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11 août 2022

Entremonde




Lors d'une course d’orientation, Joey, lycéen ordinaire, perd ses coéquipiers dans un épais brouillard avant d’avoir atteint le point de ralliement. Lorsque la nappe brumeuse se dissipe, Joey se rend compte qu’il a basculé dans une autre dimension, où l’enseigne McDo est vert et jaune, et où la personne qui ressemble à sa mère ne l’est pas. Il comprend alors qu’il fait partie des quelques élus détenant le pouvoir de voyager à travers des univers parallèles, ce qui n’est pas sans poser certains problèmes.
Dans cet Entremonde composé de plus de trois millions de planètes, il se retrouve au beau milieu d’une guerre entre deux puissances de forces comparables : d’un côté un empire basé sur les sciences, de l’autre un royaume où la magie règne en maître. Ces deux parties ont un point commun : elles sont bien décidées à empêcher Joey de continuer à voyager d’un monde à l’autre. Pour maintenir l’équilibre entre ces deux forces et lutter contre leur volonté de conquérir l’ensemble des dimensions et de tout détruire, le jeune garçon devra s’engager dans une armée composée de combattants identiques à lui-même, des Joeys venus de dimensions différentes. Notre héros devra apprendre à vivre dans ce nouvel univers, et affronter les grands maîtres de la magie : Sire Lamechien et Madame Indigo.

8 juin 2022

De bons présages




L'Apocalypse aura lieu samedi prochain, après le thé ! Ainsi en ont décidé, d'un commun accord, les forces du Bien et du Mal. L'Antéchrist va fêter ses onze ans. Son éducation a été supervisée par un ange, Aziraphale, et un démon, Rampa, résidents sur Terre depuis l'époque de la première pomme. Mais voilà, suite à un coup du sort, l'enfant a été échangé à la maternité. Le vrai Antéchrist se nomme Adam et vit dans la banlieue londonienne. Et ça, ça change tout ! Une course contre la montre commence alors pour l'ange et le démon qui, finalement, se disent que la race humaine ne mérite pas son sort...

25 févr. 2021

Anansi Boys




Comptable londonien sans envergure et sans histoires, Gros Charlie Nancy ne se distingue de la majorité de ses concitoyens que par une timidité maladive et une peur du ridicule qui confine à la paranoïa. Ah ! et accessoirement, il est le fils du dieu Anansi. Le problème, c'est que c'est son frangin, Mygale, qui a hérité des pouvoirs paternels. A l'aise en toute circonstance, doté d'un charme irrésistible, d'un bagout insolent, d'un mépris éhonté pour toute considération morale... tout l'inverse de Gros Charlie, qui a dû se contenter, lui, du sens des responsabilités et d'un goût pathologique pour le conformisme. Aussi, le jour où Mygale débarque dans sa vie pathétique, bien décidé à y mettre un peu de piment, ses ennuis ne font que commencer...

17 févr. 2021

Odd et les géants de glace




Dans un village nordique isolé, vit Odd, douze ans, un garçon à qui la chance ne sourit guère : son père n’est jamais revenu d’une expédition viking, et un arbre a écrasé sa jambe, le laissant boiteux. Cette année, l’hiver glacial ne se termine pas, rendant les villageois bougons et méfiants. Un aigle, un ours et un renard apprennent à Odd pourquoi l’hiver a envahi le pays : les géants de glace l’ont givré. Seul un garçon très spécial, malin, optimiste et à l’éternel sourire serait en mesure de ramener l’ordre chez les dieux, et la chaleur chez les hommes…

25 févr. 2020

La Mythologie viking




L’univers de Neil Gaiman est nourri par les légendes nordiques. Il revient à ses sources et nous raconte enfin la grande saga des dieux scandinaves qui l’ont inspiré pour son chef d’oeuvre American Gods. De la genèse des neuf mondes au crépuscule des dieux et l’ère des hommes, ils reprennent vie : Odin, le plus puissant des dieux, sage, courageux et rusé ; Thor, son fils, incroyablement fort mais tumultueux ; Loki fils d’un géant et frère d’Odin, escroc et manipulateur inégalable… Fières, impulsives et passionnées, ces divinités mythiques nous livrent enfin ici leur passionnante – et très humaine – histoire.

23 nov. 2017

American Gods




Dans le vol qui l'emmène à l'enterrement de sa femme tant aimée, Ombre rencontre Voyageur, un intrigant personnage. Dieu antique, comme le suggèrent ses énigmes, fou, ou bien simple arnaqueur ? Et en quoi consiste réellement le travail qu'il lui propose ? En acceptant finalement d'entrer à son service, Ombre va se retrouver plongé au sein d'un conflit qui le dépasse : celui qui oppose héros mythologiques de l'ancien monde et nouvelles idoles profanes de l'Amérique. Mais comment savoir qui tire réellement les ficelles : ces entités légendaires saxonnes issues de l'aube des temps, ou les puissances du consumérisme et de la technologie ? A moins que ce ne soit ce mystérieux M. Monde...

10 oct. 2015

L'Océan au bout du chemin




Synopsis :


            "Les adultes suivent les chemins. Les enfants explorent."
De retour dans le village de sa jeunesse, un homme se remémore les évènements survenus l'année de ses sept ans. Un suicide dans une voiture volée. L'obscurité qui monte. Et Lettie, la jeune voisine, qui soutient que la mare au bout du chemin est un océan...




Mon avis :

            Après ma petite déconvenue sur Coraline du même auteur, je voulais m’intéresser à un autre de ses titres afin de me fixer une opinion plus approfondie.

            Ni le résumé ni le début ne laisse à penser que nous tomberions dans une histoire fantastique où monstres et la sorcellerie se côtoieront. C’est pourtant dans une telle histoire que le lecteur atterrit.
            A l’occasion d’un enterrement, le narrateur regagne les paysages de son enfance pour la cérémonie. Pensif, errant, ses pas le conduiront jusqu’à la maison des Hempstock, les voisins de son enfance. De fil en aiguille, au détour d’une rencontre avec la doyenne de cette famille, l’homme mature va connaître une rétrospection de sa jeunesse dans laquelle des événements surnaturels interviennent. Avec le soutien de Lettie Hemptsock, de cinq ans son aînée, le jeune enfant devra s’armer de courage pour affronter le mal qui rôde et la tentation de succomber à ce monde de noirceur. Mais quel sera le prix de ce combat ?
            Le tout rédigé dans un style fluide et une intrigue onirique, Neil Gaiman invite son lecteur à un voyage au cœur de ses propres souvenirs.

            Les personnages sont particulièrement attachants.
            Notre jeune protagoniste de sept ans se voit attribuer un comportement naïf, candide mais surtout curieux. Sans ami, il se plonge volontiers dans le monde des livres pour assouvir sa soif de connaissances et d’aventures. Cela n’est pas pour plaire à ses parents, mais ces derniers n’agiront pas pour remédier à la situation.
            A l’instar du narrateur, Lettie Hempstock est une enfant assez solitaire. Il faut dire qu’elle ne répond pas aux « normes » de l’époque, prêtant des paroles assez confuses sur les caractéristiques du monde, émettant des hypothèses sur l’aspect fantaisiste de ce dernier.
            En parallèle de ses deux enfants, de leur légèreté et de leur innocence, les adultes qui les environnent nous apparaîtraient presque comme cruels, n’hésitant pas à infliger des corrections pour des « crimes » dont ils ne possèdent aucune preuve quant à l’implication de leur enfant.
           
            Le style est toujours aussi dérangeant. Si la plume est fluide et agréable à lire, Neil Gaiman fait en sorte que les thèmes évoqués soient pointés du doigt et il appuie là où ça fait le plus mal. La maltraitance familiale, l’adultère, tout y passe et la partie fantastique de l’œuvre ne sert qu’à accentuer et tasser ce malaise.

            Si je fus plus envoutée par L’Océan au bout du chemin que par Coraline, les deux livres restent assez proche par le contenu et la manière dont s’est relaté, bien que le premier soit bien plus mature que le second. Ce n’est toutefois pas encore le grand amour entre Neil Gaiman et moi, et je redoute à présent mes prochaines lectures de cet auteur, qui seront sûrement American Gods ou Neverwhere.


            En conclusion, une plume fluide et entraînante pour une intrigue onirique qui appelle à un repli sur soi et à se remémorer nos vieux souvenirs. Paradoxalement, le thèmes abordés confèrent un sentiment de malaise, qui contraste avec cet ensemble poétique. J’ai plus apprécié que Coraline, mais je ne suis pas encore tout à faire convaincue.



29 avr. 2015

Coraline





Synopsis :

            Coraline vient de déménager et découvre son environnement, une étrange maison qu'elle et ses parents partagent avec des voisins peu communs : deux anciennes actrices et un vieux toqué éleveur de souris savantes. "Je suis une exploratrice !", clame Coraline. Gare pourtant : derrière la porte condamnée, un monde magique et effrayant l'attend.



Mon avis :

            Pour la petite anecdote, c’est une amie, avec qui je m’entends très bien sur les goûts littéraires, qui m’a conseillé de découvrir Neil Gaiman, avec ses fameux American Gods et Neverwhere. Alors, quand je suis arrivée, toute fière, pour lui dire que j’avais enfin emprunté un livre de cet auteur avec Coraline, et qu’elle m’a dit ne pas connaître ce titre, je n’ai pas pu m’empêcher de rire.
            Pour un auteur d’une telle renommée, je préférais commencer par un roman plus basique, destiné à la jeunesse afin de ne pas être déçue si j’avais commencé par le meilleur, pour finir par les livres plus simples. Je pense que j’ai bien fait.

            Comme Randall a pu le dire, Neil Gaiman est le genre d’auteur qui a un style qu’on aime ou qu’on n’aime pas. Et on ne peut pas dire que je fasse partie de ses plus grands fans…

            Dés les premières pages, le lecteur perçoit que ce livre est destiné à la jeunesse. Nous sommes rapidement projetés dans l’intrigue, avec l’élément perturbateur qui intervient de suite. C’est justement perturbant… Je comprends qu’il faille d’emblée plonger le jeune lectorat dans l’action pour accroître son attention, mais je regrette tout de même que l’auteur n’est pas pris le temps de nous présenter davantage ses personnages, et en particulier Coraline naturellement, avant de nous « balancer » les péripéties. L’histoire commençait dont plutôt mal, même si j’ai persisté jusqu’à la fin dans ma lecture.

            Il est difficile de s’attacher au protagoniste. La petite fille nous livre peu ses pensées, ou alors ces dernières sont sombres, gênantes dans le sens où Coraline ne donne jamais l’impression d’être heureuse. Cela se comprend, un déménagement n’est pas un passage de la vie très supportable mais même à la fin, alors que tout devrait s’arranger pour elle, le lecteur ne perçoit pas clairement sa joie. Qu’on se le dise, je suis contre les romans jeunesses fleurs bleues et bisounours, qui n’apprend rien et ne prépare pas en rien, mais ici c’est vraiment très dur à supporter et je pense que, si je l’avais lu plus jeune, je n’aurai pas aimé, voire je n’aurai pas réussi à lire jusqu’à la fin. Même si je suis en accord dans l’idée que souhaite énoncer l’auteur, plus d’empathie envers Coraline aurait été bienvenue.

            Neil Gaiman détient aussi cette faculté à nous faire découvrir l’ « action plate ». C’est difficile à expliquer ce que j’ai ressenti, mais disons que l’action est perçue dans une sorte de recul, elle est là et en même temps elle n’est pas mise en avant et je ne me suis pas tellement sentie concernée par les aventures que vivait notre protagoniste. Cela me dérange en soi, car je vois mal comment un enfant pourrait aimer ou du moins comprendre ce genre d’intrigue.
            De plus, cette fin qui devrait être ressentie comme une fin heureuse est là aussi très reculée, très posée. Là où on s’attend à des effusions de bonheur entre Coraline et ses parents, on découvre finalement que peu de choses ont évolué. Personnellement, je l’ai interprété comme une sorte de satire de l’auteur, qui penserait que la vie humaine est faite de péripéties mais finalement ces dernières n’ont aucune emprise sur nous ; elles se déroulent dans notre vie puis l’individu retrouve son quotidien sans avoir forcément évolué dans sa personnalité (et là, vous vous dites que je pars loin de mon délire !).

            Le style est là aussi ambigu. Il est à la fois lourd, très direct, sans description ni détail, mais en même temps il est simple et le livre se lit très facilement, d’autant plus qu’il est court. De mon point de vue, ce n’est pas un style adapté pour un public jeune, mais je préfère ne pas trop m’avancer et lire un livre pour adulte afin de me faire une réelle opinion quant à cela.


            En conclusion, une lecture à la fois plaisante et laborieuse qui fut heureusement courte. Je ne regrette pas de l’avoir effectué, car Neil Gaiman est le genre d’auteur qu’il faut découvrir mais je ne suis pas totalement convaincue par l’ensemble de cette œuvre. Cela ne m’empêchera de lire des plus connues, comme American Gods ou Neverwhere.