20 déc. 2017

Chroniques hérétiques, tome 1 - Les loups d'Uriam



           Tire-d'Aile vient à la vie dans l'atelier de Maître Saule, magicien particulièrement talentueux. Être de bois et magie, il découvre un monde féerique peuplé de créatures merveilleuses où les sylphes virevoltent dans le vent et où les animaux sont parfois d'éloquents orateurs. Là-bas, lorsque Phénix renaît de ses cendres et embrase le ciel le matin venu, les lunes plongent dans les profondeurs de la terre.
Mais les luttes de pouvoir et le destin forcent Tire-d'Aile à fuir, accompagné de son araignée de cristal et de la flamme de son foyer. Dans les villes fourmillantes, les forêts enchantées, les plaines des licornes, les tours immenses et les champs de bataille, ils lieront leur histoire à celle du monde.


     Je tiens tout d’abord à remercier Livraddict et les éditions LEHA pour ce partenariat.

       Je dois dire que je frétillais d’impatience à l’idée de le recevoir en service presse, sachant que le livre trônait dans ma wishlist depuis quelques années.

       Malheureusement la magie n’a pas totalement pris et j’ai préféré abandonné après une semaine laborieuse penchée dessus.

        Je préfère commencer sur la plume, le gros point positif de ce premier tome. En toute bonne foi, le style de l’auteur véhicule une poésie enfantine vraiment canon, accrocheuse, elle invite au rêve et on se laisse prendre au jeu avec une facilité appréciable. Cette lecture plongeait dans un doux cocon de douceur, qui collait parfaitement à l’intrigue.

       Cette intrigue est justement le point qui a pêché, chez moi. On perçoit bien le ton du conte où le personnage principal, un enfant de bois, va se perdre sur les routes aux côtés de créatures improbables, dans une quête initiatique. Douce et permanente, celle-ci est vraiment le cœur de l’enjeu, Tire-d’Aile ne connaît rien du monde dans lequel il fut projeté, dans une perte violente de repères. Toutefois la route alterne entre calme et rencontres, tout aussi calmes, si bien que l’ensemble manque de rythme, et j’ai commencé à m’ennuyer alors même qu’aucun danger réel ne se présente à Tire-d’Aile au bout de cent pages. J’admets que ce livre soit l’équivalent d’un conte, mais je vois mal comment le jeune public pourrait apprécier un récit si posé.

    Le personnage de Tire-d’Aile n’est pas mauvais en soi, en revanche. D’abord niais et inculte, on perçoit une nette évolution sur les cent premières pages. Je trouve juste dommage que ses qualités comme ses défauts ne soient pas plus mis en avant.
     Nacre m’a en revanche grandement amusé, par son comportement et ses réflexions loin de se rapprocher de l’animal qu’il est et qu’on imagine être dans la vraie vie. Ce décalage m’a beaucoup plu, l’auteur désacralise la position du canidé violent et sauvage.
   L’araignée aussi m’a amusé. Moi qui suis une grande arachnophobe, la représentation de l’auteur a une fois de plus désacralisé l’insecte, montrant celle-ci sous une once de malice bienveillante. Et puis cela rejoint parfaitement l’esprit du conte.


     Je ne conçois pas cet abandon comme un échec. Ce livre avait du potentiel, notamment dans sa douceur poétique. C’est avant tout le manque d’actions qui a pêché, je n’ai pas réussi à m’intégrer au récit, si bien que j’ai lâché avant même d’atteindre le quart. Néanmoins ce livre trouvera son public. Quant à moi, peut-être tenterai-je de nouveau de le lire, quand mon état d’esprit sera plus ouvert à ce type de récits posés.





Les autres titres de la saga :
1. Les loups d'Uriam
- saga en cours -


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