13 mars 2026

Les Chants de Nüying




La planète Nüying, située à vingt-quatre années-lumière du Système solaire, partage de nombreux traits avec la Terre d’il y a trois milliards d’années. On y trouve de l’eau à l’état liquide. Son activité volcanique est importante. Ses fonds marins sont parcourus de failles et comportent quantités de sources hydrothermales. Elle possède une magnétosphère et une atmosphère dense, protectrice. Tout cela en fait une bonne candidate pour héberger la vie. La sonde Mariner a transmis des enregistrements sonores de Nüying : des chants qui évoquent par analogie ceux des baleines. Quand elle était enfant, Brume a entendu cet appel. Désormais adulte, spécialisée dans le domaine de la bioacoustique marine, elle s’apprête à participer à la plus grande aventure dans laquelle se soit jamais lancée l’Humanité : rejoindre Nüying au terme d’un voyage spatial de vingt-sept années. Que va-t-elle découvrir là-bas ? Une civilisation extraterrestre ou une remise en cause totale de ses certitudes ?



Pourquoi ce livre ? Je n’en suis pas à mon coup d’essai avec cette autrice. Je me souviens avoir dans l'ensemble bien aimé sa douceur et son univers dans Quitter les monts d’automne, en dépit d’une fin radicalement différente et moins intéressante, selon moi. J'étais donc curieuse de poursuivre ma découverte de sa bibliographie avec son second roman publié aux mêmes éditions.

Je suis déçue que ça ne se soit pas passé de la même manière. Les Chants de Nüying nous propose un voyage dans l'espace, là où les humains et les Selenes se côtoient. La science occupe une place prépondérante dans l’intrigue, évoquant la façon de sauvegarder et cloner les souvenirs tout en tâtant la moralité du procédé.

Et je dois dire que je ne pourrais parler davantage du roman car je l’ai abandonné une fois le premier quart atteint. Pourtant, je ne pense pas que l'œuvre soit mauvaise. Les réflexions sont présentes, intéressantes bien que peu originales, avec une mise en contexte lente et des termes techniques qui donnent crédibilité au récit - toutefois certains lecteurs remettent en cause la véracité de ce qui est dit.

Au-delà de ça, je n'ai pas réussi à entrer dans l’ambiance froide et clinique, purgée de toute émotion, ni à m'intéresser à ce que je lisais.

Par ailleurs, les personnages n’ont attisé aucun sentiment, aucune curiosité en moi. Je suivais le fil de leurs rencontres et de leurs pensées comme une étrangère.

Autrement j’ai retrouvé le style très doux voire pudique de l’autrice, seulement cela ne suffit pas à donner envie d’aller au bout de la lecture. De plus, je pense qu'ici la beauté de l'écriture à ajouter de la négativité dans mon ressenti car cela a contribué à rendre le tableau d’ensemble stérile.



Après près d’une centaine de pages lue, j’ai préféré arrêter les frais. L’intrigue ne me passionne pas, les personnages sont tous interchangeables, en dehors de Wei et même la plume ne parvient pas à me convaincre d’aller au bout. Je suis tentée de continuer mon exploration de sa bibliographie, en choisissant plus soigneusement un texte qui pourrait me plaire davantage…



Les Chants de Nüying d'Émilie Querbalec, Ablin Michel Imaginaire, 480 p.
Couverture par Manchu


Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire