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14 févr. 2024

Bird box, tome 2 - Malorie




Douze ans ont passé depuis les événements de Bird Box, où des entités dont la seule vue pousse les gens à se donner violemment la mort ont envahi le monde. Malorie, qui a échappé au massacre, se cache désormais, un bandeau sur les yeux, prête à tout pour protéger ses enfants.
Mais des rumeurs courent sur les créatures : elles seraient plus nombreuses, et plus horribles encore. Pourtant, quand Malorie entend parler d’un nouveau refuge, elle repart sur les routes, consciente de la folie de son acte, aveugle au terrible danger qui l’attend.
Car quelque chose d’autre rôde, là-dehors. Quelque chose qui la cherche depuis longtemps.

31 juil. 2022

Fils-des-Brumes, hors série 0 - Le Onzième Métal




Nouvelle inédite de l'auteur, située dans l'univers de sa trilogie Fils-des-Brumes.

10 mars 2016

L.A. Nocturne

Synopsis :


            Los Angeles, 1946. Le jeune policier juif Jacob Silver, hanté par l’absence des siens, tente désespérément de savoir ce qu’ils sont devenus, eux qui n’ont pas pu fuir l’Allemagne nazie à temps. Et le sort s’acharne : lors d’un braquage qui tourne mal, Silver ne couvre pas son coéquipier, qui se fait froidement abattre sous ses yeux. Écrasé sous le poids de la culpabilité, le jeune « bleu » craint la suspension et est sur le point de commettre l’irréparable quand il apprend son affectation aux Homicides. La raison ? Il pourrait aider à élucider le meurtre de Creighton Cavanaugh, un journaliste qui s’intéressait peut-être d’un peu trop près à des projets d’urbanisme visant peu à peu à remplacer les lignes de tramway de la ville par des autobus. Opération menée par de puissants groupes industriels prêts à tout… Aux côtés de son nouveau coéquipier, malheureusement un peu trop porté sur la boisson, Silver apprend le métier, et si bien qu’il découvre des choses qu’il n’était pas sensé découvrir, ce qui lui vaut de se voir retirer l’enquête par sa hiérarchie. Il se tourne alors vers le très intègre inspecteur Virgil McGregor…

Mon avis :

            Je tiens tout d’abord à remercier les éditions Calmann-Lévy pour ce partenariat qui m’a vraiment fait très plaisir !

            L.A. Nocturne nous plonge dans un univers noir et un milieu hostile où il ne faut pas avoir peur de jouer les gros bras pour obtenir ce que l’on souhaite. Epoque trouble de l’après-guerre et le début de la guerre froide, les Etats-Unis se remettent des pertes, mais le taux de criminalité a augmenté et la corruption pullule dans les institutions piliers de la société.
            L’intrigue se divise en plusieurs plans, à la fois parallèles et successifs puisqu’on ne les aborde pas tous en même temps mais qu’on ne les perd pas de vue non plus. On commence ainsi par le meurtre d’un policier, coéquipier du narrateur qui aura bien du mal à se remettre de cette perte, d’autant plus qu’il remet en cause ses gestes à ce moment-là, une réaction tout à fait naturelle chez un humain dans ce genre de moment, et que cela engendrera la perte de sa plaque, avec une succession de bons rebondissements qui le mènera au poste d’inspecteur.
            A cela vient s’ajouter des questionnements sur sa famille. D’origine juive, il est le seul à avoir réussi à quitter l’Allemagne, laissant derrière lui ses parents et son frère et ce qui deviendra le génocide de toute une ethnie. Resté sans réponse, il tentera par tous les moyens d’obtenir des nouvelles, bonnes ou mauvaises.
            Et enfin, le meurtre d’un journaliste va devenir l’affaire de sa carrière. Désirant de rendre justice, il s’opposera aux décisions des plus gardés pour faire son boulot, n’hésitant pas à mettre sa vie en danger.

            Si on s’en tient à ce scénario, il y aurait de quoi être très bon : entre l’atmosphère pesante de fin de guerre, le caractère sombre de l’inspecteur et les multiples rebondissements de l’intrigue, tout était vendeur !
            Malheureusement, mon plaisir fut refreiné par la longueur de la narration. Si les lenteurs contribuent à l’atmosphère, j’avoie avoir décroché plusieurs fois de ma lecture et j’ai peiné à en parvenir au bout…
            De plus, le protagoniste est trop froid pour être attachant – ce qui est clairement recherché – mais cette figure d’anti-héros ne m’a pas tellement convaincu, ce qui n’a pas facilité à accrocher mon intérêt à cette lecture.
            Je fus tout de même heureuse d’atteindre les dernières pages car l’émotion y est poignante, comme une petite lanterne d’espoir au bout d’un tunnel obscur.

            Comme j’ai déjà pu le dire, les personnages ne sont pas particulièrement reluisants, certains trempant dans la corruption, d’autres optant pour la voie de l’alcool. Ce qui est indéniable, c’est que chaque apparition tisse un peu plus une toile sombre mais très réaliste d’une époque pas si lointaine.
            Quant au style, j’ai eu beaucoup de difficultés à le définir. En effet, il bascule entre une certaine forme de neutralité mais également dans un pessimisme sans fond, forgeant une harmonie avec l’intrigue. Tout fonctionne en osmose, donc, mais rien n’est fait pour rendre cette lecture simple – ce qui, je le répète, n’était pas le but premier.


            En conclusion, je conseille cette lecture à tête reposée et se préparer à une lecture longue et intéressante. Parfaite pour les amateurs de l’époque d’après-guerre, l’intrigue nous dépeint une société dépassée par les avènements, avec la peur des uns et les espoirs des autres, où le taux de criminalités a explosé, où les plus fortunés profitent de la situation pour faire la main mise sur les marchés lucratifs. Les personnages corroborent à l’atmosphère pesante, créant une ambiance harmonieuse. J’ai eu du mal de parvenir au bout, mais ça en valait la peine.


8 févr. 2016

Il était une lettre

Synopsis :

                Tina est malheureuse auprès d'un mari trop porté sur la boisson et souvent violent. Le week-end, pour ne pas être à ses côtés, elle se réfugie dans une boutique caritative où elle est vendeuse bénévole. C’est alors que sa vie bascule lorsqu'elle y découvre une lettre dans la poche d'un vieux costume. Cette lettre n'a jamais été ouverte, le timbre n’est pas cacheté et elle date de septembre 1939 : c'est une demande en mariage.         
Très émue que la destinataire n’ait jamais reçu cette demande, Tina va mener l'enquête et découvrir l'histoire bouleversante d'un amour impossible… Celui de Chrissie, jeune sage femme de 17 ans qui tombe éperdument amoureuse du jeune séducteur de son quartier, malgré les réticences de son père, un médecin très strict. La guerre finit par exploser et son grand amour est contraint de partir au front, la laissant enceinte, et seule face à ce secret honteux qui va faire exploser sa cellule familiale.
Pendant que Tina poursuit ses recherches, elle découvre qu’elle aussi est enceinte, mais d’un homme qu’elle n’aime plus. Elle décide d’essayer de retrouver à tout prix Chrissie et son enfant, en espérant ainsi redonner du sens à sa vie.

Mon avis :

            Je reconnais qu’Il était une lettre n’appartient pas à mes genres choyés, pourtant les échos que j’en ai reçu et la quatrième de couverture m’ont convaincue de tenter l’expérience. Et vu le petit succès remporté, je tiens fortement à remercier le site Netgalley et les éditions Calmann-Lévy pour ce partenariat.

            1939. Chrissie et Billy, deux egos pourtant si différents, l’une étant fille d’un médecin de renom et l’autre un jeune homme ayant abandonné les études. Ensemble, ils vivront un amour rendu impossible par leur entourage, et en payer le prix par la suite…
            Leur amour si intense et passionnel et les épreuves qu’ils devront subir nous emmèneront dans un tourbillon d’émotions. Moi-même, qui n’est pourtant pas une férue des romances, je ne suis pas restée indifférente à leur histoire.
            1973. Tina croyait vivre le parfait amour avec Rick jusqu’à ce qu’elle découvre la véritable nature de son nouvel époux. A la fois craintive et naïve, trop prompte à pardonner, elle se laissera pourtant berner et devra elle aussi en payer le prix. Tombée par hasard sur une lettre vieille de trente-quatre ans, elle se raccrochera à cette envie d’apporter cette lettre au destinataire, quoique cela lui en coûte.
            Cette jeune femme est pourtant au cœur de tout. Si la narration ne se concentre pas seulement sur elle, mais nous renvoie également des flash back du passé, sa détermination nous la présentera comme un personnage fort et sincère.
            Et les surprises ne s’arrêtent pas là ! D’autres époques sont évoquées, avec de nouveaux personnages, de nouvelles émotions, pour le plus grand plaisir des lecteurs !

            L’entrée en scène de ce livre m’a d’abord un peu chiffonnée, je ne voyais pas quel était l’intérêt d’atterrir auprès de personnages, une grand-mère et sa petite fille, pour repartir très vite dans une autre époque, aux côtés de d’autres personnages. Or, c’est justement là que repose tout l’art de ce livre, avec la capacité à mêler passé et présent jusqu’à ce que ces deux époques viennent former un même temps.
            La fin m’a tirée un sourire joyeux car, perdu dans les méandres de la quête de Tina, j’avais oublié le commencement de cette intrigue, dans ce jardin où une petite fille interrogeait son aïeule.

            Il était une lettre, c’est également l’art de nous présenter les situations les plus difficiles, suscitant émotions comme la pitié ou la compassion, qui surgissent à de multiples reprises dans ce récit, tout en démontrant par la suite tout le positivisme que ces mauvaises expériences peuvent amener dans une vie.

            Et à l’écart de cela, le lecteur est témoin de tous ces événements, devant garder à l’esprit que les détails que l’on acquiert au fil de la lecture ne sont pas forcément connus de tous les personnages, rendant la lecture légèrement alambiquée. Mais de cette manière, le lecteur est pris à part entière dans le récit ce qui apporte vraiment un souffle de vie.

            Ce livre est également l’occasion d’en apprendre plus sur la période d’entre guerres, comment vivaient les Britanniques, sur leur vision de l’honneur et de la morale, etc.
            Il s’emploie également à dénoncer les affres de l’alcool, ce que c’est que de vivre aux côtés d’une personne dépendante, etc.

            Les personnages ne sont pour autant pas très originaux. L’auteure s’emploie à dénoncer ce qu’il y a de pire chez certains d’entre eux, produisant ainsi un sentiment d’antipathie au niveau du lecteur.
            En parallèle, on s’attache vraiment à la personnalité de Tina, à celle de Chrissie ou encore de Billy. Leur énergie et leur ressenti se perçoivent de manière concrète tout au long du livre, et ce fut vraiment une belle expérience.

            Le style d’écriture est également très adapté à l’ensemble du récit. Avec un lexique facile d’accès et des tournures de phrases posées, on suit des yeux les aventures de ces personnages avec simplicité et plaisir. Les pages se tournent toutes seules, on ne les voit pas du tout défiler !


            En conclusion, une lecture surprenante par les personnages présentés, la façon dont l’histoire est amenée et les croisements entre passé et présent. On prend plaisir à recoller les morceaux du puzzle aux côtés de Tina, à redécouvrir ce qu’est le véritable amour ou ce que signifie le mot « retrouvailles ». Si ce n’est pas un coup de cœur, j’ai tout de même passé un excellent moment, rempli d’émotions.