30 oct. 2023

La Trilogie Daevabad, tome 3 - L'Empire d'Or




Après qu'une conquête brutale a dépouillé la cité de sa magie, Banu Manizheh et son commandant Dara, doivent essayer de réparer leur alliance fragile et de maîtriser un peuple agité et en guerre. Mais l'effusion de sang et la perte de sa bien-aimée Nahri font ressortir les pires démons du sombre passé de l'Afshin.
De leur côté, Nahri et Ali sont désormais en sécurité au Caire. Mais ils sont hantés par le fait d'avoir laissé derrière eux des êtres chers à la merci d'un nouveau tyran. Alors que le prince cherche de l'aide dans la patrie de sa mère, il découvre que son lien avec les marids est bien plus fort qu'il ne le pensait et qu'il pourrait menacer sa relation avec Nahri ou même sa propre foi.
À mesure que les chances de paix s'amenuisent, l'affrontement final semble inévitable. Pour changer le monde, Nahri, Ali et Dara vont devoir combattre ceux qu'ils ont aimés autrefois... et prendre position pour ceux qu'ils ont blessés.



Pourquoi ce livre ? J'avais reçu le premier tome dans une Kube l'an passé et depuis plus d'un an je parcours cette série, à la fois déçue et curieuse de connaître la fin.

L'Empire d'Or ne fait malheureusement pas remonter cette trilogie dans mon estime. Je suis toujours convaincue par ce décor oriental, riche par ses couleurs, par ses créatures légendaires et son lexique exotique. Sous le charme de ces peuples à la fois pudiques et très émotifs, j'ai eu le coeur serré face aux exactions commises par Manizheh.

Mais j'ai aussi eu de grandes difficultés à accepter la crédibilité de certaines choses. Comme Manizheh elle-même. À quel point peut-on être aveuglé par la vengeance ? Ne se rend-elle pas compte du tyran qu'elle devient par ses décisions désastreuses ? Qu'elle répète le cercle vicieux qui a entraîné les daevas dans cette situation ? Ne se rend-elle pas compte que son propre peuple a peur d'elle ? Ses réactions soulèvent pas mal de questionnements sur la cohérence de son caractère et de ses choix.

Les cycles de fantasy plus politiques me passionnent, encore plus quand on plonge dans la dark fantasy, avec une effusion de sang et une pelleté de décès (quelle folie d'aimer ça…). Pourtant j'ai lu ce tome en diagonale. Même si je me suis attachée aux personnages, même si je me suis emparée de leur souffrance, l'évolution de l'intrigue est bien trop lente. Il ne se passe rien pendant une grande partie du roman, si ce n'est quelques trahisons et des stratégies à bâtir. Pour un roman de huit cents pages environ, ça manque de moments retentissants.

Nahri est une femme forte et intègre, intéressante à suivre. Pourtant c'est avant tout Alizayd et Dara qui m'auront le plus intriguée ici, par leurs pensées torturées et leur passé et avenir singuliers. C'était passionnant de connaître leur début, leurs déboires, et ce qu'ils comptent faire des prochaines années (voire des prochains millénaires).

Sans me soutirer quelques larmes, je dois reconnaître que les deux derniers chapitres sont déchirants, avec toutes ces salutations, tous ces adieux. J'ai pris conscience que malgré bien des défauts, je m'étais attachée aux personnages. Sans me manquer, ils auront marqué mon parcours de lectrice.

Je ne saurais dire si c'est en raison d'une intrigue politique un peu creuse mais le style m'a paru bien terne, en comparaison du décor. Ça manque de chaleur, avec des longueurs dues à des répétitions. Bref, ça a accentué mon envie de lire en diagonale une bonne partie du roman…



Je suis allée au bout par curiosité, ayant envie de savoir avec qui Nahri finirait, dans quelle situation seraient Ali et Dara. Ça aura été une lecture douloureuse, longue, avec peu de rebondissements et un ennemi difficilement cohérent. La morale est essentielle mais ne suffit pas à rehausser le niveau de cette saga. Je suis soulagée de passer à autre chose.



12/20


Les autres titres de la saga :
1. La Cité de Laiton
2. Le Royaume de Cuivre
3. L'Empire d'Or
- saga terminée -


2 commentaires:

  1. J'ai adoré pour ma part, et je n'ai eu aucun mal à croire à la,folie de Manizeh. L'histoire regorge de fous et de tyrans.

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    1. Je suis bien d'accord, mais ça m'a paru trop soudain, en dépit des ellipses temporelles. Mais je ne suis pas surprise que l'univers plaise, c'est dépaysant :)

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