28 sept. 2026

La Mémoire des os, tome 1 - Le Dragon et l'Oiseau




Le monde s'écroule.
Les dieux dorment depuis trop longtemps. Partout, des guerres éclatent.
Les humains se soulèvent contre la souveraineté des elfes qui se déchirent entre eux. Quelque chose patiente dans les ténèbres, déterminée à faire basculer les Terres Mères.
C'est dans ce sombre contexte qu'Azaëlla apprend l'assassinat de ses pères. Pour retrouver les responsables, elle opte pour un choix aussi radical que douloureux: négocier les services d'un conteur-d'os afin de se plonger dans leurs souvenirs contenus dans leurs ossements.
Lui apparaît alors la rencontre, l'ascension et la chute de ceux qui furent surnommés le Dragon et l'Oiseau. Eux qui luttèrent pour le salut commun, qui provoquèrent leur propre déchéance.
Et si leur mort avait entraîné dans son sillage celle de tous les peuples ?



Pourquoi ce livre ? Si j’ai vaguement croisé ce titre sur la blogosphère, c'est surtout sa nomination au Prix Livraddict, catégorie Fantasy, qui m'a poussée à le lire.

Je n’aime pas abandonner une lecture, encore moins quand celui-ci appartient à un panel duquel il faut déterminer le meilleur. En douze ans d’existence du blog, je n’ai abandonné qu’une petite quarantaine de bouquins. Malheureusement celui-ci vient élever la pile.

Quand un livre ne procure aucun plaisir de lecture... Pire, quand un livre fait soupirer à la simple idée d’ouvrir ses pages, c'est qu'il est vain de lutter.
Ce fut le cas avec ce premier tome de Mémoire des os, dont les premières pages - que dis-je, une bonne centaine de pages ! - n’ont pas su me convaincre.

L’autrice a fait le choix d’un récit en deux temps. D'un côté nous évoluons au présent avec une jeune elfe qui a perdu ses deux parents. Éplorée, désireuse de se venger, elle va amener les deux corps pour les préparer à la suite, tout en cherchant à obtenir une confession ou de l’aide de la part d’une personne. De l’autre côté va se construire le récit au passé des deux pères, leur rencontre, leur relation, le conflit qui sépare leur peuple. Car cette intrigue prend indéniablement une tournure politique, avec ses guerres, ses trahisons et ses alliances.

Je me suis ennuyée sur la partie au présent. Le personnage principal, dont le prénom m'échappe, semble entêté et n’a su soulever aucun attachement. Je me suis ennuyée sur la partie au passé, où je me sentais peu concernée par le débat qui faisait rage chez un personnage, où je me sentais peu concernée par le conflit, les différents partis. En fait je ne faisais aucun effort pour m’intéresser à ma lecture, tant j'étais indifférente.

Je conçois que l’intrigue semblait prendre, au bout d’environ quatre-vingt dix pages lues, avec la trahison d'un personnage. Cependant le désintérêt persistait, tout comme le non-envie d’ouvrir l’ouvrage.

La plume ne m'a pas donné non plus la force de poursuivre. Peut-être est-ce à cause de mon ressenti global, auquel il ne faut pas tenir compte de mon jugement quant au style, néanmoins j'ai le sentiment que ce dernier reste assez commun. En tout cas, je ne me suis pas sentie emportée par lui.



Après avoir fait trainer l’ouvrage quelques semaines, j'ai décidé d'abandonner cette lecture. L'intrigue ne m'a pas convaincue et je n'ai pas non plus ressenti d'affinité pour les personnages ou les styles. Dommage, il paraît que la fin vaut le coup d'oeil. De mon côté, je n'ai pas envie de lutter jusque là.


Le Dragon et l'Oiseau de Margot Looten, Plume Blanche, 676 p.
Couverture par Sarah Krebs


Les autres titres de la saga :
1. Le Dragon et l'Oiseau
2. La Phalène et l'Araignée
- saga en cours -


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