19 mars 2026

Harfang




La vallée de Gueumjhi est maudite. On dit qu'une sorcière habite les ruines du château et que tous ceux qui s'approchent sont prisonniers à jamais. Lorsque Lynette disparaît, son fiancé va tout risquer pour la sauver, quel qu'en soit le prix...



Pourquoi ce livre ? A vrai dire, je l’ai vu passer sur Livraddict, j’ai bien aimé la couverture, alors je l’ai emprunté pour voir de quoi il en retournait.

Harfang est une histoire d’amour et de malédiction. Un jeune couple prêt à se marier partent en sortie, se perdent et… c’est le début des tristes aventures.

Je ne m’attendais pas à ce que ce soit autant jeunesse. C’est davantage un récit pour un public adolescent, surtout féminin, car les planches sont très mignonnes, avec certaines expressions très “kawaii*, des petits cœurs par-ci par-là. Pour autant, un lectorat masculin y trouvera également son compte par les personnages issus du merveilleux que nos deux tourtereaux vont rencontrer au fil de leur périple.

Tout va un peu trop vite à mon goût. Le ressenti n'est pas tant dû aux ellipses utilisées qu’au sentiment que l’artiste ne prend pas le temps de poser son ambiance, de détailler ses affrontements, d’approfondir les émotions de ses personnages. On reste en surface pour tout, rendant cette histoire commune. Par exemple, j’aurais bien voulu en savoir plus sur la dame du domaine, connaître ses origines et comprendre comment elle en est arrivée là.

Au-delà de tous ces défauts, j’ai bien aimé les deux derniers chapitres. Un véritable message est véhiculé là, répondant à la vague de féminisme actuel. Les hommes ne sont pas les seuls à pouvoir incarner les (super) héros ou les sauveurs.

Je ne me suis pas du tout attachée aux personnages, étant donné la vitesse de l’intrigue et la temporalité bénéficiant des ellipses. Ils sont très amoureux, ne sont pas encore mariés qu'ils sont prêts à tout sacrifier l’un pour l’autre. Au-delà de cela, on ne peut pas dire qu'ils aient un caractère propre à chacun.

Je ne m’attendais pas à de telles illustrations mais cela colle à l’ambiance romantique. C'est mignon, avec certaines bouilles qui m’ont fait penser à des mangas.



D’accord, j’aurais dû me renseigner un peu plus avant d’ouvrir l’ouvrage, cela aurait empêché tout effet de surprise. Oui, c’est destiné à la jeunesse, plus que ce à quoi je m’attendais. Pour autant, j'ai passé un bon moment dans cet univers de fantasy. L’ensemble manque de développement mais le dessein de l'œuvre est aisément perceptible. Pas sûre qu'il m’en restera un souvenir impérissable mais c’est un bon divertissement.


13/20

Harfang d'Aurore, Delcourt, 130 p.
Couverture par Aurore


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