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17 déc. 2020

Gargantua




Le géant Gargantua naît par l'oreille gauche de sa mère après onze mois de gestation... On le voit, dans Gargantua, il ne faut rien prendre au sérieux, ni les aventures du géant débonnaire, ni les rencontres qu'il fait, occasion d'une réjouissante galerie de portraits : Grandgousier et Gargamelle, ses parents, grands amateurs de tripes ; Thubal Holoferne, son premier précepteur, qui lui apprend à réciter l'alphabet à l'envers ; maître Janotus de Bragmardo, doyen de la très sérieuse Faculté, délirant en latin, ou encore Frère Jean, plus prompt à se battre qu'à suivre la messe.

6 nov. 2016

Le marché des amants




Un homme, noir, et une femme, blanche, tombent amoureux l'un de l'autre. Les sentiments ont la force de l'évidence mais aussi celle du défi: ils incarnent deux mondes qui ne se connaissent pas, ne se comprennent pas. La bourgeoisie environnante se moque de leur amour, le refuse, le nie. Et triomphera peut-être...

24 janv. 2015

Pantagruel


Synopsis :

            Fils de Gargantua, Pantagruel - qui, bébé, réduit son berceau en miettes, étrangle un ours et mange le jarret de sa nourrice - donne le coup d'envoi de la Renaissance française. C'est un bon géant, qui sème l'épouvante et dont les exploits surpassent ceux d'Hercule. Mais Rabelais lui préfère encore Panurge, l'homme à tout faire, éternel étudiant sans scrupules qui connaît soixante-trois manières de se procurer de l'argent, toutes assez malhonnêtes. Et ces deux monstres de se lancer dans des voyages fabuleux. Or, ces êtres prodigieux nous ressemblent, et le moine-médecin Rabelais est toujours là, bouillonnant de santé et de jeunesse, fou d'idées et de malice.


Mon avis :
           
            Lu dans le cadre de mes cours, la présentation du professeur m’a réellement donnée envie de me plonger dans cette œuvre, puisqu’il la présentait de manière vivante et humoristique, ce qui ne peut que me plaire. Je me suis donc empressée de terminer les œuvres en cours pour débuter celle-là.
            Je ne fus franchement pas déçue, voire même agréablement surprise !

            Le style est sincèrement très léger, ce qui m’a grandement étonnée puisque c’est une œuvre de la Renaissance. Sachant la lourdeur de certaines œuvres à cette époque, Pantagruel m’apparaît comme une bouffée d’air frais. Et j’en redemanderai presque !
            De plus, François Rabelais rédige sur un ton très humoristique, ce qui contribue à captiver l’attention de son lectorat, à prendre plaisir à la lecture. Rien que pour cela, cette œuvre est une grande réussite et je comprends parfaitement les raisons de son succès auprès d’un public divers, à l’heure de sa publication.
            En revanche, l’œuvre peut gêner des personnes dites « coincées » au vu du lexique employé. Eh oui, Rabelais, contre toute attente, est très familier et n’hésite pas à le prouver dans son œuvre. Cela ne dérange en rien la lecture et permet même plus de réalisme puisque l’idée de l’auteur est que ces personnages ne doivent pas paraître trop condescendants envers les autres, en particulier les plus démunis. Ce lexique me paraît donc nécessaire et bien pensé.

            L’histoire est également très intéressante. Elle raconte la naissance de Pantagruel, fils de Gargantua (qui contrairement à ce que l’on pense, ne fut pas écrit en premier par Rabelais), puis à son initiation et à renommée qui l’entoure peu à peu, sa réputation se diffusant dans tous les pays d’Europe. Il vit plusieurs aventures, accompagné de quelques amis, et le lecteur n’a certes pas le temps de s’ennuyer.     L’intrigue glisse également du comique car Rabelais se permet d’insérer des explications sur la genèse de certaines choses, comme des ponts ou des rivières, etc. C’est franchement drôle et je n’ai pas pu m’empêcher de pouffer de rire sur certains passages.

            Mais même si Rabelais emploie l’humour, il ne traite pas pour autant de sujet mineur. En effet, il insère de nombreuses références à la religion catholique, comme la femme de Loth qui se retourne lorsque Sodome et Gomorrhe brûle, se transformant ainsi en statue de sel. Il y en a bien d’autres évidemment, mais cet exemple m’a marquée. De nombreuses références également à l’Antiquité, les artistes et leurs œuvres. Il est donc très intéressant du point de vue du contenu puisque l’on a des informations sur la civilisation, même biblique.

            La fin laisse présager une suite, et je suis bien curieuse de la connaître. Même Gargantua m’intéresse, à présent.


            En conclusion, une œuvre vraiment sympathique comparé à d’autres récits plus récents. L’humour, l’aventure, les personnages, tout s’allie pour faire passer un agréablement moment au lectorat. Et je suis conquise de bout en bout.


28 déc. 2014

Neige





Synopsis :

Ce petit livre est le poème de la neige et l'histoire de son poète Yuko, une sorte de funambule des mots.
C'est aussi une très belle histoire d'amour, au délicieux parfum zen, étrange et originale.
Un très beau poème d'amour donc.








Mon avis :

            J’ai découvert cette œuvre brève grâce à mon professeur de français génialissime qui, au lieu de nous faire lire des œuvres classiques du genre Flaubert ou Zola, souhaitait nous faire découvrir des œuvres plus discrètes dans notre littérature. En ce qui concerne le thème poésie imposé dans le cours de français de première, elle a choisi de nous faire lire Neige de Maxence Fermine, qui est bien plus intéressant que des poèmes tels que ceux de Baudelaire !

            Cette œuvre de Maxence Fermine nous offre un style de poésie très différent de celle que l’on connait en Occident. En effet, l’auteur a décidé de nous faire partager sa passion des haïkus, brefs poèmes de trois vers en dix-sept syllabes, sans recherche de style particulier, et qui offre la vision d’un monde simple, avec des termes familiers. Ces poèmes glissés dans la narration sont un véritable régal pour ceux qui adorent la poésie, et il n’est pas nécessaire d’être un grand interprète pour les comprendre, en percevoir leur portée !
            Outre les poèmes que l’auteur invente lui-même, il insère également, et généralement en début de chapitre, quelques poèmes de grands poètes japonais, tels que Soseki. Le lecteur peut ainsi comparer l’art des vrais poètes et celui de Fermine, pour conclure que notre auteur français s’en tire très bien dans la composition des haïkus.

            Le personnage principal, un jeune homme du nom de Yuko, décide de délaisser la tradition (qui l’obligeait à devenir soldat ou prêtre), choisissant ainsi la voie de la poésie. Comme l’indique le titre du livre, il consacre ses poèmes à la neige. C’est un thème risqué car les lecteurs n’apprécient pas forcément cet élément froid et repoussant, révulsant, mais il m’a personnellement comblée car la neige est un de mes éléments préférés. Ainsi, les poèmes ont tout leur sens à mes yeux, et j’ai savouré chacun des mots employés.

            Le style d’écriture est très léger, ne s’attardant sur aucun détail futile. L’auteur ne fait que très peu de description, se consacrant pleinement à l’amour du personnage envers la neige et à ses sentiments.

            L’histoire est divisée en trois parties (respectivement l’apprentissage de Yuko, la vie de son maître Soseki et le retour de Yuko chez lui) mais toutes sont liées par un même thème : l’amour. L’amour de la neige, l’amour d’une femme… L’amour du funambulisme. Ces amours sont tout simplement magnifiques et, malgré que ce soit une relecture, j’ai une fois de plus pleuré à la fin, devant la beauté des mots, la passion du geste…

            En réalité, le seul bémol dans toutes ses qualités, c’est l’absence de couleur dans les poèmes. C’est naturellement voulu. La neige est blanche, et l’auteur voulait que Yuko soit très réaliste. Mais j’aurai souhaité quelques poèmes vers la fin pour illustrer la progression dans les compositions de Yuko.
            Mais pour un inconvénient, il faut reconnaître que c’est bien futile comparé au reste.

            En dernier lieu, pour que vous compreniez ce qu’est réellement un haïku, je vous mets le poème qui m’a le plus attendrie :

Neige limpide
Passerelle du silence
Et de la beauté

            En conclusion, un livre magnifique qui nous offre un voyage initiatique autour de la poésie, du funambulisme, de la neige, de l’amour. Sur un fil léger et transporteur.