19 avr. 2018

Le Château des Etoiles, tome 1 - 1869, la conquête de l'espace




          Et si la conquête de l'espace avait un siècle d'avance ?

1868. Au seuil d'une incroyable découverte à bord de son ballon de haute altitude, la mère de Séraphin disparaît mystérieusement à la frontière de l'espace. Un an plus tard, une lettre anonyme révèle que son carnet de bord a été retrouvé...
Séraphin et son père, échappant de justesse à un enlèvement, suivent la piste du carnet jusque dans les contreforts des Alpes. C'est là, à l'ombre d'un château de conte de fées, que le roi Ludwig de Bavière a entrepris la construction d'un engin spatial de cuivre et de bois qui s'apprête à changer le cours de l'histoire...


Pourquoi ce livre ? Cela fait quelques années que je lorgne sur la beauté de l’objet. La couverture est juste sublime ! Alors qu’en une amie m’a proposée de me prêter le premier tome, j’ai juste accepté avec un grand sourire.

Le Château des Etoiles est une perle Steampunk. Le début nous plonge d’emblée dans cette action éthérée, où un enfant perd sa mère scientifique sur le terrain, à savoir une montgolfière. A-t-on déjà vu un tel moyen de transport atteindre 11 000 mètres d’altitude ? Non, et pourtant c’est ce que Claire, ladite scientifique, va tenter pour atteindre l’éther, ce mythe auquel elle croit dur comme fer.
Séraphin vivra la disparition de sa mère assez mal. Il ne vit qu’au travers des expériences de Claire, il ne pense qu’à cela, même dans les devoirs de classe, ce qui lui vaut la méprise de ses professeurs. Et son père doit composer avec lui, la perte de son épouse et la volonté de faire flotter ce naufrage familial.
Et ce cocon familial perforé bascule quand le père reçoit une lettre l’invitant, l’obligeant même, à se rendre en Bavière, pour en apprendre plus sur la disparition de Claire. Oui mais voilà, la route est semée d’embûches, des embûches dont on comprend les enjeux à la seule fin de ce premier tome.

Celui-ci est davantage introductif. Il situe les personnages, présente le caractère de chacun. La construction du « ballon » est l’allégorie du tissage de l’intrigue. Pourtant quelques rebondissements agrémentent l’ensemble pour que le lecteur n’en vienne pas à décrocher purement et simplement. C’est un choix stratégique que j’ai grandement aimé.
 Et la fin se termine en plein milieu de l’action. La situation de Séraphin est en suspend, lui qui est justement suspendu à une simple corde. Je fus tellement frustrée par cette fin en pleine action que j’en ai lâché un cri !

 Je ne me suis pas tellement prise de sympathie pour les personnages. D’accord, ils sont efficaces et entraînent l’intrigue avec une facilité bienvenue, ils ont ce caractère commun d’être simples, pourtant ils ne m’ont pas convaincu. Hormis Séraphin qui se démarque énormément par sa témérité et son franc parlé, les autres sont en retraits et ne se démarquent en rien, hormis leu âge et les traits qu’on leur prête.

 Les dessins sont magnifiques. Le crayonné est léger, je trouve que cela correspond bien à l’éther dont parle le livre, on sent que les couleurs délavées ou pastel servent à donner une image ou une consistance à cet éther. C’est cette volonté d’imager cette matière impalpable et invisible qui m’a plu dans cette manière de dessiner.




     Un premier tome introductif lent qui se termine sur un cliffhanger frustrant. Les personnages ne sont pas assez convaincants dans l’unicité de leur caractère, mais cet aspect péjoratif s’efface derrière le dessin lui-même, qui rappelle sans conteste la légèreté de l’éther, autour duquel tourne l’intrigue. Je lirai la suite avec plaisir, avec l’espoir que les personnages se démarqueront un peu plus.



15/20


Les autres titres de la saga :
1. 1869, la conquête de l'espace
2. 1869, la conquête de l'espace
3. Les chevaliers de Mars
- saga en cours -


4 commentaires:

  1. Plutôt intrigant, cela fait longtemps que je n'ai pas lu de Steampunk alors à voir :D

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    1. C'est ma première BD Steampunk et je ne regrette pas du tout, ce fut une belle lecture. Tu peux te laisser tenter si tu aimes ce support et ce genre !

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  2. Ooooh ou comment le hasard fait bien les choses !! :D J'ai pu lire un bout de la première partie de ce volume, en format Gazette... ! et je l'ai trouvé extra, j'étais émerveillée par les dessins ahah, une vraie gosse :p bon du coup je compte bien mettre la main dessus ! :) j'hésite encore sur le format par contre... la gazette risque de vite s’abîmer

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    1. Je ne savais même pas que c'était sorti sous ce format-là ^^' La gazette donne du cachet en plus, c'est clair, mais c'est vrai que c'est le genre d'objets que tu mets sous vitrine chez toi, si tu veux qu'il survivre :p En tout cas l'histoire et les dessins valent le coup !

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