les grands maîtres de l'estampe japonaise, d'Utamaro à Hiroshige en passant par Hokusai, ce recueil célèbre avec poésie et raffinement les beautés d'une nature magnifiée.





Mon avis :

            J’ai découvert par un heureux hasard les haïkus, grâce à mon professeur de français de Première. En effet, elle nous a fait étudier Neige de Maxence Fermine. Ce fut donc ma première rencontre avec les haïkus et j’ai découvert un véritable engouement pour cette forme de poésie asiatique si différente de celle, traditionnelle, que les Occidentaux connaissent.
            Tombée amoureuse de cette poésie, je me suis sentie obligée de jalonner le chemin de d’autres poètes japonais, compositeurs de haïkus. Je me suis donc rendue en librairie, où l’on m’a conseillée Miroirs de la nature, écrit par un collectif d’auteurs japonais.

            Mais je me rends compte que je vous parle des haïkus à tire-larigot sans pour autant vous définir ce qu’ils représentent. Honte à moi !
            D’après le site www.templibre.org, « le haïku est une forme japonaise de poésie permettant de noter les émotions, le moment qui passe et qui émerveille ou qui étonne. C'est une forme très concise, dix-sept syllabes en trois vers (5-7-5). Dix-sept temps en japonais (une syllabe a un ou deux temps), un nombre restreint dans d'autres langues (l'anglais s'accommode de 3-5-3). C'est une forme très active, très vivante, vraisemblablement la plus utilisée au monde. »
            Je ne veux pas vous faire un cours sur les variétés des haïkus, raison pour laquelle je renvoie les plus intéressés sur ce lien source :

            Miroirs de la Nature, de par la teneur des poèmes, m’a attirée sans difficulté. Etant une femme appréciant les joies naturelles, ce recueil m’était totalement destiné !
            Cependant, je ne peux pas dire que les haïkus m’ont tous plu, car chacun invite à un voyage intérieur, selon nos propres ressentis et expériences dans le quotidien, et certains de ces voyages ne m’intéressaient pas… Chacun ses goûts, vous me direz ! Ainsi, j’ai eu plus de mal à accrocher aux poèmes portant sur les fleurs, généralement des fleurs de cerisier ou des chrysanthèmes. En revanche, j’ai fortement adoré les poèmes basés sur l’animal, comme le chat, la libellule ou l’oiseau, où mon esprit était littéralement emporté vers d’autres cieux ! Vous pouvez croire que j’en fais trop, ce que je comprendrais si j’étais à votre place, mais je ne dis que la pure vérité. Mes yeux brillaient à la lecture, ma voisine de table pourrait vous l’affirmer.
            Je vous ai cités les animaux ou les fleurs, mais les auteurs composent également sur le soleil ou le vent.
            Chaque auteur a son style et c’est très plaisant de voir un étalage varié de leur perception sur la nature.

            Je vous partage seulement un seul haïku, celui qui m’a le plus touchée, pour que vous puissiez vous en faire une idée par vous-même.

Le vent d’automne
Souffle d’abord
Sur les volubilis
                             
                           Chora


            En conclusion, une superbe découverte comme toujours, que je conseille à tous les amoureux de la poésie !