11 mai 2015

#36 - 11 au 17 mai 2015



Livres loisirs :


- Terminer Demain de Guillaume Musso (LC)

Synopsis :


Emma vit à New York. À 32 ans, elle continue de chercher l'homme de sa vie. Matthew habite à Boston. Il a perdu sa femme dans un terrible accident et élève seul sa fille de quatre ans. Ils font connaissance grâce à Internet et bientôt, leurs échanges de mails les laissent penser qu'ils ont enfin droit au bonheur. Désireux de se rencontrer, ils se donnent rendez-vous dans un petit restaurant italien de Manhattan. Le même jour à la même heure, ils poussent chacun à leur tour la porte du restaurant. Ils sont conduits à la même table et pourtant... ils ne se croiseront jamais. 
Jeu de mensonges ? Fantasme de l'un ? Manipulation de l'autre ? Victimes d'une réalité qui les dépasse, Matthew et Emma vont rapidement se rendre compte qu'il ne s'agit pas d'un simple rendez-vous manqué... 
Une aventure aussi mystérieuse que bouleversante. Une intrigue virtuose aux frontières du réel. Un suspense diabolique, intense et captivant.





- Avancer Leïlan (intégrale) de Magali Ségura

Synopsis :

Il est un royaume mystérieux que l'on nomme Leïlan, le pays des Illusions. Depuis qu'un drame affreux a frappé la famille royale, ses frontières sont fermées et son peuple est opprimé par l'infâme duc Korta. Une rencontre pourrait tout changer : celle d'un jeune messager, Axel, et d'une envoûtante jeune fille aux yeux bleus... Mais un secret entouré de sorcellerie les sépare, un destin tragique qui empêche l'espoir de renaître. Pourtant, au royaume des illusions, les apparences sont trompeuses car un justicier insaisissable met les hommes du duc en échec. Qui est ce héros dont l'identité secrète est jalousement défendue ? Quelle est cette étonnante compagnie qui partage ses exploits ? Une chose est sûre : tout comme eux, vous tomberez amoureux des yeux de Leïlan.




- Le Pacte des Marchombres, tome 1 - Ellana de Pierre Bottero (LC sans date limite)



Synopsis :


" - Ellana, la voie des marchombres ne t'apportera ni richesse ni consécration, elle t'offrira en revanche un trésor que les hommes ont oublié : ta liberté. Si tu le désires, je peux accompagner tes premiers pas. 
- Que voulez-vous dire ? "










- L'Île au trésor de Robert Louis Stevenson (Emprunt)

Synopsis :

Le jeune Jim Hawkins est le héros de ce roman, ainsi que le terrible John Silver, l'homme à la jambe de bois. L'"Hispanolia" débarque sur l'Ile au Trésor les "bons" et les "méchants". Dès lors, une lutte implacable se déroule pour retrouver le trésor amassé par Flint, redoutable pirate mort sans avoir livré son secret.







- Les Hauts de Hurlevent d'Emily Brönte (Emprunt)


Synopsis :

Les Hauts de Hurle-Vent sont des terres balayées par les vents du nord. Une famille y vivait, heureuse, quand un jeune bohémien attira le malheur. Mr. Earnshaw avait adopté et aimé Heathcliff. Mais ses enfants l'ont méprisé. Cachant son amour pour Catherine, la fille de son bienfaiteur, Heathcliff prépare une vengeance diabolique. Il s'approprie la fortune de la famille et réduit les héritiers en esclavage. La malédiction pèsera sur toute la descendance jusqu'au jour où la fille de Catherine aimera à son tour un être misérable et fruste.





- Le Roi des fauves d'Aurélie Wellenstein (Partenariat - non reçu)

Synopsis :


Poussés par une famine sans précédent, trois amis, Kaya, Ivar et Oswald, prennent le risque de braconner sur les terres de leur seigneur, mais son fils les surprend. Au terme d’une lutte acharnée, ils laissent le noble pour mort. Capturés et jugés pour tentative de meurtre, les trois amis sont condamnés à ingérer un parasite qui va les transformer en « berserkirs ». Au bout de sept jours de lente métamorphose, ils seront devenus des hommes-bêtes, et leur raison s’abîmera dans une rage inextinguible. Le temps de cette transformation, ils sont enfermés dans Hadarfell, un ancien royaume abandonné, dont le passé et l’histoire ont été engloutis par le temps…






- Intuitions, tome 3 - Infini de Rachel Ward (LC à partir du 15 mai)

Synopsis :


Depuis sa naissance, Adam voit, comme sa mère Jem, des numéros flotter au-dessus des personnes qu’il croise. Il s’agit de la date de leur mort. Et bientôt, sa fille Mia montre qu’elle possède un bien plus terrible don…
2029, après l’apocalypse. Le chaos règne sur le monde, et les villes sont désertées. Adam et Sarah sont harcelés à cause de leurs pouvoirs hors normes. Dans les alentours de Londres, différents clans tentent d’imposer leur loi. Ils emprisonnent arbitrairement la population, qui croit pourtant trouver dans les quartiers qu’ils contrôlent une protection contre le désordre ambiant.
Mais dans la tumulte, Adam et Sarah luttent pour protéger leur bien le plus précieux : leur fille Mia. Car si Adam peut deviner quand la vie s’arrête, et Sarah dessiner l’avenir, Mia semble posséder des facultés plus puissantes. L’enfant extraordinaire devient difficile à cacher, et rapidement, les bandits s’en prennent à elle…
Adam et Sarah réussiront-ils à l’extirper de leurs griffes ? Et si, derrière Mia, se jouait le destin du monde ?





- Chronique d'une mort annoncée de Gabriel Garcia Marquez

Synopsis :


Les frères Vicario ont annoncé leur intention meurtrière à tous ceux qu'ils ont rencontrés, la rumeur alertant finalement le village entier, à l'exception de Santiago Nasar. Et pourtant, à l'aube, ce matin-là, Santiago Nasar sera poignardé devant sa porte. Pourquoi le crime n'a-t-il pu être évité ? Les uns n'ont rien fait, croyant à une simple fanfaronnade d'ivrognes; d'autres ont tenté d'agir, mais un enchevêtrement complexe de contretemps et d'imprévus - souvent joyeusement burlesques -, et aussi l'ingénuité ou la rancoeur d'une population vivant en vase clos, ont permis et même facilité la volonté aveugle du destin. Dans cette Chronique d'une mort annoncée, l'humour et l'imagination du grand écrivain colombien, prix Nobel de littérature, se débrident plus que jamais pour créer une nouvelle et géniale fiction sur les thèmes éternels de l'honneur et de la fatalité.





- Le Pacte des Marchombres, tome 2 - L'Envol de Pierre Bottero (LC sans date limite)


Synopsis :


" Ses longs cheveux noirs tombant en rideau devant son visage, son attitude, position de combat ou figure de danse, l'énergie qui se dégageait d'elle... 
La fille n'était plus une fille. C'était un oiseau. 
Prêt à l'envol. "

10 mai 2015

Gatsby le Magnifique

Synopsis :
            Dans le Long Island des années vingt, la fête est bruyante et la boisson abondante. Surtout chez Jay Gatsby. Aventurier au passé obscur, artiste remarquable par sa capacité à se créer un personnage de toute pièce, Gatsby, figure solaire par son rayonnement, lunaire par le mystère qu'il génère, est réputé pour les soirées qu'il donne dans sa somptueuse propriété. L'opulence, de même que la superficialité des conversations et des relations humaines, semblent ne pas y avoir de limites. C'est pourquoi l'illusion ne peut être qu'éphémère.
Parmi les invités de cet hôte étrange se trouve Nick Carraway, observateur lucide qui seul parvient à déceler une certaine grandeur chez Gatsby, incarnation de multiples promesses avortées. Ce roman visuel qui se décline dans des tons d'or, de cuivre et d'azur, s'impose également comme la chronique d'une certaine époque vouée, telle la fête qui porte en elle son lendemain, à n'être magnifique que le temps d'un air de jazz.

Mon avis :

            Deux ans que mon professeur d’anglais évoque cet auteur et son titre le plus célèbre, deux ans que je repousse sa lecture par manque de motivation. Mais quand mon regard s’est posé sur le livre à la bibliothèque municipale, je n’ai pas pu m’empêcher de l’emprunter.
            Je rédige un avis dessus, mais je ne suis pas certaine que j’en dise du concret. Cette lecture m’a laissée à la fois plate et bouleversée, je sais d’avance que je vais avoir beaucoup de difficultés à relater mon ressenti.

            Je fus tout d’abord étonnée de voir que Gatsby n’est pas le narrateur en lui-même. Pour un livre portant son nom, je m’attendais à un point de vue interne, ou tout le moins externe  qui permettrait tout de même un accès aux pensées de ce personnage éponyme. Telle ne fut pas ma surprise, donc, en découvrant que le narrateur se trouve être Nick Carraway (ce n’était pas écrit dans le résumé de l’édition empruntée), un homme sans grand avenir qui se trouve invité chez Gatsby presque par erreur, étant voisins sans s’être jamais croisés auparavant.
            C’est un regret pour moi, j’aurai souhaité avoir accès à l’intimité de Gatsby pour mieux comprendre le personnage et, pourquoi pas, espérer un meilleur attachement, au minimum une adhérence à lui.

            A l’opposé de Nick Carraway, Jay Gatsby, ou de son vrai Jimmy Gatz, est un homme qui, on peut le dire sans gêne, a réussi dans la vie sur le plan professionnel. Riche, bien nanti dans la société, il devrait occuper une place de choix, ce que laisse croire les nombreuses soirées organisées où le tout New York s’invite. Pourtant, il apparaît peu au cours de ses soirées, comme s’il avait peur d’y être mal vu, et aucune femme ne partage son quotidien. C’est donc un personnage à deux faces que nous dépeint là Francis Scott Fitzgerald.

            L’histoire est très banale. Je m’attendais à une romance plus prononcée, à une plongée plus profonde dans les eaux troubles de la haute société, dans les magouilles et les bons comportements, je reste finalement sur ma fin puisque ces grands thèmes sont évoqués à demi mots. En fait, la romance surtout prend le pas sur le reste, effaçant tout ce qui aurait pu être intéressant à mes yeux.
            Pourtant, j’ai été happée par cette intrigue ennuyeuse, je voulais savoir comment tout cela allait se terminer, comment Gatsby s’en sortirait, etc. Moi qui pensais le lire à petite dose, quelques pages par jour pour ne pas me lasser, j’ai tourné les pages plus rapidement que je ne l’aurai cru et j’avais du mal à lâcher ce livre. Paradoxal, me direz-vous, mais pourtant si vrai…

            Vous allez également croire que je ne suis qu’une sadique, mais la fin m’a bien plu. Au lieu de retrouver ces contextes à l’eau de rose où le véritable amour triomphe de tout, on découvre l’échec d’un individu occupant pourtant une position confortable dans la haute société. On pourrait dire que l’argent ne fait pas le bonheur mais ce n’est pas en ce dicton que réside la morale de l’intrigue.
            En vérité, cette fin m’a touchée parce qu’elle est proche de la réalité. De ce que j’en ai compris et interprété, la vie n’est qu’une illusion entretenue par l’argent, le prestige, ou toute autre donnée du même type. Mais quand vint les ennuis ou même la mort, c’est seul que l’on fait face aux événements. Voir Gatsby subir cela m’a tout de même pincé le cœur et je me suis surprise à avoir pitié de lui, au fond de moi…

            Je fus également surprise par le style d’écriture. Pour un livre de cette époque, je m’attendais à une plume lourde, sans saveur, alors qu’elle est légère, permettant une meilleure adhérence au texte. Mais l’absence de saveur est bien là. Si ce n’est la fin qui a rehaussé mon intérêt pour œuvre célèbre, j’ai vraiment eu du mal à apprécier l’ensemble…


            En conclusion, c’est un petit bout de romance qui nous est révélés là, portée par une plume légère. Si la fin est intéressante par son propos, le reste du texte m’a trop souvent semblé plat pour que j’y attache une réelle importance. Gatsby le Magnifique se lit bien, et il faut le lire au moins une fois, mais il n’aura pas répondu à mes attentes…


9 mai 2015

Matilda



Synopsis :

            A l'âge de cinq ans, Matilda sait lire et a dévoré tous les classiques de la littérature. Pourtant, son existence est loin d'être facile, entre une mère indifférente, abrutie par la télévision et un père d'une franche malhonnêteté. Sans oublier Mlle Legourdin, la directrice de l'école, personnage redoutable qui voue à tous les enfants une haine implacable. Sous la plume acerbe et tendre de Roald Dahl, les événements se précipitent, étranges, terribles, hilarants. Une vision décapante du monde des adultes !


Mon avis :

            Roald Dahl fait parti de ces auteurs célèbres de la littérature jeunesse anglaise. Pourtant, je n’ai pas du tout aimé les deux premières lectures que j’ai eu sur ses œuvres, Charlie et grand ascenseur de verre et Les deux gredins. Tous mes espoirs reposaient alors sur Matilda, dont le film fut vu et revu une dizaine de fois (t pourtant j’ai osé l’oublier) !

            J’ai beaucoup aimé les premières phrases de cette œuvre, où Roald Dahl grossit les traits du comportement parental face à leurs enfants.

            L’histoire est envoûtante, on suit les premiers pas de l’héroïne dans un univers, un environnement, qui la rejette et qui fait d’elle ce qu’elle est. Des parents exécrables, une liberté si bien employée, la petite s’épanouit finalement et on éprouve du plaisir à la savoir si bien malgré une situation assez précaire.

            Matilda est en elle-même une force de la nature. Malgré ces heures où elle était terrorisée, elle finit par prendre courage et fait preuve d’une véritable force dans son comportement. Sans vouloir en faire trop, je pense que les jeunes enfants timides (dont je faisais partie) devraient prendre exemple sur elle, trouver une passion par eux-mêmes, qui leur permettrait d’évoluer sans crainte.
           
            L’intrigue en elle-même n’est pas franchement folichonne, mais elle est portée par une plume légère et des péripéties entraînantes et cocasses, qui font que l’on a du mal à relâcher le livre avant de l’avoir terminé. Quelques rebondissements jonchent également ce roman, qui relance l’intérêt du lecteur et son attachement à la petite Matilda.
Pour être franche, j’avais oublié l’intervention de la magie dans le récit et je fus pour ainsi dire complètement surprise. Dans une intrigue si terre à terre, on ne s’attend pas forcément à l’apparition de ce genre de phénomènes, cela donne une sorte de bouffée d’oxygène…

            Il m’est arrivé de sourire face à certains éléments narratifs, comme la vision des élèves envers leur directrice ou autre. C’est là que l’on prend un coup de vieux, en se rappelant nos propres années primaire et secondaire, nos propres craintes, tout cela…

Le tout reste naturellement très gentillet, très surréaliste, pour mieux appréhender l’intérêt du jeune public. Mais on se laisse bercer par toutes ces douceurs et on redemanderait presque.


            En conclusion, une œuvre jeunesse qui, selon mon point de vue, relève le niveau des autres œuvres de cet auteur. Son style s’apprécie davantage ici, alors que le contenu de l’intrigue apporte réellement quelque chose à son lecteur. Il m’a manqué un petit ingrédient miracle pour me faire totalement adhérer mais j’ai tout de même su apprécier les folles aventures de Matilda.



8 mai 2015

La saga de Hrolf Kraki

Synopsis :

            Quand Beowulf rencontre Conan... 

Il est l'héritier des ténèbres. Son père est mort dans un odieux complot. Son grand-père a péri de la main même de son propre frère...
Il est le fils du pouvoir. Dans ses veines coule le sang des Skjoldung, souverains d'un Danemark impitoyable et sauvage.
Il est Hrolf Kraki, le plus grand prince danois du Haut Moyen Age, né d'un amour incestueux, en guerre pour accéder au trône. Voici le récit d'une époque où régnait la magie des runes, où les êtres surnaturels marchaient aux côtés des hommes, où l'Histoire s'appelait Destinée et avait pour couleur celle du sang versé.

Mon avis :

            Autant le dire, c’est un pur hasard si ce livre a atterri dans mes mains. En déblayant une rangée de livres à la bibliothèque, j’ai vu que celui-ci était caché par d’autres et sa situation précaire (ben oui, on peut le dire, c’est moche pour un livre de se retrouver caché par deux gros pavés) m’a encouragée à l’emprunter. Et franchement, je ne regrette pas.

            Je ne suis pas du genre à lire les préfaces. Pourtant, je m’attaquais à une intrigue abordant une autre culture, les pays nordiques à l’ère des vikings, et il me semblait impératif d’avoir une petite introduction avant de me lancer dans cette saga. J’ai bien fait, ne serait-ce que pour comprendre le contexte ou encore la manière dont il faut prononcer les noms dans cette œuvre. Et pour tout vous dire, cette préface m’a conforté dans l’idée que j’avais bien fait d’emprunter ce livre !

            Mais évoquons les noms. Dans ce genre de récits, où il est relaté au lecteur les exploits des guerriers d’une autre époque, on peut avoir la crainte de se perdre sous la vague de noms à consonances étrangères, certains étant en plus assez semblables entre eux si ce n’est à une lettre près. J’avais don craint que cela ne soit une lecture complexe et répulsive mais c’est finalement passé tout seul. On s’habitue à ces noms étranges, d’autant plus quand ils font le charme du livre !

            J’ai également été étonnée par le commencement. Alors que l’on s’attend à arriver dés les premières pages à l’histoire de Hrolf Kraki, comme le laisse à penser le titre, il en est en vérité tout autre puisque le récit débute par l’inimitié entre le grand-père et le grand-oncle du héros éponyme. Une surprise donc, mais fortement appréciée puisqu’elle permet de nous introduire calmement dans le contexte épique, et de comprendre pour quelles raisons on va en arriver là, dans certaines situations complexes et par moment immorales.
            En observant bien, le nom de Hrolf Kraki apparaît seulement dans la seconde moitié, la première partie étant consacrée aux faits guerriers de son père Helgi. Pourtant, on se rend rapidement compte que tout est lié, même aux travers de plusieurs générations et il faut donc être attentif tout au long si l’on souhaite réussir à comprendre l’œuvre dans sa globalité.

            Avec du recul, j’avouerai que l’intrigue tourne toujours autour du même objectif : agrandir le royaume du Danemark, gouverné par Helgi et son frère puis par Hrolf en lui-même. Pourtant certains phénomènes, magiques ou non, interviennent, donnant de la nuance dans les faits guerriers, et je ne me suis pas lassée du tout au cours de cette lecture.

            Comme dans toutes œuvres de ce genre, et je me permets de le dire puisque j’en ai déjà lu d’autres pour étayer cet argument, il ne faut pas s’attendre à de la description approfondie (comme chez Tolkien, pour ne citer que lui). En effet, puisque le lecteur se trouve au cœur d’une épopée, l’intrigue se concentre sur les hauts faits, délaissant complètement l’émotion ou la description. Cependant, le tout est dosé avec parcimonie et, comme je l’ai déjà dit, je ne me suis pas ennuyée.

            Je pense toute fois qu’il faut porter un certain intérêt pour tout ce qui est viking ou civilisation nordique à cette époque pour réellement accrocher. Je ne dis pas que tout le monde ne pourrait pas apprécier cette saga, mais vous aurez plus de chance d’être entraîné si vous avez déjà un intérêt au début.


            En conclusion, un livre que je suis bien contente d’avoir découvert, pour son style direct, ses personnages nobles et vecteurs de valeurs qu’on a perdues depuis bien longtemps. L’absence de description et émotion ne gêne en rien, pour le peu qu’on aime les épopées. Je chercherai sûrement d’autres œuvres dans le même genre pour agrandir ma connaissance sur tout cela.



7 mai 2015

La 5e vague, tome 1





1re vague : Extinction des feux.
2e vague : Déferlante.
3e vague : Pandémie.
4e vague : Silence.
À l'aube de la 5e vague...

Ils sont parmi nous. Ils sont dans leur vaisseau. Ils sont nulle part. Ils veulent la Terre. Ils veulent qu'elle nous revienne. Ils sont venus nous exterminer. Ils sont venus nous sauver...
Cassie a été trahie. Ringer aussi. Et Zombie. Et Nugget. Et les 7,5 milliards d'humains qui peuplaient notre planète. Trahis d'abord par les Autres, et maintenant par eux-mêmes.
En ces derniers jours, les rares survivants sur Terre se retrouvent confrontés au dilemme ultime : sauver leur peau... ou sauver ce qui les rend humains. 


5 mai 2015

#35 - 04 au 10 mai 2015



Livres loisirs :


- Terminer La saga de Hrolf Kraki de Poul Anderson

Synopsis :

Quand Beowulf rencontre Conan... 

Il est l'héritier des ténèbres. Son père est mort dans un odieux complot. Son grand-père a péri de la main même de son propre frère...
Il est le fils du pouvoir. Dans ses veines coule le sang des Skjoldung, souverains d'un Danemark impitoyable et sauvage.
Il est Hrolf Kraki, le plus grand prince danois du Haut Moyen Age, né d'un amour incestueux, en guerre pour accéder au trône. Voici le récit d'une époque où régnait la magie des runes, où les êtres surnaturels marchaient aux côtés des hommes, où l'Histoire s'appelait Destinée et avait pour couleur celle du sang versé.









- L'Autre, tome 3 - La Huitième Porte de Pierre Bottero

Synopsis :


Elio prit une profonde inspiration. 
- Rafi, c'est quoi un Helbrume? 
- Une créature maléfique. 
- Tu ne veux pas en parler ? 
- Si, mais pour l'instant je conduis et je réfléchis à la façon de nous sortir de là. Ils ont retrouvé ta trace trop tôt. 
- Qui ça, ils ?





- Gatsby le Magnifique de Francis Scott Fitzgerald

Synopsis :


Dans le Long Island des années vingt, la fête est bruyante et la boisson abondante. Surtout chez Jay Gatsby. Aventurier au passé obscur, artiste remarquable par sa capacité à se créer un personnage de toute pièce, Gatsby, figure solaire par son rayonnement, lunaire par le mystère qu'il génère, est réputé pour les soirées qu'il donne dans sa somptueuse propriété. L'opulence, de même que la superficialité des conversations et des relations humaines, semblent ne pas y avoir de limites. C'est pourquoi l'illusion ne peut être qu'éphémère.

Parmi les invités de cet hôte étrange se trouve Nick Carraway, observateur lucide qui seul parvient à déceler une certaine grandeur chez Gatsby, incarnation de multiples promesses avortées. Ce roman visuel qui se décline dans des tons d'or, de cuivre et d'azur, s'impose également comme la chronique d'une certaine époque vouée, telle la fête qui porte en elle son lendemain, à n'être magnifique que le temps d'un air de jazz.





- Matilda de Roald Dahl

Synopsis :


A l'âge de cinq ans, Matilda sait lire et a dévoré tous les classiques de la littérature. Pourtant, son existence est loin d'être facile, entre une mère indifférente, abrutie par la télévision et un père d'une franche malhonnêteté. Sans oublier Mlle Legourdin, la directrice de l'école, personnage redoutable qui voue à tous les enfants une haine implacable. Sous la plume acerbe et tendre de Roald Dahl, les événements se précipitent, étranges, terribles, hilarants. Une vision décapante du monde des adultes !




- Demain de Guillaume Musso

Synopsis :


Emma vit à New York. À 32 ans, elle continue de chercher l'homme de sa vie. Matthew habite à Boston. Il a perdu sa femme dans un terrible accident et élève seul sa fille de quatre ans. Ils font connaissance grâce à Internet et bientôt, leurs échanges de mails les laissent penser qu'ils ont enfin droit au bonheur. Désireux de se rencontrer, ils se donnent rendez-vous dans un petit restaurant italien de Manhattan. Le même jour à la même heure, ils poussent chacun à leur tour la porte du restaurant. Ils sont conduits à la même table et pourtant... ils ne se croiseront jamais. 
Jeu de mensonges ? Fantasme de l'un ? Manipulation de l'autre ? Victimes d'une réalité qui les dépasse, Matthew et Emma vont rapidement se rendre compte qu'il ne s'agit pas d'un simple rendez-vous manqué... 
Une aventure aussi mystérieuse que bouleversante. Une intrigue virtuose aux frontières du réel. Un suspense diabolique, intense et captivant.

4 mai 2015

Bilan mensuel #8 - Avril 2015






Mes lectures :

Les Maîtres des Brisants, tome 1 - Chien-de-la-lune d'Erik L'Homme
Un premier tome entraînant de par des personnages attachants 
et un décor simple mais accrocheur. Le style vif et les divers péripéties 
et rebondissements font que l’on se régale tout au long 
de la lecture. Hâte de découvrir le tome suivant ! 



Les Maîtres des Brisants, tome 2 - Le secret des abîmes d'Erik L'Homme
Un second tome à la hauteur du premier, ou les personnages évoluent 
dans un monde à la fois simple et dangereux, mais maîtrisé à la perfection. 
La plume légère ne peut qu’attirer l’intérêt du lecteur, et sa vivacité l’entraîner 
dans cet océan d’aventure. Cela reste jeunesse, mais cela n’empêche pas d’apprécier.


Les Maîtres des Brisants, tome 3 - Seigneurs de guerre d'Erik L'Homme
Des personnages attachants et droits les uns envers les autres, 
un décor plus sombre, de nombreux rebondissements 
et des émotions intenses qui m’ont fait vivre cette intrigue 
avec passion. C’est le dernier tome de la série, mais ce fut également 
le meilleur, comme si les deux premiers s’abaissaient pour glorifier celui-ci. 
Un coup de cœur, tout simplement !


Orgueil et Préjugés de Jane Austen
Je ressors plutôt mitigée de cette lecture, même si la balance penche vers le positif. 
C’est une romance douce et prévisible, avec des personnages au caractère poignant 
et un style d’écriture fluide et posé. Il me manquera pourtant un petit quelque chose 
pour que je puisse pleinement apprécier cette intrigue. 
Cela ne m’empêchera pas de tenter d’autres œuvres de Jane Austen.


Charlie et le grand ascenseur de verre de Roald Dahl
Une lecture décevante marquée par des personnages soit invisibles, 
soit agaçants, avec une intrigue et une imagination brouillonnes. 
Je pensais que Roald Dahl serait une référence en matière de littérature jeunesse,
je me rends compte que mon avis est faussé…



Les deux gredins de Roald Dahl
Une nouvelle déception pour cette nouvelle lecture de Roald Dahl. 
Je commence à croire que, si son style d’écriture se lit plutôt bien, 
ses personnages manquent toujours de caractère et ses intrigues sont bien trop plates 
et brouillonnes pour m’emporter comme je le voudrais. 
Heureusement qu’ici, la fin moralisatrice relève légèrement le niveau…


Legion de Brandon Sanderson
Un thriller banal porté pas un vent novateur en ce qui concerne 
les hallucinations structurées de Stephen. Le style simple 
permet de lire ce livre rapidement et concerne tous les goûts. 
Mon seul regret sera pour la taille du livre… Bien trop court…



Le Dernier Château et autres crimes de Jack Vance
Une lecture lourde et difficile, pourtant porteuse d’une interprétation intéressante 
et importance. Ce livre ne m’encourage pas à en découvrir d’autres de cet auteur,
cependant je sais que j’aurai du mal à oublier ces nouvelles. 
Alors peut-être essaierai-je un jour ? En attendant, c’est un recueil à découvrir 
pour tous les amoureux de la Science-fiction…


L'Autre, tome 2 - Le Maître des Tempêtes de Pierre Bottero
Des héros enchevêtrés dans les doutes et les craintes, 
des rebondissements justement dosés pour ne pas lasser et une fin grandiose, 
le tout porté par une plume légère et acérée à la fois. 
Un pur bonheur, et je veux enchaîner avec la suite…



Coraline de Neil Gaiman
Une lecture à la fois plaisante et laborieuse qui fut heureusement courte. 
Je ne regrette pas de l’avoir effectué, car Neil Gaiman est le genre d’auteur 
qu’il faut découvrir mais je ne suis pas totalement convaincue par l’ensemble de cette œuvre.


Marie-Antoinette de Stefan Zweig
Il est vraiment intéressant de se plonger dans la vie de Marie-Antoinette 
racontée par Stefan Zweig. L’abondance de détails, la régularité dans l’érudition
et l’organisation des idées font de ce livre une petite perle biographique. 
Mon seul regret sera pour la lourdeur du rythme, qui aura ralenti ma lecture 
plus que de raison. Mais je conseille cette œuvre 
à tous les amoureux de l’Histoire et des biographies sérieuses.


Demain, une oasis d'Ayerdhal
Une lecture plus en retrait que pour les autres œuvres, pourtant j’ai fini par être happée 
par cette folle aventure et par ses personnages plus différents les uns que les autres. 
La claque imprévisible a mis du temps à se faire sentir, mais elle sera tout de même bien là. 
Je n’ai qu’une envie, poursuivre mes découvertes dans les autres titres d’Ayerdhal… 




Ma PAL:

J'avais 992 livres papier en début du mois. J'ai ajouté 0 livre. J'ai lu 11 livres.
Aujourd'hui, j'ai 981 livres papier.

J'avais 189 e-books en début du mois. J'ai ajouté 0 livre. J'ai lu 0 e-book.
Aujourd'hui, j'ai 189 e-books.

Total de ma PAL en début de mois : 1181
Total de ma PAL en fin de mois : 1170


Mes coups de coeur :

Les Maîtres des Brisants, tome 3 - Seigneurs de guerre d'Erik L'Homme





Mes Challenges :

J'étais inscrite à 44 challenges.
Je me suis inscrite à 0 challenge.
Je me suis désinscrite à 16 challenges.

Total de mes challenges = 28



Mon Marathon lecture :

Je n'ai pas organisé de marathon lecture ce mois-ci.




Mes lectures communes :

Nous sommes toujours dans notre LC Pierre Bottero

3 mai 2015

Demain, une oasis

Synopsis :

            Il était moitié médecin moitié technocrate, à Genève. Il avait un nom. Il n'en a plus : on le lui a retiré un soir, avec le reste de son existence. Une limousine devant, une derrière, un coup de freins, des portières qui claquent, un pistolet-mitrailleur, deux baffes bien assénées, une cagoule, des jours dans une cave sous perfusion et somnifères... Normal pour un kidnapping !

C'est au réveil que ça commence à clocher, quelque part dans un désert africain, à côté d'un vieillard gravement gangrené, quand un commando humanitaire lui confie la responsabilité médicale du village dans lequel il l'abandonne...

Mon avis :

            Pour la petite anecdote, j’ai acheté ce livre sur le dernier Salon du Livre de Paris, portes de Versailles. Mon homme avait tous les livres d’Ayerdhal, sauf celui-ci, et il s’était déjà acheté l’intégrale de Cybione et Le Chant du drille dans les éditions Au Diable Vauvert ce jour-là. Moi qui avais dit que je le laisserai acheter tous les livres de cet auteur, il a argumenté pour que je m'offre (de moi à moi) Demain, une oasis. Après avoir résisté une bonne dizaine de minutes, je me suis laissée tenter. Et j’ai même eu une dédicace en prime ! Enfin, tout ceci pour simplement dire qu’Ayerdhal est venu à glisser dans la conversation qu’il recevait tous les articles publiés sur le net le concernant. De quoi mettre la pression, pas vrai ?

            Trêve de plaisanterie ! En commençant cette œuvre, j’ai ressenti plus de difficultés à me plonger dedans que dans les autres. Comme j’ai pu le dire à plusieurs reprises, les mots n’avaient pas la même saveur ce qui, en réfléchissant bien, est plutôt une bonne chose car cela traduit une diversité dans l’art d’Ayerdhal. Mais cela n’a pas empêché une certaine réticence, qui heureusement n’a pas duré longtemps.

            Dés le début, le lecteur est plongé dans les émotions fortes, oscillantes entre amour, incompréhension. On cherche à savoir les raisons de cet enlèvement, les conséquences aussi, où tout cela va nous emmener. L’auteur garde le suspens une grande partie de l’intrigue, même si certains indices sont semés tout au long du récit. Par ce suspens conservé, l'ennui n'est jamais présent, l'intrigue nous tire toujours en avant, on ne peut que céder à la tentation.

            Les personnages sont toujours aussi humains. Rien n’est trop blanc ou trop noir, chacun se voit nuancé dans sa personnalité et c’est intéressant de les voir évoluer selon le regard du protagoniste. Ainsi certains nous paraissent attachant, d’autres repoussant à souhait.
            [/!\ Spoiler] Il ne faut pas s’attendre à un livre avec un ennemi à proprement parlé. Si, dans d’autres œuvres la figure du mal est incarné par un individu ou une institution, ici le mal provient simplement des gens qui font semblant de ne pas voir la souffrance des peuples opprimés, ou qui ne font rien pour réparer cette Injustice.

            On retrouve avec plaisir les règles des 3 S, si fidèles aux œuvres de cet auteur. Ainsi, nous retrouvons le sexe, à petit dose, le sang, là aussi en petite quantié contrairement à d’autres de ses œuvres, et le social, bien ancré, qui caractérisent les récits d’Ayerdhal.

            La fin est moins grandiose que dans d’autres titres, mais elle laisse néanmoins un goût amer dans la bouche. Comme toujours, Ayerdhal parvient à nous faire réfléchir sur nos actes, ou l’absence d’action justement, et leurs répercussions dans le monde… En fin de compte, la claque réside là, dans notre inactivité. Et pourtant, les derniers mots laissent place à l’espoir.

            Le style est léger. Même si le contenu est franchement destiné à un public mature, le style, lui, serait accessible par un grand nombre de personnes.
J’ai pris plaisir à retrouver sa vivacité d’esprit, sa plume acérée et ses mots à la fois parcimonieux, choisis avec soin, et violents.

            Finalement, je n’ai pas l’impression que cette chronique rende réellement compte du talent et du contenu de l’art d’Ayerdhal. Alors je vais l’écrire noir sur blanc, mais il faut lire ses livres ! Pour ce qu’ils nous apportent, pour ce qu’ils nous font prendre conscience ! (Oui, oui, je fais de la publicité gratuite, mais cela me fait plaisir !)


            En conclusion, une lecture plus en retrait que pour les autres œuvres, pourtant j’ai fini par être happée par cette folle aventure et par ses personnages plus différents les uns que les autres. La claque imprévisible a mis du temps à se faire sentir, mais elle sera tout de même bien là. Je n’ai qu’une envie, poursuivre mes découvertes dans les autres titres d’Ayerdhal…