Affichage des articles dont le libellé est Théâtre. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Théâtre. Afficher tous les articles

19 nov. 2019

La Guerre de Troie n'aura pas lieu




Hélène, enlevée par Pâris, est réclamée par les Grecs. Mais la plupart des Troyens, fascinés par sa beauté, refusent de la rendre. D'âpres négociations s'ensuivent. Les partisans de la paix l'emporteront-ils ? Avec cette relecture de la mythologie antique, Giraudoux s'adresse aussi à ses contemporains : en 1935, la Première Guerre mondiale est encore dans les mémoires. Et la pièce, qui interroge le caractère éternel des conflits armés, fait surgir la menace d'une nouvelle tragédie, peut-être imminente.

19 janv. 2017

Partage de midi




Ah ! je sais maintenant Ce que c'est que l'amour ! et je sais ce que Vous avez enduré sur votre croix, dans ton cœur, si vous avez aimé chacun de nous Terriblement comme j'ai aimé cette femme, et le râle, et l'asphyxie, et l'étau ! Mais je l'aimais, ô mon Dieu, et elle m'a fait cela ! Je l'aimais, et je n'ai point peur de vous, et au-dessus de l'amour il n'y a rien, et pas Vous-même ! et Vous avez vu de quelle soif, ô Dieu, et grincement des dents, Et sécheresse, et horreur, et extraction, Je m'étais saisi d'elle et elle m'a fait cela !

17 janv. 2017

Salomé




A la fin du XIXe siècle, le mythe de Salomé suscite chez les artistes une fascination à nulle autre pareille : la princesse de Judée, qui incarne la femme " naturelle, c'est-à-dire abominable " selon le mot de Baudelaire, devient une figure majeure de l'imaginaire décadent, inspirant indifféremment peintres, poètes et romanciers. De cette danseuse fatale, Wilde donna dans Salomé (1893) l'une des interprétations les plus marquantes de l'histoire de la littérature. La tension croissante de ce drame en un acte traduit la montée du désir monstrueux de Salomé, la fille d'Hérodias, pour le prophète Iokanaan. Cruauté, sacrilège, étrangeté et érotisme se mêlent dans cette pièce dont Mallarmé salua les perpétuels traits éblouissants et dont Pierre Loti a pu dire : " C'est beau et sombre comme un chapitre de l'Apocalypse. "

Le Tartuffe - Le Misanthrope




Dom Juan: La belle chose de vouloir se piquer d'un faux honneur d'être fidèle... Il n'est rien de si doux que de triompher de la résistance d'une belle personne, et j'ai sur ce sujet l'ambition des conquérants, qui volent perpétuellement de victoire en victoire, et ne peuvent se résoudre à borner leurs souhaits. Il n'est rien qui puisse arrêter l'impétuosité de mes désirs: je me sens un coeur à aimer toute la terre; et comme Alexandre, je souhaiterais qu'il y eût d'autres mondes, pour y pouvoir étendre mes conquêtes amoureuses. (Dom Juan, acte Ier, scène 2.)

"L'École des femmes, Le Tartuffe, Dom Juan, autant de protestations en faveur de la liberté de la nature contre la morale de la contrainte." (Remy de Gourmont).

27 oct. 2016

Juste la fin du monde




Le fils retourne dans sa famille pour l'informer de sa mort prochaine.
Ce sont les retrouvailles avec le cercle familial où l'on se dit l'amour que l'on se porte à travers les éternelles querelles. De cette visite qu'il voulait définitive, le fils repartira sans avoir rien dit.

L'École des Femmes




Arnolphe, un riche vieillard, ridicule et jaloux, convaincu que beaucoup d'or et quelques précautions lui permettront de gagner le cœur d'Agnès, sa jeune et jolie pupille... Précautions bien inutiles ! Empêche-t-on une fleur de se tourner vers la lumière ? Enfermée dans la maison de son tuteur, élevée à l'écart des garçons de son âge, maintenue dans l'ignorance des choses de l'amour, Agnès, pourtant, ne peut détourner son regard du garçon qui se promène sous son balcon et lui parle si tendrement... " Le petit chat est mort... " dit Agnès au vieil Arnolphe. Mais l'amour, lui, est bien vivant. Et capable d'instruire rapidement la plus parfaite ingénue. Alors, d'Arnolphe ou d'Agnès, qui sera le plus rusé des deux ?

1 oct. 2016

L'École des Mères suivi de la Mère Confidente




Pour vaincre le mal, faites-vous plus méchant que lui. L'homme est un loup pour la femme. Derrière le sentiment cherchez l'intérêt, derrière les mots le calcul.
A moins qu'aux ambitions parentales et aux sombres raisons d'argent l'ingénuité, les tendres rêveries du coeur, l'aspiration à un monde plus doux et plus confiant ne fassent entendre raison.
Telle est la trajectoire parcourue par le théâtre des Lumières et dont Marivaux touche ici les deux extrèmes : la comique noirceur d'une société où, une fois les masques tombés, la morale est mise en de cruels embarras ; le mirage exquis de la vertu, du rire et du sentiment réconciliés.

29 sept. 2016

Derniers remords avant l'oubli




J'aurais préféré ne rien voir. Je me souvenais suffisamment. Et rester là, comme une cousine pauvre... Ce que je voudrais que vous sachiez : je craignais de gêner par ma présence, vous ne m'avez jamais beaucoup aimée, Hélène et vous ; et lui, près de vous, il m'aime moins, je préfère ne pas le constater. Un peu exclue par avance, inopportune, là à m'extasier sans fin sur le jardin, l'air de la campagne -je ne vous ai pas dit ? Je n'aime pas beaucoup la campagne et nous ne souhaitons pas prendre votre place ; venir s'y reposer, le barbecue, la tondeuse à gazon pour l'herbe haute, nous ne sommes pas fatigués...

26 janv. 2015

L'Illusion comique






Synopsis :

La scène est quelque part en Touraine, dans la grotte du magicien Alcandre, qu'un père vient consulter sur le sort de son fils disparu. La grotte se métamorphose alors en théâtre et le jeune homme apparaît, sous l'habit de comédien, en serviteur rusé du bouillant capitaine Matamore...







Mon avis :

            Lu dans le cadre de mes cours – et je tiens à préciser que le professeur est assez intelligent pour l’avoir oublié dans sa brochure et il ose ensuite râler sur les élèves parce qu’on ne l’a pas en cours avec nous – je suis partie un peu mitigée à la base sur cette lecture. Déjà parce qu’il est confronté à Shakespeare et Caldéron, et Corneille est, de mon point de vue, inférieur à l’art du dramaturge anglais. Mais bon, il faut bien lire son œuvre si on veut avoir sa licence, alors je m’y suis mise, me motivant par un « Allez, il ne fait que cent pages ! »

            Et ces cents pages, on ne les voit pas défiler ! Corneille a une plume légère, qui critique la société et ses mœurs d’un trait invisible, et c’est très rafraîchissant de ne pas avoir une satire qui se déchiffre aussi facilement que dans d’autres œuvres du même acabit.
            De plus, Pierre Corneille rédige sa pièce (celle-ci mais aussi sûrement les autres, je pense) en rimes suivies, donnant ainsi du rythme et du ton à la lecture et plusieurs fois j’ai envie de clamer les vers à la place des personnages (oui, oui, quand je suis fatiguée, j’ai de gros délires parfois !). Ce qui est plaisant là encore, c’est que Corneille ne cherche pas à impressionner par un lexique soutenu et des idées déterminées ; au contraire, il garde l’esprit ouvert et emploie un lexique « normal » pour faire exprimer ses personnages, ce qui fait que L’Illusion comique peut se lire à tout âge, même si un collégien n’en comprendra pas forcément le fond de la pièce.

            Outre cela, la seule difficulté fut de rentrer complètement dans l’intrigue de la pièce. Mais je ne saurai dire si c’est de la faute de l’histoire en elle-même ou si c’est plutôt dut à la fatigue. Je préfère ainsi ne pas compter ce point spécifique comme une critique réelle, mais au moins vous êtes prévenus si vous tentez de lire cette pièce.

            La fin est tout bonnement exquise. Malgré le titre de la pièce, qui est un bon indicateur du coup de théâtre final, j’ai été complètement surprise par ce revirement de situation et cela m’a bien fait sourire de plaisir.

            Je ne dirai pas que Pierre Corneille m’a conquise du début jusqu’à la fin (pas autant que Rabelais du moins, de qui je garde un réel bon souvenir) mais j’ai tout de même passé un bon moment, si on ne compte pas le petit temps d’adaptation au début.


            En conclusion, une œuvre intéressante de par son propos et son ultime rebondissement. Le style est léger et se lit à tout âge. Un agréable moment, sans pour autant qu’il me donne l’envie de lire à tout prix certaines autres œuvres de Corneille.


23 janv. 2015

Les Juives


Synopsis :

 Un peuple – des femmes surtout – sur le chemin de l'exil, un roi et ses proches livrés à la vengeance divine et envoyés au supplice par un tyran odieux proclament leurs souffrances. 
Pour évoquer, et tenter de comprendre, le scandale des guerres de Religion dans lesquelles il est plongé, Robert Garnier emprunte le modèle désespéré de la tragédie antique et tente d'y injecter un peu d'espérance chrétienne. Reconnue comme la plus belle expression du théâtre français au XVIe siècle, cette pièce s'élève comme une incantation, le spectacle d'une détresse hantée par la violence et la terreur. Confronté au mystère du Mal et à l'effroi qu'inspire un Dieu qui se venge, le théâtre renoue ici avec ses origines sacrées.



Mon avis :

            Lu dans le cadre de mes cours, cette pièce de théâtre est apparemment représentative de la tragédie du Moyen-Âge et de la Renaissance. Robert Garnier étant peu renommé, je suis assez sceptique.
            Mais cela ne m’a pas empêchée d’apprécier pleinement cette pièce de théâtre !

            Il faut savoir qu’elle est entièrement rédigée en vieux français, du moins dans l’édition Folio (collection théâtre), et je ne sais pas si une traduction est disponible dans une autre édition. Il ne faut pas se formaliser de cette langue, elle est très facile à comprendre et le vocabulaire un peu plus difficile, ou parfois les faux amis, sont traduits en notes pour faciliter la compréhension.
            De plus, la composition de la pièce est différente de celle que l’on connaît habituellement. En effet, les actes la jalonne mais pas les scènes et c’est assez déroutant pour les lecteurs qui lisent du théâtre « classique ». Mais cela ne gêne en rien le plaisir à la lecture, loin de là ! Cela donne plutôt l’impression de dévorer la pièce en quelques instants.

            L’histoire est très intéressante, rehaussée par des coups de théâtre bien menés. Le lecteur se laisse emporter par la vengeance de Nabuchodonosor, la détresse pathétique des Reynes, etc. Cette piège est également très courte et se lit donc très rapidement, bien qu’elle soit rédigée en une langue plus ancienne.
            Il ne faut pourtant pas s’attendre à une énorme dose d’action. En effet, Robert Garnier se base principalement sur la psychologie des personnages pour faire vivre son œuvre.
            En fait, en poussant un peu plus loin l’analyse, l’auteur se veut le successeur des tragédies grecques au travers de ces coups de théâtre et de l’expression de la psychologie.

            Mais cette pièce s’inscrit également le cadre historique de l’époque. En effet, il est temps de la Contre Réforme (lutte de l’Eglise Catholique face à l’expansion du courant protestant) et cela apparaît clairement dans cette pièce puisqu’il y a de nombreuses références bibliques, qui ne peuvent pas passer inaperçues pour celui qui connaît les bases de la Bible.

            Cette pièce de théâtre allie donc le plaisir de la lecture à la pertinence des propos, et j’ai grandement apprécié, même les difficultés à comprendre le vieux français (seulement dans les premières pages).

            En conclusion, ce fut une belle découverte, malgré les petites difficultés de la langue. Elle garde tout de même un style léger, qui entraîne forcément une lecture rapide de la pièce. Je suis très contente de cette lecture !


La vie est un songe

Synopsis :
 
            La vie est un songe est l'un des chefs-d'oeuvre du théâtre espagnol du Siècle d'Or et, aussi, une des pièces les plus représentatives de l'esthétique et de la pensée baroques. Calderón, grâce à la fiction d'un prince injustement enfermé et élevé à l'écart du reste des hommes, met en scène le drame d'un esprit qui découvre un monde infiniment « ondoyant et divers », selon les termes utilisés par Montaigne pour décrire une expérience fort proche à bien des égards ; instabilité des êtres ... Lire la suite et des choses, illusion des sens et fascination des apparences trompeuses conduisent Sigismond à percevoir le néant de la condition humaine, de ses activités et de ses ambitions : - Qu'est-ce que la vie ? - Une fureur. Qu'est-ce que la vie ? - Une illusion, une ombre, une fiction, et le plus grand bien est peu de chose, car toute la vie est un songe et les songes mêmes ne sont que songes.

Mon avis :

            Lu dans le cadre de mes cours, et plus particulièrement pour la Littérature comparée sur le thème du baroque, je m’attendais à quelque chose de sympathique, étant donné que le baroque est mon genre préféré.
            Je fus malheureusement déçue.

            L’histoire est assez simple en elle-même. Le roi Basyle vieillit et il souhaite nommer le successeur au trône. En soi, c’est un thème banal dans le théâtre et cela ne m’a donc pas émoustillée comme certaines pièces le font.
            De plus, le style de rédaction est assez étrange, mais c’est sûrement en ce point que cela traduit l’esprit baroque. En effet, par moment il met en scène de brèves répliques intéressantes car elles permettent de donner du rythme et de raccrocher l’attention du lecteur sur l’œuvre. Mais Pedro Caldéron alterne cet effet avec de longs monologues qui viennent couper le rythme et l’ennui nous prend alors comme un cheval au galop. De plus, se trouve dans ces monologues des idées vraiment très abstraites et j’ai vraiment eu de la difficulté à percevoir, comprendre, interpréter le sens qu’il a voulu y distiller. Je trouve cela fortement dommage car cela aurait pu être une bonne pièce de théâtre, mais elle paraît trop décalée pour que je puisse l’apprécier à sa juste valeur.

            Outre ces critiques péjoratives, les personnages sont intéressants car ils ont vraiment une personnalité profonde, malgré la longueur de cette pièce.
            En premier lieu vient Sigismond, qualifié comme monstre dés la naissance, raison pour laquelle il a grandi dans une tour caché aux yeux du monde et du peuple. Alors qu’il retrouve sa liberté, il fait voir un trait de caractéristique souvent présent au théâtre : la vengeance. Ce sera cette dernière qui tissera la trame de l’histoire, finalement.
            Son père Basyle apparaît comme le vieillard faible mais très protecteur et droit envers son peuple, il n’hésiterait pas à donner sa vie pour empêcher son fils de perpétrer le mal.
            Et puis, qui dit roi dit également conseillers, ceux-ci honnêtes mais par moment profiteurs également. Les femmes occupent également une grande place au niveau des répliques, même si elles restent peu présentes dans la trame principale. Elles ne servent finalement qu’au pathétique de la pièce.

            La fin est on ne peut plus banale, tout se passe bien dans le meilleur des mondes. Aucune surprise donc mais cela ne contribue pas à rehausser l’attrait qu’à cette pièce espagnole, malheureusement…

            L’auteur insère également de nombreuses références à la mythologie et, de ce point de vue, c’est intéressant, surtout si le lecteur apprécie ce genre de détails.


            En conclusion, une pièce de théâtre qui ne m’a guère convaincue, malgré l’intérêt que je lui portais. Le style est trop haché, trop abstrait et m’a repoussée vers l’ennui. Je n’en garderai pas un bon souvenir (si j’en garde un).


22 janv. 2015

La Tempête



Synopsis :

CALIBAN

Sois sans crainte! L'île est pleine de bruits, De sons et d'airs mélodieux, qui enchantent Et ne font pas de mal. C'est quelquefois Comme mille instruments qui retentissent Ou simplement bourdonnent à mes oreilles, Et d'autres fois ce sont des voix qui, fussé-je alors A m'éveiller après un long sommeil, M'endorment à nouveau; - et dans mon rêve je crois que le ciel s'ouvre; que ses richesses Vont se répandre sur moi... A mon réveil, J'ai bien souvent pleuré, voulant rêver encore. (Acte III, scène 2)



Mon avis :

            Lu dans le cadre de mes cours en Lettres modernes (et plus précisément pour de la Littérature comparée sur le thème du baroque), je redoutais quelque peu cette lecture, certes brève (la plus courte de Shakespeare, paraîtrait-il), d’une œuvre très peu renommée, du moins comparé à d’autres, de cet auteur.
            Je fus donc très agréablement surprise !

            Le style d’écriture est léger, direct. L’auteur ne perd pas de temps en didascalies superflues et se contente de dialogues vifs, quelques répliques parfois également pour donner du rythme à son intrigue. Pour cette raison mais aussi pour le peu de longueur, La Tempête est une pièce de théâtre qui se lit très rapidement.

            De plus, William Shakespeare insère dans sa pièce de la magie, certes peu présente mais bien là quand même. N’ayant pas l’habitude de voir ce genre d’apparition parmi les œuvres des grands classiques, c’est un réel plaisir de voir que certains gardaient l’esprit ouvert à ce genre de thème (bien sûr, il faut aimer ce qui touche à la magie et au surnaturel pour en apprécier la présence).
           
            L’auteur mêle également avec brio le genre classique et celui du baroque, ce qui permet de contenter un vaste public. En effet, on retrouve le classicisme dans les références à l’Antiquité, plus précisément dans sa mythologie, avec des comparaisons à Didon, par exemple, ou même l’apparition de plusieurs dieux, entre autres Isis et Cérès. En cela, Shakespeare se veut le successeur des classiques. Mais il distille également du baroque, déjà en rapport avec la magie dont j’ai parlé plus haut mais aussi au travers de l’irrespect des conventions, etc. Des petits détails qui mènent soit vers un genre, soit vers l’autre, donc. Mais ces divergences m’ont vraiment plu, car cela montre que ce soit l’un ou l’autre, une œuvre superbe peut en émerger.

            L’histoire en elle-même est intéressante, même si la romance en toile de fond me fatigue légèrement. Bien sûr, sans elle, il n’y aurait pas de fin donc on ne peut que l’apprécier, mais je regrette que ce soit toujours les mêmes schémas narratifs.
            Les personnages sont très peu travaillés, possèdent peu d’ampleur, mais c’est suffisant pour la compréhension du texte et une possible représentation sur les planches.

            Enfin, le bon côté des choses, c’est que je ne me suis pas ennuyée.


            En conclusion, une belle découverte de cette œuvre méconnue du grand dramaturge anglais. Je suis contente qu’un cours me l’ai fait découvrir, sinon je n’aurai jamais eu la curiosité de me plonger dedans. Mais cela me pousse également à quitter mon monde confiné de la SFFF pour me tourner davantage vers quelques classiques (même si pas beaucoup quand même ! Je suis vite perdue sans l’Imaginaire !).


9 sept. 2014

Le fanatisme ou Mahomet le Prophète

Synopsis :

            Lors de sa première représentation en province, en 1741, la tragédie de Voltaire (1694-1778) fut très applaudie de certains prélats, trop heureux que le prophète des " mahométans " y apparaisse comme un vieillard cynique et avide de pouvoir, qui pousse un jeune disciple au meurtre politique. Voltaire a4-il cherché à blasphémer contre l'Islam, comme des musulmans le croient aujourd'hui ? Les autorités ecclésiastiques ne se laissèrent pas duper longtemps : la pièce fut interdite dès 1742, après la troisième représentation parisienne. Ce Mahomet visait en premier lieu l'Eglise apostolique et romaine. Bien plus que la perversité et ta malhonnêteté d'un faux prophète de théâtre, c'est le fanatisme en général que te philosophe dénonce : le véritable sujet de ta pièce est de montrer l'étrange séduction du discours religieux et la fascination qu'il exerce sur les jeunes âmes.

Mon avis :

            Je n’ai jamais été très pièce de théâtre. Je les lis par obligation, quand les professeurs nous le demandent, ou parce que toutes les critiques concernant l’œuvre sont excellentes.
            Pour celui-ci, c’est une obligation pour les cours. Pourtant, cela ne me dérangeait pas plus que cela. J’avais déjà lu Candide de Voltaire en Première, le texte m’avait alors parue simple, compréhensible et accessible à tous. En ce qui concerne Mahomet, je suis plus mitigée.

            J’ai bien apprécié la personnalité de chacun : Zopire le roi entêté mais aimant à l’égard de sa famille, Séide l’hésitant, Palmire la fidèle à ses idéaux et Mohamet le manipulateur.
D’ailleurs, j’adore cette façon qu’a Voltaire de détourner le culte de Mahomet afin de rendre ce dernier méchant, au lieu de prôner les messages de paix. Le lecteur n’a alors plus la même vision de la religion, mais passe ainsi au fanatisme.

            Les vers en rimes donnent du rythme, l’œuvre se lit ainsi très facilement et rapidement, avec une légère prise de tête quand on perd le rythme !

            Comme toute pièce de théâtre, l’histoire se met rapidement en place. Dans les trois premiers actes, les personnages planifient beaucoup leur projet. Les deux derniers actes nous laissent une impression d’accélération : beaucoup d’actions et de rebondissements qui chassent l’ennui qui a pu s’accumuler au début.



            En conclusion, Voltaire nous offre une nouvelle vision du fanatisme au travers du personnage historique Mahomet, prophète et lui-même fanatique. Je ne suis pas convaincue par cette pièce, mais je ne suis pas assez connaisseuse en la matière pour que mon opinion soit réellement prise en compte.