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18 janv. 2024

Mers mortes




Mers et océans ont disparu. L’eau s’est évaporée, tous les animaux marins sont morts.
Des marées fantômes déferlent sur le monde et charrient des spectres avides de vengeance. Requins, dauphins, baleines… arrachent l’âme des hommes et la dévorent. Seuls les exorcistes, protecteurs de l’humanité, peuvent les détruire.

Oural est l’un d’eux. Il est vénéré par les habitants de son bastion qu’il protège depuis la catastrophe. Jusqu’au jour où Bengale, un capitaine pirate tourmenté, le capture à bord de son vaisseau fantôme.

Commence alors un voyage forcé à travers les mers mortes… De marée en marée, Oural apprend malgré lui à connaître son geôlier et l’objectif de ce dangereux périple.

Et si Bengale était finalement la clé de leur salut à tous ?

29 juin 2023

Yardam




À Yardam, la folie est sexuellement transmissible.
Dans l’espoir d’endiguer l’épidémie, la population est mise en quarantaine, isolée du reste du monde.
Le virus n’a pas épargné Kazan. À l’image de la ville qui s’enfonce dans le chaos, il sombre lentement.
Pour s’en sortir, il serait prêt à toutes les extrémités, y compris à manipuler Feliks et Nadja, un couple de médecins étrangers venu s’enfermer volontairement dans la cité pour trouver un remède. Dans son désespoir, il va accomplir le pire…

20 févr. 2023

Le Dieu oiseau




Une île. Dix clans. Tous les dix ans, une compétition détermine quel clan va dominer l'île pour la décennie à venir. Les perdants subiront la tradition du « banquet » : une journée d'orgie où les vainqueurs peuvent réduire en esclavage, tuer, violer, et même dévorer leurs adversaires. Il y a dix ans, Faolan, fils du chef de clan déchu, a assisté au massacre de sa famille. Sauvé par le fils du chef victorieux, Torok, il est depuis lors son esclave et doit subir ses fantaisies perverses. Sa seule perspective d'avenir est de participer à la compétition de « l'homme-oiseau », afin de renverser l'équilibre des pouvoirs en place et de se venger. Qui du maître ou de l'esclave va remporter la bataille ? Quel enjeu pour les habitants de l'île ? Quel est le prix à payer pour la victoire ?

24 févr. 2022

La Mort du Temps




Un séisme temporel a dévasté la Terre, massacrant une large partie de la population et mélangeant les époques entre elles. Callista se retrouve seule survivante dans un Paris ravagé où s'amalgament deux-mille ans d'architecture. Tous ses repères chamboulés, la jeune fille n'a plus qu'un espoir : retrouver en vie sa meilleure amie, restée dans l'Est de la France. Callista part à pied pour un long périple, talonnée par la monstrueuse réplique du séisme qui semble la suivre pour l'anéantir. Si elle s'arrête, si elle ralentit, le cataclysme la dévorera. Au côté d'étranges compagnons, issus de siècles différents, elle va tout faire pour échapper au chaos.

14 juin 2016

Les Loups chantants




Yuri appartient à un clan d’éleveurs de rennes. Il vit dans un village entouré par un perpétuel blizzard. Il y a un an, son amour, Asya, a disparu dans la tempête, attirée par les hurlements hypnotiques des loups chantants. Bien que tout le monde la croie morte, le garçon espère qu’elle soit toujours en vie, quelque part, de l’autre côté du blizzard. Un jour, la sœur de Yuri, Kira, contracte un mal étrange ; son corps se couvre de glace. Pour le chaman du clan, la jeune fille est maudite par le dieu de l’hiver ; elle est bannie, et condamnée à s’enfoncer seule dans le blizzard. Mais une amie, Anastasia, rejette farouchement ce verdict surnaturel. Selon elle, il s’agit d’une maladie soignable à la capitale, par la chirurgie. Déterminés à tout tenter pour sauver Kira, Yuri et Anastasia prennent leurs traîneaux à chiens pour emmener la jeune malade à la capitale. Mais aussitôt partis à travers le blizzard, les loups les prennent en chasse.

28 mai 2015

Le Roi des Fauves

Synopsis :
                Poussés par une famine sans précédent, trois amis, Kaya, Ivar et Oswald, prennent le risque de braconner sur les terres de leur seigneur, mais son fils les surprend. Au terme d’une lutte acharnée, ils laissent le noble pour mort. Capturés et jugés pour tentative de meurtre, les trois amis sont condamnés à ingérer un parasite qui va les transformer en « berserkirs ». Au bout de sept jours de lente métamorphose, ils seront devenus des hommes-bêtes, et leur raison s’abîmera dans une rage inextinguible. Le temps de cette transformation, ils sont enfermés dans Hadarfell, un ancien royaume abandonné, dont le passé et l’histoire ont été engloutis par le temps…

Mon avis :

            Je tiens tout d’abord à remercier la Team Livraddict pour m’avoir choisi pour ce partenariat, mais également les éditions Scrinéo qui, pour la seconde fois en deux partenariats, m’ont fait découvrir un roman très plaisant.

            Dés les premières pages, le lecteur est introduit dans une atmosphère sombre où les plus faibles subissent une longue famine alors que les plus puissants vivent dans la richesse et le confort. On devine ainsi une ambiance pesante, où les habitants les plus démunis seront prêts à tout pour survivre. L’objectif de l’histoire ne repose pourtant pas dans ces inégalités au sein d’une région, mais plutôt dans un souhait de vengeance venant d’un personnage mystérieux.
           
            C’est ainsi que nous entamons les aventures des trois héros : Ivar, Kaya et Oswald. Chacun possède des atouts et des faiblesses, nuançant leur personnalité et les rendant humains.
            Ivar apparaît rapidement comme une sorte de meneur de la petite bande, même s’il se dispute le beau rôle avec Kaya. Bien bâti, Ivar reste pourtant une personne douce et sensible, qui n’hésite pas à venir en aide et à encourager ses amis dans les moments les plus difficiles. Comme on le découvre également en début d’œuvre, c’est un jeune homme posé qui prend le temps de réfléchir avant de passer à l’action, même dans les moments les plus extrêmes.
            Kaya est une jeune femme tendant vers la même personnalité qu’Ivar. Enjouée et courageuse, elle n’hésite pas à enfreindre les lois de sa province afin de survivre. Pourtant, les épreuves qu’elle sera amenée à endurer la changeront dans toute sa profondeur, elle qui deviendra égoïste et violente. Ce développement-ci de sa personnalité l’a rendue antipathique à mes yeux, même si cela n’a gâché en rien mon plaisir de lire.
            Enfin se trouve Oswald. Il faut avouer que c’est le plus faible de la bande, par son esprit peureux et son envie récurrente d’abandonner la lutte, mais ce personnage permet aussi de colorer l’histoire. De plus, son côté couard le rend très humain, et par conséquent très attachant.
            Et comme on le verra au cours de la lecture, ces trois membres forment un tout que rien ne doit briser s’ils veulent parvenir à leurs fins…

            L’intrigue est jonchée de nombreux éléments qui permettent d’accroître l’intérêt du lecteur sans causer une lassitude. L’action est naturellement mise au premier plan, avec des rebondissements intéressants dont certains sont prévisibles et d’autres très surprenants. Cela prodigue toutefois un rythme rapide dans la narration et je ne me suis jamais ennuyée au cours de cette lecture. Cependant l’émotion détient également une part importante dans le récit, et l’on en vient à appréhender, craindre, espérer, sourire, au même titre que les personnages.
            La description est discrète dans le récit, pourtant les décors m’ont touchée par leur simplicité et leur authenticité, leur aspect sombre, sauvage, mystérieux et envoûtant à la fois. A plusieurs reprises j’ai assimilé les paysages à ceux de l’Irlande actuelle, pays que j’aime au plus haut point par les recoins abrupts et les légendes qui s’y cachent, si bien que cela ne peut être que positif pour Le Roi des Fauves.
            J’ai aussi énormément apprécié l’aspect des berserkirs, ces êtres mi-hommes mi-bêtes, à la fois conscients et sauvages, la part animale reflétant finalement la personnalité de chaque personnage. J’ai toujours adoré ce type de mythologies et l’utilisation qu’en fait ici l’auteure m’a grandement comblée. Cela m’a également donné l’envie d’en apprendre davantage sur ces créatures, chose rare pour être précisée ici.

            Le style est simple, facile à appréhender, sans toutefois tomber dans un caractère enfantin. Ce livre se destine aussi bien à un jeune public dont l’esprit souhaite s’échapper vers d’autres contrées lointaines, qu’à un public plus mature qui aurait besoin de légèreté.
            Toute l’histoire est livrée au travers des yeux d’Ivar, évoqué plus haut, ce qui est à la fois un choix pertinent puisqu’il est au centre de l’intrigue. Toutefois, j’aurai aimé un point de vue plus omniscient dans certains passages, notamment celui des transformations en berserkirs, qui auraient permis de recueillir plusieurs « témoignages » des effets que cette métamorphose procure. Mais ce n’est qu’un détail pointilleux, qui ne gâche en rien le plaisir de la lecture.

            Habituellement à la fin de mes lectures, j’aime bien faire le point sur la portée interprétative de l’œuvre. Ici, j’ai eu beau réfléchir et retourner l’ensemble dans tous les sens, je n’ai pas réussi à en tirer grand profit, si ce n’est de croire en soi, de ne pas se laisser abattre par les premiers obstacles. Certes, c’est une interprétation bien maigre, qu’on retrouve facilement dans d’autres récits, mais l’intérêt de ce livre ne réside pas en là et il m’a tellement fait passer un bon moment que je ne lui en garde pas rancune.

            Et je souhaite tout de même ajouter un petit commentaire sur l’illustration de la première de couverture, qui est tout simplement sublime. Le choix des couleurs, la typographie, le mélange des animaux… Je fus conquise au premier cœur d’œil.

            En conclusion, un livre qui m’a bien plu par ses personnages attachants, ses décors à la fois discrets et envoûtants et l’utilisation faite des berserkirs, créatures mythologiques que l’on retrouve rarement dans des œuvres. L’auteure développe donc un mythe original, le tout entraîné par un style simple et léger qui permet une meilleure attache à l’intrigue. Quelques légers points négatifs font que ce ne sera pas un coup de cœur, mais c’est certes une lecture que je n’oublierai pas de sitôt.

            A nouveau un grand merci à la Team Livraddict et aux éditions Scrinéo pour cette belle découverte ! 


17/20