10 mars 2026

Les Archives de Roshar, tome 9 - Vent et Vérité, première partie




Dans dix jours, Dalinar défiera le champion d’Abjection dans un duel à mort. Tandis qu’il se prépare pour cet affrontement, les Chevaliers Radieux engagent le combat à travers le monde contre les troupes du dieu maléfique : Adolin se rend en Azir, Jasnah à Thaylenah, Sigzil et Venli dans les Plaines Brisées, alors que Szeth, accompagné de Kaladin, retourne à Shinovar pour purifier sa terre natale de l’influence néfaste des Incréés. Pendant ce temps, Shallan, Renarin et Rlain tentent quant à eux de percer les mystères entourant l’Incréée Ba-Ado-Mishram. Dans dix jours, la bataille pour Roshar commencera.
Dans dix jours, le destin du Cosmère tout entier changera à jamais. Voici le récit des cinq premiers jours de cette interminable attente…



Pourquoi ce livre ? Sanderson et moi, c’est une grande histoire d’amour. Rares sont les auteurs qui m’inspirent autant de coups de cœur, rares sont ceux les noms qui me viennent en tête quand on m’interroge sur mes auteurs favoris. Et Sanderson fait souvent partie de ceux qui me viennent à l’esprit en premier. Alors vous imaginez bien quand j’ai tenu cette première partie dans les mains, celle qui introduit le tome final du premier cycle (ouais, pas simple à comprendre !). Bref, je vais essayer de vous partager mes impressions sans dévoiler quoi que ce soit – ce qui ne va pas être évident.

Ce n’est pas la première fois que j’éprouve un coup de cœur pour une première partie, dans cette saga. Justicière avait déjà remporté cette palme et haut la main. Toutefois ce n’est pas la majorité non plus, si bien que je voulais souligner à quel point cette première partie me semble excellente, au point de gagner sa place sur le podium. Parce que Vent et Vérité approfondit plus encore le chant des mystères, tout en apportant enfin un début de réponses à de grands questionnements. Et la fin nous laisse au milieu d’un bordel monstre, obligeant forcément à enchérir sur la suite sans attendre.

Cela n’a pourtant pas aisé de replonger dans cette immense fresque de fantasy. Le worldbuilding étant gigantesque, les personnages foules, il faut savoir remettre des noms sur des visages (et quand ce sont des personnages qu’on a vu uniquement trois pages il y a quatre tomes de ça, l’exercice n’est pas simple…), redéfinir les situations géopolitiques, déterminer les missions de chacun. Même des mots comme Incréés, Fusionnés, Célestes, Clivecieux (et bon nombre d’autres) m’échappaient. Cela me conforte d’ailleurs dans l’idée qu’il va falloir les relire en les enchaînant car c’est plus facile ainsi pour avoir tous les détails en tête.
Il aura fallu près de la moitié de cette première partie pour que le sentiment de flottement malaisant s’étiole. Et encore, c’est parce que Sanderson tente tant bien que mal d’éclaircir au fur et à mesure sans alourdir la lecture – ce qui est plutôt réussi. Et je ne vous cache pas qu’en lisant cette saga avec une copinaute, nos deux mémoires ne sont pas de trop pour se remémorer l’essentiel.

Au-delà de ça, les personnages n’ont jamais été si éclatés dans leur propre mission. Tous plongent au cœur d’une situation périlleuse, affrontant le passé, les blessures, la douleur et la crainte de voir tout voler en éclats – et je ne parle pas des Lames/Cuirasses ! C’est un plaisir de suivre l’aventure de chacun d’eux, même si l’auteur s’amuse par moments à éclipser les uns au profit des autres quand la situation devient proprement insoutenable. Je vous assure que j’ai ressenti la boule au ventre devant certaines rencontres, certains affrontements. C’est la magie de Sanderson.
J’ai donc pris grand plaisir à retrouver Kaladin, Shallan, Adolin et, dans une moindre mesure, Dalinar – alors qu’il faisait auparavant partie de mes chouchous. Certains personnages secondaires, comme Sigzil, s’étoffent et prennent plus de place, ce qui est plaisant car cela étoffe également l’univers et laisse un regard en arrière, sur Urithiru. Au final, je ressors surtout frustrée de ne pas avoir droit, encore une fois, à plus de passage avec Malice, malgré le rôle important qu’il joue dans la cité-ville.

C’est toujours aussi bien écrit. C’est fluide, très léger, presque poétique. C’est toujours plaisant de lire un roman écrit ou traduit par Mélanie Fazi, qui a un don pour animer les récits. Seule petite surprise de moindre importante, il est arrivé une ou deux fois l’inversion de prénom, quand Kaladin devient Dalinar alors que ce dernier n’est pas présent dans la scène – sur un texte si long, c’est beau qu’il n’y ait pas plus de coquilles que ça ! Ça m’a obligée à relire deux fois le passage pour être sûre de n’avoir rien loupé mais au final, ça m’a fait sourire.

Comme souvent, mention spéciale à la couverture pensée et dessinée par Alain Brion, qui est magnifique dans ses couleurs et son sens du détail !



Comme souvent dans les premières parties de cette saga, l’action n’est pas au cœur du récit, même si certains affrontements viennent contredire cette affirmation. Toutefois on obtient certaines réponses à nos questions, on creuse la vie et les émotions de certains personnages… et on fait encore et toujours plus d’hypothèses sur les causes de ce conflit millénaire, sur les conséquences, sur l’aboutissement de ces dix jours. Et on croise les doigts, cœur serré, pour que nos héros survivent… C’est donc un récit haletant qui promet un final en apothéose !


Les autres titres de la saga :
Hors série 1. Éclat de l'aube
1. La Voie des Rois, première partie
2. La Voie des Rois, deuxième partie
3. Le Livre des Radieux, première partie
4. Le Livre des Radieux, deuxième partie
5. Justicière, première partie
6. Justicière, deuxième partie
7. Rythme de guerre, première partie
8. Rythme de guerre, deuxième partie
9. Vent et Vérité, première partie
10. Vent et Vérité, deuxième partie
- saga en cours -


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