7 mai 2017

A comme Association, tome 4 - Le Subtil Parfum du Soufre



            Lors d’une mission particulièrement éprouvante, Ombe sauve la vie d’un loup-garou. Elle ne l’aurait peut-être pas secouru si elle avait su qu’elle en tomberait amoureuse… Car son corps a beau être incassable, son coeur, lui, ne l’est pas.


      Gare aux spoils, petit dragonnier !

       Deux semaines que j’ai lu ce livre. Deux semaines que je repousse le travail d’écriture qui suit toute lecture, deux semaines que je refoule le devoir de la chronique. Même là, je prends mon courage à deux mains avec la certitude que… je vais galérer.
       Ouais, je passe pour une idiote à déballer ça comme ça mais quand un livre est bourré à la fois d’action et d’émotion, et que l’ensemble fait écho aux derniers événements vécus, bah le livre crée sa magie et une nouvelle dimension saute aux yeux. Et apporte de nouveaux frissons.

       Le titre est lourd. Lourd de poésie, lourd de magie, surtout lourd de sens. C’est beau, c’est triste, c’est l’alchimie de deux grands auteurs. Comme a pu le dire un ami, c’est un bel hommage…

       Bien, je crois qu’il est temps d’attaquer le morceau, même si je ne sais pas par où commencer...

       Ombe se remet doucement mais sûrement de sa rencontre avec un troll killer spécial Ombe et avec un sorcier bien plus puissant qu’elle. Elle est pourtant très vite envoyée dans une nouvelle mission par un Walter qui réclame toujours plus de DIS-CRE-TION ! Serait-il stressé par un danger en approche ? Son attitude nous le laisse envisager. La voilà donc embarquer dans une énième aventure où les poils et les crocs seront de la partie. Seulement, la mission ne se passera pas tout à fait comme prévu et la jeune demoiselle devra faire face à un danger bien plus douloureux qu’un combat à mort…
       L’action est au rendez-vous, comme toujours, et ce livre est un véritable page-turner jeunesse. Toutefois, un nouvel ingrédient se révèle selon moi dans ce tome avec l’émotion, la vraie, la pure. Ombe triste, Ombe heureuse, Ombe déstabilisée, Ombe métamorphosée, ce n’est plus la simple petite rebelle impulsive, ça devient une jeune femme avec ses besoins et ses envies, ses passions et ses faiblesses, ce qui accentue la force que peut dégager ce livre. Si les précédents tomes étaient déjà sympathiques, celui-ci atteint une excellence (mais pas une perfection) dont je ne me rappelais pas.
       J’ai également beaucoup apprécié les flash-back sur son enfance. Ils permettent d’en apprendre plus sur elle, sur son évolution, sur les raisons qui font qu’elle est ainsi et pas autrement.
       La fin est belle, puissante, forte. Les adjectifs m’échappent pour qualifier ce concentré d’émotions pures, contradictoires et… franchement, je ne vois vraiment pas comment un lecteur, jeune ou moins jeune (on fait ce qu’on peut pour rester positif sur l’âge XD), peut rester indifférent à ça.

       Comme je le disais, Ombe évolue beaucoup dans ce tome-ci. Si elle conserve son tempérament insolent et impulsif, presque à l’image du personnage Ellana du Pacte des Marchombres du même auteur, elle (re)découvre un sentiment dont elle semblait dénuée. Et elle nous fait aimer ça, avec l’impulsivité dont elle sait faire preuve.
       On découvre un nouveau personnage avec le Garou Načelnik. Lui aussi semble impulsif et passionné, même si on lie avec évidence son tempérament à sa nature. Bref, sa gentillesse, son honneur et sa vaillance le placent comme une personne sympathique, même si la fin le dévalorise un peu – et encore !
       Petite pensée particulière à Jasper et Mademoiselle Rose, l’un prenant un tout autre aspect et l’une gagnant en... boarf, je vous laisse la surprise.

       La plume est toujours aussi entraînante et amusante. C’est fou cette capacité qu’ont les deux auteurs à avoir une plume qui se ressemble et diverge à la fois.
   

       Le Subtil Parfum du Souffre est pour moi le meilleur tome de la saga. Tous les ingrédients sont réunis pour nous faire passer un excellent moment, qu’on soit jeune ou adulte. De l’action, de l’humour, de l’émotion, tout est là pour susciter l’envie de poursuivre. Et je poursuivrai rapidement !


2 commentaires:

  1. Je n'ai jamais été attirée par cette saga mais j'avoue que ta chronique pourrait me faire changer d'avis !

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    1. Je te la conseille vivement ! Ce n'est peut-être pas la meilleure saga de tous les temps dans le rayon jeunesse, mais elle a le mérite de faire passer un excellent moment, sans prise de temps, et c'est suffisamment court pour qu'on apprécie sans que cela devienne lourd. Faut foncer !

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