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26 sept. 2024

Le Clan des Belen




Nora a décidé de tout quitter : Paris, son cabinet de vétérinaire, son appartement, le père de sa fille. Elle va retrouver son village d'enfance pour un nouveau départ avec Alice, loin de l'agitation parisienne. Mais en renouant avec ses racines au cœur de l'immense forêt des Ardennes, Nora revient vers les ombres qu'elle avait laissées derrière elle.

Un soir, elle sauve un loup blessé trouvé sur la route... C'est le début d'un engrenage qui va l'entraîner dans un dangereux conflit entre des villageois superstitieux et les Belen, une inquiétante famille étrangement liée aux loups des Ardennes. Dans une atmosphère de tension permanente et de disparitions, elle va devoir affronter les préjugés et les légendes...

20 févr. 2023

Le Dieu oiseau




Une île. Dix clans. Tous les dix ans, une compétition détermine quel clan va dominer l'île pour la décennie à venir. Les perdants subiront la tradition du « banquet » : une journée d'orgie où les vainqueurs peuvent réduire en esclavage, tuer, violer, et même dévorer leurs adversaires. Il y a dix ans, Faolan, fils du chef de clan déchu, a assisté au massacre de sa famille. Sauvé par le fils du chef victorieux, Torok, il est depuis lors son esclave et doit subir ses fantaisies perverses. Sa seule perspective d'avenir est de participer à la compétition de « l'homme-oiseau », afin de renverser l'équilibre des pouvoirs en place et de se venger. Qui du maître ou de l'esclave va remporter la bataille ? Quel enjeu pour les habitants de l'île ? Quel est le prix à payer pour la victoire ?

24 févr. 2022

La Mort du Temps




Un séisme temporel a dévasté la Terre, massacrant une large partie de la population et mélangeant les époques entre elles. Callista se retrouve seule survivante dans un Paris ravagé où s'amalgament deux-mille ans d'architecture. Tous ses repères chamboulés, la jeune fille n'a plus qu'un espoir : retrouver en vie sa meilleure amie, restée dans l'Est de la France. Callista part à pied pour un long périple, talonnée par la monstrueuse réplique du séisme qui semble la suivre pour l'anéantir. Si elle s'arrête, si elle ralentit, le cataclysme la dévorera. Au côté d'étranges compagnons, issus de siècles différents, elle va tout faire pour échapper au chaos.

28 avr. 2021

Rouille




Paris, 1897. Les plus grandes puissances européennes se sont lancées à l’assaut de la Lune et de nouveaux matériaux découverts sur le satellite envahissent peu à peu la Terre. Ces grandes avancées scientifiques révolutionnent l’industrie et la médecine, mais pas pour tout le monde. Et dans les faubourgs, loin de l’hyper-centre protégé par le dôme sous lequel vivent les puissants, le petit peuple de Paris survit tant bien que mal. Violante est une prostituée sans mémoire, ignorant jusqu’à son âge réel. Dans un monde où son désir de vérité passe après celui de ses clients et de ses patrons, la jeune fille tente de retrouver la trace de ses origines perdues. Alors qu’une vague de meurtres particulièrement horribles ensanglante la capitale, Satine, son amie et seul soutien, disparait dans d’étranges circonstances. Violante, elle, se voit offrir une porte de sortie à ce demi-monde violent qui la retient prisonnière, mais décide malgré tout de prendre part aux investigations.

26 févr. 2021

La Voie des Oracles, tome 3 - Aylus




L’intervention de Thya a changé l’Histoire. Vingt ans après, guidé par Thya, Aylus est devenu Empereur. Il règne à Rome en basant toutes ses décisions sur la divination et s’entoure d’oracles plutôt que de conseillers. Tout cela, il en est persuadé, est pour le plus grand bien de son peuple. Ayant créé une théocratie redoutable, il n’hésite pas à sacrifier des centaines de vies humaines au nom d’un avenir meilleur promis par les oracles. La ville de Rome elle-même a changé. Les statues de Tirésias, d’Apollon, de Cassandre ornent désormais le forum, et le symbole d’Aylus, un grand œil pourpre, qui pleure des larmes de peinture, recouvre les murs et les stèles des rues.
Pour avoir perpétré une tentative d’assassinat sur son frère, Gnaeus Sertor, le père de Thya, a été démis de toutes ses fonctions dans l’armée, privé de son statut de sénateur, et exilé dans la plaine du Pô, dans une latifundia dont il ne sort plus, rongé par la culpabilité.

12 févr. 2021

La Voie des Oracles, tome 2 - Enoch




Poursuivis par les hommes d’Aedon, Thya, Enoch et Aylus fuient dans les terres barbares…

Sur les routes, les trois acolytes vont découvrir un monde très divers, coloré, fabuleux, où des magies et des mystiques plusieurs fois centenaires côtoient des aspirations farouches à la liberté. Un monde plus vaste et plus étrange que tout ce qu’ils auraient pu imaginer.

Au cours de ce nouveau voyage, Thya et Enoch vont à nouveau être mis à l’épreuve, et se révéler, ou se perdre…. Avec, en fond, la menace grandissante d’Aedon, soutenu cette fois par un nouvel allié surnaturel…

29 déc. 2020

Tellucidar, tome 2




Un autre monde, sous vos pas, au coeur de la Terre. Un monde inversé, où l'horizon monte au lieu de descendre, où des peuples humains disparus cohabitent avec les descendants des grands reptiles de jadis. Mais ce monde est en danger. La Tellcorp, une multinationale que rien n'arrête, l'a découvert. Elle réduit ses peuples en esclavage à l'aide de mercenaires et de terrifiantes machines de combat. Lucas, Patrick, Charles, Korè Attawhakan, et Kshaann, leur compagnon dinosaurien, doivent retrouver les rebelles pour contrer les desseins du sinistre cartel. Mais entre les prédateurs géants, les plantes carnivores et les drones de la Tellcorp, la jungle de Tellucidar recèle bien des dangers... Et Michaël Kirov, l'impitoyable chef de la sécurité de la compagnie, s'apprête à frapper. La dernière bataille va commencer...

11 juin 2020

Les Noces de la Renarde




1461, Japon. Hikari vit dans les forêts peuplées de croyances et de dieux du Japon du 15ème siècle et s’intéresse de près au village installé au pied de la montagne… à ses risques et périls.

2016, Tokyo. Mina, qui a le pouvoir de voir les yokaï, esprits et monstres du folklore japonais, va se laisser entraîner dans une chasse au démon, en plein cœur de Tokyo.

Deux univers qui se croisent et s'entremêlent, entre quête d'identité et désir d'émancipation.

24 janv. 2020

Le Puits des Mémoires, tome 3 - Les Terres de cristal




Au cœur de Woltan, tandis que se lèvent les premières tempêtes de neige, Nils, Karib et Olen luttent encore pour survivre. La menace du complot pèse plus que jamais, dans cet immense royaume où les assassins règnent en maîtres. Loin, très loin au nord, s’étendent les Terres de Cristal, dont les glaces éternelles dissimulent un terrible secret.

Dans le luxe des palais où chacun pourrait être un traître, les fugitifs sans mémoire savent désormais qui ils sont. Mais le danger n’en est que plus grand, car la vérité se rapproche…

26 nov. 2019

Le Puits des Mémoires, tome 2 - Le Fils de la Lune




Fuyant le royaume d’Helion où leur tête est mise à prix, Nils, Karib et Olen s’embarquent pour Woltan, sur les traces de leur identité. Pourquoi ont-ils assassiné le plus puissant roi du monde ? Dans leur quête de la vérité, ils vont découvrir un royaume fascinant, colossal, aux frontières des terres barbares. Mais leurs poursuivants n’ont pas abandonné la traque…
Pour les fugitifs sans mémoire, c’est l’heure des révélations, et de la plongée dans le grand nord, où leur vie ne tient qu’à un fil.

9 avr. 2019

Aeternia, tome 2 - L'Envers du monde




C’est l’heure du duel décisif entre les deux camps qui s’entredéchirent pour la cité mère de Kyrenia. Deux champions vont s’affronter sur le sable de l’arène, un combat qui peut faire basculer le destin d’un peuple entier. Mais quelques heures à peine avant le coup de gong, le culte du Prophète a perdu son champion. Qui affrontera le Corbeau, redoutable gladiateur du Temple ?
Déchirée par les luttes de pouvoir, la plus grande cité du monde est au bord de la guerre civile. Le culte millénaire de la Grand déesse, menacé par celui d’Ochin qui se répand comme un raz-de-marée, n’a plus qu’un recours : la violence. Entre complots, combats et trahisons, chacun lutte pour sauver sa place et parfois sa vie…

12 avr. 2017

Aeternia, tome 1 - La Marche du Prophète




Leth Marek, champion d'arènes, se retire invaincu, au sommet de sa gloire. Il a quarante ans, une belle fortune et deux jeunes fils qu'il connaît à peine. C'est à Kyrenia, la plus grande cité du monde, qu'il choisit de les élever, loin de la violence de sa terre natale. Lorsqu'il croise la route d'un culte itinérant, une étrange religion menée par un homme qui se dit prophète, l'ancien champion ignore que son voyage va basculer dans le chaos. À Kyrenia, où l'on adore la Grande Déesse et les puissants du Temple s'entredévorent, une guerre ouverte éclate entre deux cultes, réveillant les instincts les plus noirs. La hache de Leth Marek va de nouveau tremper dans le sang. Le plus violent des combats est celui que l'on mène contre ses propres croyances.

24 déc. 2016

Zalim, tome 1




Un royaume d’un autre monde, ressemblant fort à notre Norvège, est en proie à la guerre. Il invoque un démon pour l’aider à gagner, qui choisit alors un hôte humain inconnu. Cet hôte oublie son identité humaine à chaque fois que le démon se réveille et le possède, et n’a plus conscience de ses actes.

Qui est l’hôte ? Dans quel camp est-il ? Va-t-il réussir à prendre le dessus sur le démon pour le maîtriser ?

16 nov. 2016

La Voie des Oracles, tome 1 - Thya




La Gaule, au début du cinquième siècle après Jésus-Christ.
Cerné par les barbares, minés par les intrigues internes et les jeux malsains du pouvoir, l'Empire romain, devenu chrétien depuis peu, décline lentement.
Dans une villa d'Aquitania, perdue au milieu des forêts, vit Thya, seize ans, fille du général romain Gnaeus Sertor. À cinq ans, elle a manifesté pour la première fois des dons de devin. Mais dans l'Empire chrétien, il ne fait plus bon être oracle, et à cause de ce secret qu'elle doit garder, Thya est devenue une adolescente solitaire, à l'avenir incertain.
Lors d'une des visites en Aquitania, Gnaeus tombe sous les coups d’assassins à la solde de son fils Aedon qui souhaite s'emparer de son siège au sénat. Il est ramené à la villa entre la vie et la mort et Thya cherche dans ses visions un moyen de le sauver. Son don lui permet d’apercevoir la forteresse de Brog, dans les montagnes du nord, là où, autrefois, Gnaeus a obtenu sa plus grande victoire contre les Vandales. Elle comprend alors qu'elle doit s’y rendre et s’enfuit dans la nuit.

14 juin 2016

Les Loups chantants




Yuri appartient à un clan d’éleveurs de rennes. Il vit dans un village entouré par un perpétuel blizzard. Il y a un an, son amour, Asya, a disparu dans la tempête, attirée par les hurlements hypnotiques des loups chantants. Bien que tout le monde la croie morte, le garçon espère qu’elle soit toujours en vie, quelque part, de l’autre côté du blizzard. Un jour, la sœur de Yuri, Kira, contracte un mal étrange ; son corps se couvre de glace. Pour le chaman du clan, la jeune fille est maudite par le dieu de l’hiver ; elle est bannie, et condamnée à s’enfoncer seule dans le blizzard. Mais une amie, Anastasia, rejette farouchement ce verdict surnaturel. Selon elle, il s’agit d’une maladie soignable à la capitale, par la chirurgie. Déterminés à tout tenter pour sauver Kira, Yuri et Anastasia prennent leurs traîneaux à chiens pour emmener la jeune malade à la capitale. Mais aussitôt partis à travers le blizzard, les loups les prennent en chasse.

24 févr. 2016

Tellucidar, tome 1

Synopsis :

            Vous croyez connaître ce monde? Lucas, 18 ans, dans sa petite ville tranquille, le croyait aussi... Mais quand une machine extraordinaire, à mi-chemin entre un insecte, une foreuse et une locomotive sort de la terre juste sous ses yeux, ses certitudes commencent à vaciller. Quand s’en échappe une inquiétante silhouette pas tout à fait humaine qui traîne derrière elle une jeune fille inconsciente aux cheveux blancs, aux yeux violets, aux pouvoirs extraordinaires, habillée comme une princesse aztèque, c’est l’impossible qui devient réel. Et quand cette jeune fille nommée Korè lui dit venir d’un monde situé sur la face intérieure de la Terre, que les hommes partagent avec les descendants des dinosaures, et que ce monde en danger a besoin d’un héros, c’est la Grande Aventure qui s’invite à sa porte... Voulez-vous la vivre avec eux ? Tellucidar vous attend.

Mon avis :

            Je tiens tout d’abord à remercier la Team Livraddict et les éditions Scrinéo pour ce partenariat. Si ce fut d’abord la couverture qui m’a tapée dans l’œil, cette maison d’édition était pour moi une valeur sûre, n’ayant eu que de bonnes découvertes et la quatrième de couverture m’a achevée de me convaincre.

            La première chose que j’ai à dire, c’est que je fus captivée par l’intrigue. Difficile de poser le livre pour m’adonner à une autre activité, je souhaitais à tout prix savoir où cela nous mènerait en ce qui concerne les personnages et leurs aventures, de quelle manière cela se terminerait, etc.
           
Le prologue nous plonge très vite dans l’ambiance générale du livre. Rédigé à la première personne, ce choix donne l’impression que le lecteur est impliqué au même titre que le journaliste qui a reçu un mystérieux colis, à l’origine inconnue mais au contenu très surprenant. De ce fait, l’auteur pose le premier jalon de ce qui sera, tout au long du récit, l’énigme première.
            L’intrigue en elle-même est courante dans les parutions fantastiques dédiées à la jeunesse : un parent mystérieusement envolé, un indice quelconque ou surprenant qui va atterrir entre les mains d’un adolescent en quête de réponses, prêt à tout pour les obtenir, même à partir à l’aventure aux côtés de personnages hétéroclites dans des contrées imaginaires. Certes, j’annonce le spitch avec une certaine indifférence, mais je peux vous assurer que Tellucidar, une histoire autant vue soit-elle, m’a transportée du début à la fin !
            Il n’est pas très utile de revenir sur le synopsis, le résumé présenté ci-dessus ou sur la quatrième de couverture recouvre parfaitement ce qu’il faut savoir pour donner l’eau à la bouche.
            Ce que je souhaiterai ajouter, en revanche, c’est la manière dont ce livre se dévore. Jean-Luc Marcastel a rédigé son premier tome de façon à ne jamais laisser place à l’ennui. A chaque chapitre, à chaque page, une information (capitale) importante nous est révélée ou une action désespérée est entreprise, dans le but de faire bouger les choses ou de parvenir à leur fin : la région de Tellucidar. De plus, chaque chapitre se termine de façon à donner envie de commencer le suivant sur le champ, tant l’auteur maîtrise l’art du suspens et les rebondissements retentissants.
            Malgré mon plaisir certain, je fus néanmoins un peu plus déçue par la seconde moitié du livre. Si les actions décrites sont tout à fait cohérentes et réalistes, la partie militaire prend malheureusement trop de place, ce qui empêche de parvenir à ce qu’on attend le plus… Ainsi les contrées inconnues seront seulement visitées au tome suivant, si bien que ce premier volume se ressent comme un tome introductif appréciable.

            Il faut également savoir que Jean-Luc Marcastel détient une maîtrise parfaite de notre langue (et il le vaut mieux quand on a le statut d’auteur) mais il en joue de façon plaisante et envoûtante, n’hésitant pas à insérer beaucoup d’adjectifs soutenus pour décrire ses décors ou ses personnages. De mon point de vue, je trouve que cela relève le niveau du récit et donc de l’intrigue par excellence.
            De plus, il insère dans sa narration énormément de références à la Fantasy et la Science-Fiction, contemporaine ou classique comme Abraham Merritt, Edgar Rise Burroughs, avec son cycle de Pellucidar (vous la sentez, la référence ?) Star Trek, etc, ce qui prête à sourire mais développe également la curiosité du lecteur quant à ces auteurs, du moins pour ceux en quête d’une culture générale.
            Enfin, l’auteur adresse une critique acérée de notre société, notamment à l’égard des systèmes économiques, comme le capitalisme et la corruption mais également d’un point de vue environnemental en pointant du doigt les ravages de la déforestation.

            J’ai également aimé l’immersion par les images insérées au cœur des pages. Cela permet de visualiser parfaitement les décors et les personnages décrits par l’auteur, empêchant certes la propre imagination du lecteur de s’épanouir. Toutefois, je n’ai pas trouvé cela handicapant dans le sens où l’intrigue se suit vraiment avec une facilité étonnante, si bien que l’on ne s’arrête pas pour ce défaut, on dévore littéralement le livre.

            Concernant les personnages, ceux-ci sont pour la plupart très attachants, à commencer par Lucas. Jeune homme qui se cherche encore, il se complaît à vivre dans un monde fantaisiste, avec des personnages sortis tout droit de la Science-Fiction. Conscient d’être un geek aux yeux de tous, il semble entretenir peu de relations amicales, n’évoquant en réalité que Charles Kirov. Lucas vit aux dépens de son oncle Patrick, son père ayant mystérieusement disparu et sa mère étant décédée d’une maladie.
            Patrick est le personnage qui m’a le plus plu. D’abord gentil et maladroit, n’ayant jamais eu de famille, son comportement va très vite évoluer pour devenir surprenant. Si ces changements m’ont d’abord déplu, je fus tout de même curieuse d’en savoir plus sur son passé et les petites révélations m’ont finalement conquise.
Koré est une jeune beauté exotique et sauvage. Si elle semble faire confiance facilement, sa félinité et sa féminité en font une personne redoutable pour qui ne serait pas sur ses gardes. Si j’apprécié énormément le physique de cette figure d’amazone, j’ai en revanche un peu moins aimé les termes plus qu’appréciateurs de l’auteur à son sujet : à chaque fois qu’il l’évoque, il ne peut s’empêcher de glisser des adjectifs ou des périphrases très mélioratifs, à un point où cela frise le ridicule. Pour tout vous dire, je crains que ce ne soit le point le plus négatif dans tout ce que j’ai retenu de ce livre.
            On découvre avec beaucoup d’humour Kshaann, le dinosaure qui n’en était pas un. Précepteur de Koré, il choisit ses mots avec soin et adopte un comportement très frigide quand on le traite de dinosaure, lui qui sait à quoi cela ressemblait ou encore l’insulte quand on traite quelqu’un de la sorte. Pour que vous compreniez l’étendue de sa personnalité, l’auteur lui-même avoue dans les appendices du volume qu’il voulait que son Cohuatli détienne les traits caractéristiques de Spock.
            Cette petite bande sera aidée par Charles Kirov, qui pactisera avec l’ « ennemi » si l’on en croit son père. Discret, il ne sera pas un personnage central du premier tome malgré les compétences qui n’attendent qu’à sortir.
            Du côté des forces obscures se trouve Michaël Kirov, le père de Charles. Charismatique dans son rôle de méchant, il fait clore le livre en beauté et donne vraiment envie de lire la suite de cette aventure. Mon seul regret le concernant est qu’il sera en recul de cette intrigue, si bien que j’attends vraiment une présence plus marquée par la suite.

            Auprès des personnages, une dernière chose m’a déplu, c’est ce début d’idylle trop prévisible. Malgré des rebondissements, le flirt continue et j’ai trouvé cela fatiguant à la longue.

            Du point de vue du style de l’auteur, je l’ai déjà évoqué, mais il est important de revenir sur cette plume vive et entraînante qui se prête vraiment à une lecture légère et rapide. C’est un gros point positif pour l’œuvre car on ne voit vraiment pas la lecture défilée !
           

            En conclusion, un tome introductif captivant où les personnages hétéroclites foisonnent et nous envoûtent par leur personnalité différente. Si certains défauts petits défauts parsèment l’intrigue, l’action et la plume de l’auteur contribuent largement à relever le niveau et on plonge dans le livre dés les premières pages.



24 janv. 2016

Le Puits des Mémoires, tome 1 - La Traque



Synopsis :

            Trois hommes se réveillent dans les débris d'un chariot accidenté en pleine montagne. Aucun d'eux n'a le moindre souvenir de son nom, de son passé, de la raison pour laquelle il se trouve là, en haillons, dans un pays inconnu. Sur leurs traces, une horde de guerriers, venus de l'autre bout du monde, mettra le royaume à feu et à sang pour les retrouver. Fugitifs, mis à prix, impitoyablement traqués pour une raison mystérieuse, ils vont devoir survivre dans un monde où règnent la violence, les complots et la magie noire.


Mon avis :

            Qu’on se le dise, les éditions Scrinéo représentent vraiment une maison que j’affectionne par-dessus tout, ayant pu découvrir par des partenariats trois de leurs œuvres qui m’ont conquise au plus haut point. Gabriel Katz est également un auteur que je souhaitais particulièrement découvrir en 2016, étant donné la réputation qu’il a acquis sur les sites littéraires et la blogosphère. Nous sommes janvier, le premier tome fut rapidement dévoré, et je gage que la saga sera terminée d’ici la fin de l’année !

            Dés les premières pages, cette saga se détache par l’originalité alléchante d’une intrigue prometteuse. L’attention du lecteur se focalise sur trois personnages qui vont rapidement devenir attachants. Quelle en est la raison ? La perte de leur mémoire. Tous trois se réveillent en effet sans plus aucun souvenir de leur passé, de ce qu’ils étaient avant, de la raison de leur voyage entrepris (puisqu’ils se réveillent dans les restes d’un chariot), ni même de leur nom. Bien décidés à découvrir qui ils sont, ils se plieront à la tâche d’une multitude de travaux différents pour remonter la piste de leur identité et comprendre pourquoi des hommes sans pitié cherchent à les capturer. Quels méfaits ont-ils pu commettre pour que les soldats de tout un royaume les traquent et une récompense de cent mille écus soit proposée sur leur tête ?
            Les informations seront distillées au compte goutte, de manière à ce que le suspens demeure une partie du livre. Et quel suspens ! Si je redoutais que les révélations et rebondissement ralentit le rythme effréné de l’intrigue pour le faire tomber dans une platitude, cela a permis au contraire de titiller mon plaisir à la lecture, amenant de nouvelles interrogations, de nouvelles énigmes, que l’on souhaite éclaircir au plus vite.
            Dans la même continuité, la fin est tout simplement celle qu’il fallait. Au lieu de finir sur un combat épique comme beaucoup d’auteurs le feraient sans hésiter, Gabriel Katz a choisi l’option d’une fin ouverte, où tout est encore possible sur la suite de cette aventure trépidante. La curiosité du lecteur est ainsi encore intacte et de mon côté je m’empresserai de me jeter sur le second tome si je n’avais pas des priorités livresques auparavant…

            Finalement sur l’intrigue, et par rapport à ce que l’on apprend par la suite sur le passé des personnages, je regrette un peu que l’intrigue ne nous ai pas fait atterrir quelques mois auparavant. Bien sûr, l’intérêt de l’intrigue se porte à découvrir le pourquoi du comment, le tout distillé parcimonieusement par le biais de révélations appréciées, mais cela aurait permis de faire ressortir le contraste dans l’évolution des diverses personnalités des protagonistes, et j’aurai aimé voir ces contre-pieds (en fait, je propose surtout une petite prélude, là XD).

            Comme je le disais, les personnages ne savent rien de leur origine aux premiers abords, si bien que l’on apprend peu de choses sur eux. Nils, Karib, Olen, que des noms inventés sur le pouce afin d’avoir une impression de normalité mensongère. Inconnus sans souvenir, incapables de déterminer s’ils étaient de simples connaissances, amis ou ennemis auparavant, ils vont s’allier pour retracer le parcours de leur vie et reconquérir leur identité.
            Karib se présente rapidement comme le meneur de la petite bande, même si les décisions seront prises selon les avis de chacun. Travailleur et déterminé, c’est probablement le plus couard de la bande, d’autant plus qu’il rejette toute notion de violence.
            Nils (mon préféré des trois) est le plus sarcastique de la bande (vous apprenez la raison qui fait que c’est mon préféré). Cela ne l’empêche pas d’avoir un caractère droit et jovial, loyal envers ses deux compères. Il se découvre rapidement une dextérité au lancer de couteaux, une activité à laquelle il prend plaisir à s’entraîner.
            Quant à Olen, il se découvre une facilité à aborder les gens, par sa jeunesse et sa bonhomie coutumière. Il possède également une capacité d’improvisation qui les sortira un bon nombre de fois de la nasse, et charmer les femmes se révélera une bonne compétence. Ce dernier personnage trempe légèrement dans le stéréotype du flagorneur, mais l’auteur maîtrise cette caractéristique de manière à ce qu’elle soit facilement acceptée par le lectorat.
            Les autres personnages se multiplient en grand nombre, afin de mieux nous ancrer dans l’univers de la Fantasy. Entre les soldats de divers milieux et grades, les mercenaires, les nobles et le bas peuple, tout est mis en œuvre pour prodiguer cette impression d’une échappée dans un autre univers. Et c’est réussi !

            La plume de l’auteur est légère, envoûtante, nous entraînant dans le livre sans que l’on se rende compte que l’on tourne les pages de manière si fréquente. L’humour se porte également comme un facteur important dans le plaisir procuré par cette découverte. Discret mais là, il prodigue un positivisme certain à l’ensemble, accentuant le plaisir de parcourir les pages avec ces trois fameux personnages.
            Le style est à la portée de tous, que ce soit des adolescents ou des adultes, car le roman conserve une âme d’enfant tout en abordant des sujets matures.

            En conclusion, c’est un régal que d’être entrée dans cet univers que présente le Puits des Mémoires. Le style est léger, doux, envoûtant, l’humour m’a facilement tiré quelques sourires amusés tout comme la cocasserie de certaines scènes. L’originalité de l’intrigue place la barre haute pour ce premier tome, et j’espère que le suivant saura être à la hauteur.





Les autres titres de la saga :
1. La Traque
- saga terminée -

14 oct. 2015

Les Enfants de Peakwood

Synopsis :

            Quels sont ces étranges maux qui affligent les habitants de Peakwood, petite ville du Montana, USA ? D'où viennent les blessures qui apparaissent sur le corps de certains de ses habitants ? Pourquoi d’autres commencent-ils à agir étrangement ? Seuls Chayton, le médecin de la ville, et son père, vieux chaman au savoir ancestral, savent reconnaître les signes. Le bouleversement qui approche. Quelque chose en lien avec un accident qui n’aurait jamais dû avoir lieu, dix ans plus tôt. Un secret dont ils ont juré de ne jamais reparler… Félicitations, la mort vous offre une seconde chance…


Mon avis :

            Je tiens tout d’abord à remercier la Team Livraddict pour m’avoir sélectionnée pour ce partenariat mais aussi les éditions Scrinéo, pour qui j’éprouve toujours autant de plaisir à découvrir leurs œuvres éditées.
            Il en alla de même pour Les Enfants de Peakwood, bien que j’ai eu plus de mal à m’immiscer dans l’intrigue si l’on compare avec Le Premier de Nadia Coste ou encore Le Roi des Fauves d’Aurélie Wellenstein.

            Le prologue gagne toute son importance dans le récit. Outre le fait qu’il permet de nous présenter certains personnages clés de cette intrigue, elle suscite également l’intérêt du lecteur en installant un voile de mystères autour de l’opération précaire qui va clore le chapitre.
            Ce voile de mystères va se lever au fur et à mesure que nous approchons de la fin, au même titre que la tension va monter crescendo jusqu’à l’épilogue. Savoureux mélange entre fantastique glauque (magie chamanique et apparition des blessures) et le thriller (qui est la source de tous ces problèmes ?), Rod Marty s’arrange pour distiller du plaisir à son lecteur, qu’il soit jeune ou plus mature.
            Le réalisme est également un point majeur dans ce récit. En effet, toutes les réactions des personnages, que ce soit la méchanceté de certains ou l’abandon de d’autres, conduisent à le rendre plus vivant, plus à notre image.
            Les derniers rebondissements de la fin sont tout aussi cruels que le prologue, comme si la souffrance revenait comme une boucle. Une boucle que l’auteur rappelle dans l’épilogue, où il nous fait bien comprendre que la vie est un éternel recommencement et qu’il ne vaut mieux pas attendre pour la vivre pleinement.

            Il serait bien trop long d’évoquer les personnages un par un. Je voudrais pourtant m’arrêter sur la personnalité de Tom Green, adolescent précoce (deux années d’avance) et marginal, il ne trouve pas sa place dans sa classe, tout conduit à éprouver de la pitié et de la compassion envers lui. Le mauvais sort qui s’acharne contre lui tout au long de l’intrigue, depuis le début de sa vie, et la force d’esprit dont il fait preuve pour lutter contre cela tendent à le rendre vraiment attachant. Pour le soutenir se tient à ses côtés Nora, une pompom girl dyslexique qui a su voir en Tom bien plus que la timidité ne le laissait entendre.
Mais dans ce lot nous pourrions aussi évoquer Helen Green, la mère alcoolique de Tom, ou Kevin Bennett, violent capitaine de l’équipe de football du lycée. Tous ces personnages, ces habitants, forment une petite communauté à eux seuls, où la plupart des métiers d’importance dans une ville sont représentés. De plus, cette multitude de personnages que nous offre Rod Marty permet également de complexifier la trame, de retarder le dénouement dans lequel nous apprendrons l’identité de la source. Eh bien sûr, cela accentue le plaisir du lecteur !

Le style est simple, ni trop fluide ni trop lourd, parfait pour que chaque type de lecteurs puisse s’adapter à merveille. Certains termes sont crus, adaptés aux âges et par conséquent au vocabulaire des personnages, accentuant le réalisme de l’ensemble.
J’ai également apprécié les changements de point de vue. Si ce dernier reste externe, chaque partie reprend la vie d’un personnage différent, formant une sorte de chaîne entre chacun d’eux qui évolue au cours des événements fantastiques. Cela permet également de s’attacher plus particulièrement à quelques uns d’entre eux, ou au contraire de ressentir de l’antipathie selon les profils développés.
J’ai trouvé la mise en forme du récit assez difficile à appréhender à cause des chapitres très étalés. En effet pour un récit d’un peu moins de quatre cents pages, le livre compte environ six chapitres de longueurs variées. Habituellement j’aime m’arrêter à des chapitres, ca m’évite de perdre le fil de ma lecture en plein moment important ou intense, or ici il était vraiment difficile d’aller jusqu’à la fin du chapitre sans se lasser. J’apporte peu de crédits à cela en temps normal, mais étant donné que c’est un petit point négatif, je le rapporte ici (cela ne modifie en rien le plaisir lié à l’intrigue).

D’un point de vue plus personnel, il faut bien avouer que j’ai grimacé à plusieurs reprises. Je n’ai pas perdu à l’esprit que ce roman n’était pas uniquement dédié à un lectorat jeune, mais certaines scènes sont tout simplement glauques, entre la description de cadavres ou encore quelques tentatives de violence. Enfin, au moins il reste dans le thème du mois, avec Halloween qui approche !
Quant à l’aspect thriller, je fus grandement surprise d’apprendre l’identité de la source de tous ces problèmes. Habituellement je devine facilement qui a fait quoi, mais je n’avais rien vu venir ici, redoublant mon plaisir, raison pour laquelle j’appuie sur le fait que les adultes peuvent autant trouver leur bonheur qu’un adolescent dans cette intrigue.

            Cette œuvre est également l’occasion d’aborder des sujets plus larges, comme la maltraitance de certains élèves par d’autres camarades, le problème de l’alcoolémie du à des événements lourds ou encore les handicapes physiques ou mentaux. Ces différentes thématiques contribuent à élever l’intrigue à un niveau de maturité qui plaira aux plus grands et fera prendre conscience de certaines choses aux plus jeunes.


            En conclusion, je fus surprise du début jusqu’à la fin, que ce soit par le style dur voire glauque, par la multiplicité et la diversité des personnages ou encore par les thèmes plus graves immiscés entre les lignes. Le fantastique se mêle au thriller sans problème, ou bien l’inverse ; aucun des deux genres ne gêne ou ne prend le pas sur l’autre. Le seul bémol concerne la longueur des chapitres, qui peut se faire un frein pour s'accrocher à l'intrigue. Pour ma part, et comme toujours, c’est une belle découverte !



28 mai 2015

Le Roi des Fauves

Synopsis :
                Poussés par une famine sans précédent, trois amis, Kaya, Ivar et Oswald, prennent le risque de braconner sur les terres de leur seigneur, mais son fils les surprend. Au terme d’une lutte acharnée, ils laissent le noble pour mort. Capturés et jugés pour tentative de meurtre, les trois amis sont condamnés à ingérer un parasite qui va les transformer en « berserkirs ». Au bout de sept jours de lente métamorphose, ils seront devenus des hommes-bêtes, et leur raison s’abîmera dans une rage inextinguible. Le temps de cette transformation, ils sont enfermés dans Hadarfell, un ancien royaume abandonné, dont le passé et l’histoire ont été engloutis par le temps…

Mon avis :

            Je tiens tout d’abord à remercier la Team Livraddict pour m’avoir choisi pour ce partenariat, mais également les éditions Scrinéo qui, pour la seconde fois en deux partenariats, m’ont fait découvrir un roman très plaisant.

            Dés les premières pages, le lecteur est introduit dans une atmosphère sombre où les plus faibles subissent une longue famine alors que les plus puissants vivent dans la richesse et le confort. On devine ainsi une ambiance pesante, où les habitants les plus démunis seront prêts à tout pour survivre. L’objectif de l’histoire ne repose pourtant pas dans ces inégalités au sein d’une région, mais plutôt dans un souhait de vengeance venant d’un personnage mystérieux.
           
            C’est ainsi que nous entamons les aventures des trois héros : Ivar, Kaya et Oswald. Chacun possède des atouts et des faiblesses, nuançant leur personnalité et les rendant humains.
            Ivar apparaît rapidement comme une sorte de meneur de la petite bande, même s’il se dispute le beau rôle avec Kaya. Bien bâti, Ivar reste pourtant une personne douce et sensible, qui n’hésite pas à venir en aide et à encourager ses amis dans les moments les plus difficiles. Comme on le découvre également en début d’œuvre, c’est un jeune homme posé qui prend le temps de réfléchir avant de passer à l’action, même dans les moments les plus extrêmes.
            Kaya est une jeune femme tendant vers la même personnalité qu’Ivar. Enjouée et courageuse, elle n’hésite pas à enfreindre les lois de sa province afin de survivre. Pourtant, les épreuves qu’elle sera amenée à endurer la changeront dans toute sa profondeur, elle qui deviendra égoïste et violente. Ce développement-ci de sa personnalité l’a rendue antipathique à mes yeux, même si cela n’a gâché en rien mon plaisir de lire.
            Enfin se trouve Oswald. Il faut avouer que c’est le plus faible de la bande, par son esprit peureux et son envie récurrente d’abandonner la lutte, mais ce personnage permet aussi de colorer l’histoire. De plus, son côté couard le rend très humain, et par conséquent très attachant.
            Et comme on le verra au cours de la lecture, ces trois membres forment un tout que rien ne doit briser s’ils veulent parvenir à leurs fins…

            L’intrigue est jonchée de nombreux éléments qui permettent d’accroître l’intérêt du lecteur sans causer une lassitude. L’action est naturellement mise au premier plan, avec des rebondissements intéressants dont certains sont prévisibles et d’autres très surprenants. Cela prodigue toutefois un rythme rapide dans la narration et je ne me suis jamais ennuyée au cours de cette lecture. Cependant l’émotion détient également une part importante dans le récit, et l’on en vient à appréhender, craindre, espérer, sourire, au même titre que les personnages.
            La description est discrète dans le récit, pourtant les décors m’ont touchée par leur simplicité et leur authenticité, leur aspect sombre, sauvage, mystérieux et envoûtant à la fois. A plusieurs reprises j’ai assimilé les paysages à ceux de l’Irlande actuelle, pays que j’aime au plus haut point par les recoins abrupts et les légendes qui s’y cachent, si bien que cela ne peut être que positif pour Le Roi des Fauves.
            J’ai aussi énormément apprécié l’aspect des berserkirs, ces êtres mi-hommes mi-bêtes, à la fois conscients et sauvages, la part animale reflétant finalement la personnalité de chaque personnage. J’ai toujours adoré ce type de mythologies et l’utilisation qu’en fait ici l’auteure m’a grandement comblée. Cela m’a également donné l’envie d’en apprendre davantage sur ces créatures, chose rare pour être précisée ici.

            Le style est simple, facile à appréhender, sans toutefois tomber dans un caractère enfantin. Ce livre se destine aussi bien à un jeune public dont l’esprit souhaite s’échapper vers d’autres contrées lointaines, qu’à un public plus mature qui aurait besoin de légèreté.
            Toute l’histoire est livrée au travers des yeux d’Ivar, évoqué plus haut, ce qui est à la fois un choix pertinent puisqu’il est au centre de l’intrigue. Toutefois, j’aurai aimé un point de vue plus omniscient dans certains passages, notamment celui des transformations en berserkirs, qui auraient permis de recueillir plusieurs « témoignages » des effets que cette métamorphose procure. Mais ce n’est qu’un détail pointilleux, qui ne gâche en rien le plaisir de la lecture.

            Habituellement à la fin de mes lectures, j’aime bien faire le point sur la portée interprétative de l’œuvre. Ici, j’ai eu beau réfléchir et retourner l’ensemble dans tous les sens, je n’ai pas réussi à en tirer grand profit, si ce n’est de croire en soi, de ne pas se laisser abattre par les premiers obstacles. Certes, c’est une interprétation bien maigre, qu’on retrouve facilement dans d’autres récits, mais l’intérêt de ce livre ne réside pas en là et il m’a tellement fait passer un bon moment que je ne lui en garde pas rancune.

            Et je souhaite tout de même ajouter un petit commentaire sur l’illustration de la première de couverture, qui est tout simplement sublime. Le choix des couleurs, la typographie, le mélange des animaux… Je fus conquise au premier cœur d’œil.

            En conclusion, un livre qui m’a bien plu par ses personnages attachants, ses décors à la fois discrets et envoûtants et l’utilisation faite des berserkirs, créatures mythologiques que l’on retrouve rarement dans des œuvres. L’auteure développe donc un mythe original, le tout entraîné par un style simple et léger qui permet une meilleure attache à l’intrigue. Quelques légers points négatifs font que ce ne sera pas un coup de cœur, mais c’est certes une lecture que je n’oublierai pas de sitôt.

            A nouveau un grand merci à la Team Livraddict et aux éditions Scrinéo pour cette belle découverte ! 


17/20


22 mars 2015

Le Premier



Synopsis :

            Vaïn n'est pas mort. Pourtant, son frère l'a tué.
A-t-il ressuscité ? Pourquoi le soleil brûle-t-il sa peau ? Pourquoi seul le sang le rassasie-t-il ?
Alors que son désir de vengeance augmente, Vaïn se convainc que la Nature l'a sauvé de la mort pour éliminer son frère et sa descendance maudite... Une traque terrible et périlleuse commence... Elle durera des siècles.

La quête du Premier Immortel depuis la
fin du néolithique jusqu'au début de Rome.


Mon avis :

            Je tiens tout d’abord à remercier les éditions Scrinéo et la Team Livraddict pour m’avoir permis de découvrir ce titre et le style de Nadia Coste.
            J’avoue ne pas avoir tout de suite compris le résumé et le lien qu’il avait avec le titre (je devais être fatiguée). Donc ce fut une belle surprise, même si cela reste jeunesse…

            Le premier chapitre nous plonge directement dans le vif du sujet, avec l’évocation implicite des rancœurs entre les deux frères, Vaïn et Urr. C’est aussi l’occasion de plonger le lecteur dans la vision de l’auteur au sujet des rites sociaux de l’époque et c’est plutôt intéressant. Ce sera également l’élément déclencheur de tous les événements qui conduiront à la traque entre Vaïn et les descendants de son frère.
            Cette traque est tout simplement entraînante. Le lecteur est pris dans la solitude et les doutes de Vaïn mais également dans ses découvertes concernant ses aptitudes inouïes.

            Les personnages ne sont pas forcément attachants. Vaïn est accaparé par la mission qu’il est donné lui-même et ne pense plus à profiter des bons côtés de son don. En l’évoquant de cette manière, je tiens à ajouter que j’aurai préféré un point de vue externe plus qu’externe afin de dévoiler avec plus de profondeur le ressenti, très négatif il faut l’avouer, du protagoniste. En choisissant une vision externe, le lecteur reste détaché.
            En ce qui concerne Urr, c’est bien pire ! Il représente le paroxysme stéréotypé du frère détestable. Il est cependant difficile d’avoir une opinion plus approfondie à son sujet, selon la teneur de sa présence dans le livre…

            La fin est plus brutale que ce à quoi la traque laisse croire au fil de l’œuvre. Vaïn, qui croyait avec force que sa mission ne prendrait fin seulement au dernier descendant détruit, se voit plonger dans une vague de doutes plus profondes encore, puis une vague d’espoir… jusqu’à la fin. Une surprise donc, mais pas un déchirement étant donné le manque d’attachement envers le protagoniste. Dommage donc.

            Le style d’écriture est léger, entraînant, on se laisse porte sur le fil des mots et je ressentais un grand plaisir à m’immiscer dans cette quête, tout comme une grand difficulté à reposer le livre. C’est plutôt rare que cela m’arrive et donc nécessaire à savoir !

            J’ai également fortement apprécié l’apport de culture qu’apporte l’auteure dans ce roman. En effet, il y a déjà une assimilation dans le nom entre Vaïn et Caïn, ce dernier étant le premier meurtrier dans la Bible. Vaïn étant le premier représentant de son espèce, les similitudes ne peuvent qu’être frappantes. [/!\ Spoiler] De plus, les toutes dernières pages renvoient à la mythologie latine, dans laquelle Rome aurait été fondée par deux frères nourris par une louve. On a une belle image de cela…
           
            En conclusion, ce roman fut une belle entrée en matière dans le style de Nadia Coste. Sa plume légère et sa manière de relater une histoire nous offre un ensemble entraînant, qui se lit avec une grande facilité. Le manque d’ampleur dans les personnages ne gâche en rien le goût de la lecture, car cela focalise davantage l’intérêt du lecteur sur la traque du protagoniste. Le mélange de cultures générales et d’éléments fantastiques confèrent une impression positive.