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24 avr. 2026

Hänsel et Gretel, et autres contes de Grimm




Hänsel et sa sœur Gretel sont abandonnés dans la forêt par leurs parents, trop pauvres pour les nourrir. Après une longue marche, épuisés et hagards, les deux enfants découvrent une bien étrange maisonnette au toit en pain, aux murs en gâteau et aux fenêtres en sucre blanc…

20 janv. 2026

La Demeure des Mah-Haut-Rels




Les continents ont disparu, il n’y a plus de terres. Seuls le ciel et l’eau coexistent encore, formant un monde fluctuant aux perspectives infinies.
Les dernières communautés survivent à bord de dirigeables ou de radeaux-villes, subissant les caprices des vents et de l’océan. Du passé, il ne reste que les histoires des Seigneurs, les élus de ce monde à la dérive, ceux qui portent la mémoire du Temps d’Avant.
Regard est l’un de ces Seigneurs. Conteur émérite, il aspire à écrire l’ultime histoire, celle qui modèlera le monde à son image. Mais voilà que la tempête se lève et que sa barque est emportée par les flots noirs. Isolé au milieu de l’océan, furieux et impuissant, Regard attend la mort.
Il fait alors une rencontre improbable : un radeau dirigé par deux enfants qui se sont enfuis à la recherche d’une île légendaire, la dernière terre émergée du monde…
La Demeure des Mah-Haut-Rels.

23 mai 2025

Et à la fin, ils meurent : la sale vérite sur les contes




De l'Antiquité à Perrault et Grimm, Lou Lubie présente les versions authentiques et croustillantes des contes, où la fin heureuse s'arrose à la vodka et le prince n'est pas si charmant. À travers ces récits savoureux, l'autrice aborde avec humour une réflexion sur l'éthique des contes : violence, sexisme, racisme... une exploration culturelle et littéraire passionnante !

30 avr. 2021

Lyonesse, tome 3 - Madouc




Il y a bien longtemps, sur des îles aujourd'hui englouties sous les flots de l'océan Atlantique, s'étendait une contrée où le royaume de Faërie vivait en harmonie avec celui de la chevalerie, un monde de magnificence, d'aventure et de sombre magie. De ces Isles Anciennes, jadis, les ancêtres d'Arthur Pendragon s'étaient élancés pour atteindre les côtes de l'Angleterre... Et là vivait Suldrun, une princesse dont la beauté mélancolique déchaînait toutes les convoitises ; et pourrait servir l'ambition sans limite de son puissant et malfaisant géniteur, le roi Casmir de Lyonesse. Là vivait Suldrun, qui un beau jour vit surgir des eaux déchaînées le corps presque sans vie du prince Aillas de Troicinet...

26 févr. 2020

Lyonesse, tome 2 - La Perle verte




Il régnait alors, sur les terres des Isles Anciennes, chaos et infortune.
Aillas de Troicinet, désormais roi de l'Ulfland du Sud, devait guerroyer contre les Skas, qui jadis l'avaient réduit en esclavage, et contre l'ambition de son puissant et malfaisant voisin, le roi Casmir.

Ce dernier rêvait toujours d'étendre son empire au-delà de Lyonesse. Mais, selon une ancienne prophétie, seul le fils de Suldrun parviendrait à unifier l'ensemble des Isles Anciennes; Suldrun qui, avant de disparaître, n'avait enfanté qu'une fille...

Cependant, le monde de la magie menaçait de peser sur l'issue des conflits: la malice de la sorcière Desmëi s'était concentrée sous la forme d'une perle verte, semant luxure, envie et mort; et l'infâme Visbhume, à la solde de Casmir, avait ouvert une brèche à travers les mondes et le temps pour piéger Aillas et ses compagnons...

25 févr. 2020

La Mythologie viking




L’univers de Neil Gaiman est nourri par les légendes nordiques. Il revient à ses sources et nous raconte enfin la grande saga des dieux scandinaves qui l’ont inspiré pour son chef d’oeuvre American Gods. De la genèse des neuf mondes au crépuscule des dieux et l’ère des hommes, ils reprennent vie : Odin, le plus puissant des dieux, sage, courageux et rusé ; Thor, son fils, incroyablement fort mais tumultueux ; Loki fils d’un géant et frère d’Odin, escroc et manipulateur inégalable… Fières, impulsives et passionnées, ces divinités mythiques nous livrent enfin ici leur passionnante – et très humaine – histoire.

24 oct. 2019

Lyonesse, tome 1 - Les Jardins de Suldrun




Il y a bien longtemps, sur des îles aujourd'hui englouties sous les flots de l'océan Atlantique, s'étendait une contrée où le royaume de Faërie vivait en harmonie avec celui de la chevalerie, un monde de magnificence, d'aventure et de sombre magie. De ces Isles Anciennes, jadis, les ancêtres d'Arthur Pendragon s'étaient élancés pour atteindre les côtes de l'Angleterre... Et là vivait Suldrun, une princesse dont la beauté mélancolique déchaînait toutes les convoitises ; et pourrait servir l'ambition sans limite de son puissant et malfaisant géniteur, le roi Casmir de Lyonesse. Là vivait Suldrun, qui un beau jour vit surgir des eaux déchaînées le corps presque sans vie du prince Aillas de Troicinet...

9 oct. 2019

Les Sentiers des Astres, tome 0 - Dévoreur




Sommes-nous les jouets des astres ? Qu’est-ce que ces choses lointaines éveillent en nous, qui nous anime, et nous pousse à agir d’une façon qui nous étonne nous-mêmes ?

Au-dessus de la demeure de Vidal, l’éleveur d’ânes, une planète brille trop fort ; le comportement de cet homme paisible s’en ressent. Son amie Aube assiste, impuissante, à sa transformation. Parviendra-t-elle à l’arracher à cette influence néfaste, ou faudra-t-il attendre l’aide de Peyr Romo, le magicien des Monts de souffre ?

Dans la vallée de Pélagis, de vieux instincts s’éveillent, prêt à dévorer toute humanité dans le cœur des êtres…

Une plongée dans l’âme d’un monstre, dans l’univers des Sentiers des Astres.

20 déc. 2017

Chroniques hérétiques, tome 1 - Les loups d'Uriam




Tire-d'Aile vient à la vie dans l'atelier de Maître Saule, magicien particulièrement talentueux. Être de bois et magie, il découvre un monde féerique peuplé de créatures merveilleuses où les sylphes virevoltent dans le vent et où les animaux sont parfois d'éloquents orateurs. Là-bas, lorsque Phénix renaît de ses cendres et embrase le ciel le matin venu, les lunes plongent dans les profondeurs de la terre.
Mais les luttes de pouvoir et le destin forcent Tire-d'Aile à fuir, accompagné de son araignée de cristal et de la flamme de son foyer. Dans les villes fourmillantes, les forêts enchantées, les plaines des licornes, les tours immenses et les champs de bataille, ils lieront leur histoire à celle du monde.

18 janv. 2017

Ragnarök, la fin des Dieux




En pleine Seconde Guerre mondiale, tandis que les bombes pleuvent sur l'Angleterre, une jeune fille est évacuée à la campagne. Elle a bien du mal à comprendre le chaos qui l'entoure, mais un livre de mythes Scandinaves va venir bouleverser sa vie. Elle découvre un univers où une meute de loups poursuit inlassablement le soleil et la lune, un serpent gigantesque hante les profondeurs et des dieux se livrent à une bataille sans merci, détruisant la planète par leur inconscience.
A. S. Byatt crée avec La Fin des dieux un conte puissant et prophétique qui interroge notre propre mortalité.

14 nov. 2016

Le Livre de Perle




Tombé dans notre monde une nuit d’orage, un homme emprunte le nom de Joshua Perle et commence une vie d’exilé. Cette nouvelle vie fugitive, déchirée par un chagrin d’amour, est aussi une quête mystérieuse. Au fil du siècle, Perle rassemble un trésor pour défaire le sort qui l’a conduit loin de chez lui. Mais ceux qui l’ont banni et le traquent le laisseront-ils trouver le chemin du retour ? Perle a-t-il raison de penser que la fille qu’il aime l’attend toujours là-bas ?

28 oct. 2015

Contes des Royaumes, tome 3 - Beauté




Synopsis :

            Cette fois, c'est l'histoire de la Belle au Bois Dormant qui va se prendre un petit coup de neuf ! Bien sûr, on y retrouvera tous les éléments classiques de ce conte (le beau prince, la terrible malédiction, la jeune fille endormie et le château hanté) mais de nouveau revus à la sauce moderne ! Toujours aussi drôle et sexy.




Mon avis :

            Enchantée par la lecture du second tome, j’ai enchaîné sur ce tome final sans attendre pour enfin terminer cette saga (ça en fera au moins une de faite dans toutes celles entamées !).

            Comme son prédécesseur, cet opus est l’occasion de marier divers contes connus de notre enfance, comme la Belle au Bois Dormant mais également, la Bête et la Bête, le Petit Chaperon rouge, etc. Si j’ai eu peur que ce flot de récits entraîne un effet brouillon calamiteux, avec un lecteur (moua) perdu dans les détails de tous ces contes, l’auteure maîtrise assez bien son sujet pour ne pas nous perdre dans cette broussaille. Ainsi, si certaines choses étaient prévisibles dans cette intrigue, d’autres m’ont étonnement surprise, si bien que mon intérêt allait crescendo au fil de ma lecture.
            Je fus quand même un peu plus mitigée quant à la « prolifération » des relations amoureuses. Certaines sont logiques, coulent de source (nous sommes dans un conte, et il est difficile de l’oublier). Cependant, d’autres sont un peu surprenantes, allant jusqu’à réécrire des contes célèbres. Si cela confère une tournure ironique et un joli bras d’honneur à la morale prédéfinie, il n’en reste pas moins que ce n’est clairement pas une lecture pour les lecteurs masculins.
            Et comme dans tout conte qui se respecte, heu… non, oubliez ça. Parce que si la fin est positive pour certains des personnages, alors qu’ils peuvent rentrer paisiblement au bercail avec le sentiment d’avoir accompli leur quête avec brio, il n’en reste pas moins que cette fin est triste pour d’autres. C’est le goût du sacrifice qui nous est révélé ici.

            Je n’ai pas envie de trop m’attarder sur les personnages car cela risquerait de spolier méchamment l’œuvre.
            On retrouve quand même la reine Belle et le prince, qui forme un couple équilibré où se mêlent envoûtement et schizophrénie. Si le premier intervient souvent dans les récits merveilleux, le second accentue cet effet de modernisation des contes.
            On découvre également le Petit Chaperon rouge et son amant, qui n’est vraiment chose pas courante dans les contes. Mais je ne peux pas vous en dire plus, héhé !
            Enfin, les autres personnages sont mis au service des intrigues royales et politiques, avec toujours cette séparation clairement délimitée entre le bien et le mal. Rien de très original dans cet aspect-là de l’intrigue.

            Le style est aussi léger que dans les deux précédents tomes, et j’ai pour ma part apprécié ce mélange de familiarités dans les termes, vifs et piquants. Bien sûr, ce n’est pas un style auquel on s’attache tous les jours, mais une fois de temps en temps cela fait du bien !

            Dans l’ensemble, j’ai adoré cette réécriture de contes. L’auteure fait la part des choses en respectant certains éléments clés de ces derniers tout en modernisant l’ensemble avec nos valeurs et nos coutumes actuelles, si bien que chacun peut se glisser dans la peau d’un ou des personnages. Cela n’est peut-être pas la saga de l’année, encore moins du siècle, mais j’ai apprécié la découvrir.

            En conclusion, ce conte est une fois de plus l’occasion de mélanger les récits qui ont bercé notre enfance, tout en le modernisant avec des valeurs de notre époque. Si les personnages sont parfois très blancs ou trop noirs, la plupart n’en sont pas moins attachants. Une bonne fin de saga.





Les autres titres de la saga :
1. Poison
2. Charme

3. Beauté
- saga terminée -

18 oct. 2015

Contes des Royaumes, tome 2 - Charme





Synopsis :

            Rappelez-vous les horribles belles-soeurs, le carrosse magique, le bal enchanté, la pantoufle de verre et l’éternel amour né au premier regard… et à présent, ouvrez ce livre et plongez dans la véritable histoire de Cendrillon, telle qu’elle n’a jamais été révélée… Cendrillon, le conte de fées revisité : cruel, savoureux, et tout en séduction.




Mon avis :

            Un peu déçue par le premier tome, les suivants étaient tout de même assez courts pour que j’ai l’envie de les découvrir. Et puis comme je les avais déjà achetés, je me sentais un peu obligée de m’y mettre !
            Ma lecture quant au second tome fut bien plus savoureuse, quoiqu’il manque toujours un petit quelque chose sans avoir déterminé quoi.

            Comme l’indique la quatrième de couverture, ce second tome se penche sur l’histoire de Cendrillon, que nous visualisons tous comme une jeune felle lésée depuis sa plus tendre enfance, rabaissée au rang de servante par sa belle-mère sévère et martyrisée par les belles soeurs. Or dans ce roman, Sarah Pinborough nuance cela sans toutefois tomber dans l’inverse pur et dur, où Cendrillon serait choyée, etc (ce qui m’aurait très vite ennuyée). Non, Cendrillon garde son statut de femme servile, qui a néanmoins développé une certaine estime de soi au point de se plier à n’importe quel moyen pour obtenir son vœu le plus cher sans réfléchir à la conséquence de ces actes, ce qui la rend finalement plus attachante (quoique un peu irritante par moment) et humaine, puisque finalement elle possède et étend son égoïsme comme on pourrait nous-mêmes le faire.
            J’ai également apprécié, plus que dans le premier tome, les allusions et les passages sexuels. Ce n’est pourtant ce que je recherche le plus dans un roman, mais je trouve que cela confère ici une représentation plus humaine et réaliste de ces jeunes femmes qui se laissent guider par leurs pulsions, alors que cette caractéristique humaine et naturelle est complètement délaissée dans les vrais contes (eh bien, oui il ne faut pas choquer la jeunesse après tout !).
            De plus, la seconde moitié du livre diverge complètement du conte lié à Cendrillon puisque nous retrouvons des personnages et une situation bien connus du précédent tome, mélangeant ainsi les contes de notre enfance et complexifiant a minima cette intrigue. Selon moi, c’est un grand plus pour ce livre, car Sarah Pinborough a pris un risque en osant cela et s’en sort tout de même très bien. Et la relation Lilith et Blanche Neige est tout simplement exquise, très représentative de la société actuelle et des changements qu’elle subit.

            Les personnages sont pour la plupart attachants, notamment chez les hommes où Bouton au grand cœur et le cochet du carrosse de Cendrillon se partagent le beau rôle auprès de la jeune femme. Bon, comme j’ai déjà pu le dire, Cendrillon est assez irritante et égoïste, jeune femme immature ne pensant qu’à sa petite personne sans prendre en compte le vouloir et le ressenti des gens qui l’entourent. Pourtant, le repenti sur la fine est acceptable, elle devient plus gentille, altruiste, et donc attachante.
            On remarque également le manque d’ennemi dans ce récit, ce qui est assez surprenant dans l’univers du conte. Pas de monstres féroces aux crocs pointus et aux griffes acérées ni de kidnappeurs de princesse, le principal ennemi de l’intrigue est en réalité Cendrillon en elle-même, conférant une touche d’originalité réussie au récit.

            Le style est fort simple, tout le monde peut s’adapter à lui et prendre plaisir à lire les aventures relatées ici.
            Si toutefois l’enchaînement de l’action m’a légèrement titillée, puisque je trouvais que l’ensemble se déroulait bien trop rapidement, après réflexion (oui, ça m’arrive) je me suis dit que cela correspondait bien au rythme des contes, ce qui nous plonge davantage encore dans cette ambiance féérique.

            En conclusion, Cendrillon n’est pas mon conte favori, mais j’ai aimé me perdre dans ce récit modernisé où l’héroïne est en réalité son propre ennemi dans l’histoire. Le mélange de plusieurs contes apporte également un grand plus à cette histoire, la pimentant un peu. J’ai trouvé ce second tome bien plus réussi que son prédécesseur.





Les autres titres de la saga :
1. Poison
2. Charme
3. Beauté
- saga terminée -

14 juin 2015

Contes des Royaumes, tome 1 - Poison






Synopsis :

            Blanche-Neige, le conte de fées revisité : cruel, savoureux et tout en séduction.
Rappelez-vous l'innocente et belle princesse, la méchante reine impardonnable, le valeureux prince, la pomme empoisonnée et le baiser d'amour sincère...
... et à présent ouvrez ce livre et plongez dans la véritable histoire de Blanche-Neige, telle qu'elle n'a jamais été révélée ...



Mon avis :

            N’étant pas une férue des contes de fées, ce livre est tombé dans ma pile à lire en tant que cadeau d’une amie qui trouvait que je ne lis pas assez de légèretés. Il est vrai que j’ai du mal à m’accrocher à ce genre de récits, pourtant je me suis efforcée à le lire jusqu’au dernier mot.

            L’œuvre commence plutôt bien. Sarah Pinborough pose les bases dés le premier chapitre en rappelant que le roi part en guerre, en insérant des détails pour un public plus averti sur sa dernière nuit avec la reine. Le lecteur comprend d’emblée dans quel genre de récit il est tombe, et peut dés à présent savoir si ce dernier va lui plaire ou pas. En effet, l’intégralité de ce premier tome ne sera qu’un mélange de rappel du célèbre conte de Blanche Neige doublé d’une réécriture plus mature. L’idée m’a semblé à première vue intéressante et j’ai accroché pendant les cents premières pages. Or, finalement, ce fut presque une torture à terminer.

            Malgré un suivi plus ou moins correct du conte et la réécriture intéressante, il apparaît un manque flagrant d’action qui se fait sentir bien avant la fin du livre. Certes, il ne faut pas oublier que nous restons dans l’esprit d’un conte, la morale est plus primordiale que le récit en lui-même. Or, dans mon esprit, quitte à être dans une réécriture, autant pousser le culot en insufflant plus d’épopée ou autre. Une petite bataille à la fin n’aurait pas été de trop, par exemple.

            Les personnages sont pour la plupart sans surprise et par conséquent sans saveur. On retrouve une Blanche Neige plus belle et plaisante que la nature le permettrait, accompagnée des sept nains dont l’identité rappelle leur personnalité propre. Seule la reine est pleine de surprise car, bien que méchante, elle révèle une personnalité plus complexe et nuancée, elle qui ressent le doute et le regret. Elle nous apparaît là moins méchante, plus humaine.

            Il faut aussi apprécier l’humour, quelque peu sadique, qui rehausse de couleurs le texte.
            Malheureusement, ce sont de bien piètres arguments face à l’ennui ressenti au cours de la lecture. Peut-être lirai-je les deux tomes suivants si je les trouve gratuitement dans une bibliothèque, mais je ne ferai pas plus d’effort pour les lire.


            En conclusion, un premier tome intéressant par son idée de réécriture, mais qui n’est pas allé au fond des choses selon moi. Les personnages sont ternes, le manque d’action n’enchante pas à termine la lecture. Une déception pour moi.




Les autres titres de la saga :
1. Poison
2. Charme

- saga terminée -

17 mars 2015

Faërie

Synopsis :

            "Je me propose de parler du conte de fées, non sans me rendre compte de la témérité de pareille entreprise. La Faërie est un territoire dangereux qui renferme maintes chausse-trapes pour les imprudents et des culs-de-basse-fosse pour les présomptueux. Et je puis bien compter au nombre de ceux-ci, car si j'aime le contes de fées depuis que j'ai appris à lire, et que j'y ai bien souvent songé, je ne les ai pas étudiés d'un point de vue professionnel. Je n'ai guère été qu'un explorateur vagabond (ou un intrus) dans le pays, plein d'émerveillement mais non de savoir... ... Il est pourtant certaines questions auxquelles celui qui doit parler des contes de fées doit être prêt à répondre ou à tenter de répondre, quoi que les gens de Faërie puissent penser de son impertinence. Par exemple : que sont les contes de fées? Quelle en est l'origine ? Je tenterai de fournir des réponses à ces questions ou tout au moins les suggestions de réponses que j'ai pu glaner - principalement dans les contes mêmes, dans les quelques uns que je connais parmi la multitude de ceux qui existent."

Mon avis :

            Etant une grande fanatique des œuvres de Tolkien, et plus particulièrement de la trilogie du Seigneur des Anneaux, je ne voulais cependant pas me borner à cette trilogie et connaître d’autres œuvres.
            Si j’ai commencé par Faërie, c’est d’abord parce que c’est un recueil de nouvelles, donc une lecture courte et légère avec en prime un essai sur diverses facettes de la littérature fantaisistes.

            Comme je viens de le dire, Faërie se compose de plusieurs courtes nouvelles relatant toutes des choses différentes mais qui détiennent néanmoins un rapport évident, comme une sorte d’ode à la nature et aux créatures, réels ou imaginaires, qui la composent.

            Je ne rédigerai pas de petits avis sur chacune de ces nouvelles, ce serait trop complexe et ennuyeux, mais ce fut très simple à lire. Tolkien a l’art d’évoquer les choses dans un style assez lourd, mais qui finalement dans des termes simples et le suivre est très intéressant.
            On a légèrement du mal à se situer dans ces nouvelles, ce qui permet une universalisation, même si on se doute que, dans certaines, l’auteur évoque la Terre du Milieu.
            Le voyage est également un thème prépondérant dans ces nouvelles et c’est intéressant de suivre les personnages au travers de paysages liés à la forêt.

            Je tiens aussi à ajouter que ce genre de recueil intéresserait les amoureux des créatures et des univers fantastiques, car on apprend un peu plus sur la vision et l’objectif de ce grand auteur, mais même les plus récalcitrants peuvent y trouver leur compte.


            En conclusion, un recueil intéressant où les personnages ne sont pas tous attachants mais on prend plaisir à suivre leurs aventures. L’ode à la nature et aux créatures mythiques fut très plaisante à découvrir. Un bon recueil pour une bonne lecture.



8 mars 2015

Alice au pays des merveilles

Synopsis :

            "Quand le Lapin sortit une montre de son gousset, la regarda et reprit sa course, Alice se leva d'un bond car, en un éclair, elle réalisa qu'elle n'avait jamais vu un lapin avec un gousset et une montre à en sortir. Dévorée de curiosité, elle le suivit à travers champs, et eut juste le temps de le voir s'engouffrer dans un vaste terrier sous la haie. " Pourquoi Alice s'étonnerait-elle alors de rencontrer chemin faisant une Reine de Cœur, un Griffon, un Chapelier, un Lièvre de Mars ou de prendre le thé chez les fous ? C'est au pays des merveilles que l'a entraînée le lapin blanc, un pays où elle ne cesse de changer de taille, et où tout peut arriver. Un pays que Lewis Carroll met en scène avec une rigueur impeccable dans la loufoquerie. Loin de la mièvrerie du conte enfantin, cette nouvelle traduction restitue au texte anglais toute sa verdeur mathématique.

Mon avis :

            Pour avoir vu et revu l’adaptation Disney dans mon enfance, il était important pour moi de découvrir le texte original, avec tout de même une légère appréhension puisque, je dois l’avouer, Alice au pays des merveilles était loin d’être mon préféré…
           
            Il faut l’avouer, l’adaptation respecte au mieux le livre d’origine. J’ai pris énormément de plaisir à retrouver mes passages et personnages favoris, tels que le goûter du Chapelier accompagné du Lapin de mars ou encore le chat de Cheshire, créatures étranges permettant à Lewis Carroll de créer son propre monde fantastique.
            Certains personnages sont attachants donc mais malheureusement, Alice m’a trop agacée pour que je parvienne à m’immiscer entièrement dans cette histoire, pour mon plus grand dam ! Pour être plus claire, elle se pose trop de questions futiles, n’a pas les bonnes réactions envers les situations auxquelles elle fait face, il faut qu’elle impose aux autres tout ce qu’elle souhaite et elle se prend ainsi pour quelqu’un d’important alors qu’elle n’est finalement rien…

            L’histoire est assez intéressante mais elle mériterait davantage de soins dans les enchaînements et plus d’attardement dans les différentes péripéties. Selon mon point de vue, tout se déroule de manière trop brusque, comme si Lewis Carroll souhaitait se débarrasser au plus vite d’une corvée. Autant dire que je n’ai pas un bon ressenti vis-à-vis de ce livre.

            Le style d’écriture est lourd, pour un conte pour enfant, et je suis vraiment déçue de ne pas découvrir un livre qui me donnerait l’envie d’essayer d’autres œuvres de ce même auteur…


            En conclusion, une Alice agaçante, une impression d’une œuvre bâclée, décidément ce conte n’avait rien pour plaire. Seuls les passages concernant le Chat de Cheshire et le Chapelier m’ont paru agréable, ce qui est bien maigre pour une œuvre de cette envergure… Dommage.





31 janv. 2015

Perceval ou le Conte du Graâl

Synopsis :

Le jeune chevalier saura bientôt faire preuve de sa vaillance. La demoiselle son hôtesse n'est pas venue à lui dans un autre dessein que de lever en son cœur le désir de batailler pour l'aider à se défendre et défendre sa terre. Il lui dit : « Belle amie chère, ce n'est point le moment de montrer triste visage... Venez-vous mettre dans ce lit qui est assez large pour deux... » Elle répond : « Je viendrai s'il vous plaît. » Le jeune chevalier l'embrasse... Il l'a mise gentiment sous la couverture. La demoiselle accepte ses baisers sans qu'il lui en coûte beaucoup ! Ainsi furent-ils toute la nuit, l'un après l'autre et bouche à bouche jusqu'à l'approche du matin... Bouche à bouche et bras à bras ils ont reposé jusqu'à l'aube.


Mon avis :

            Lu dans le cadre de mes cours, j’ai eu grand plaisir de voir ce titre dans ma liste d’œuvres à lire pour ce second semestre. Etant férue des légendes (arthuriennes ou autres), j’avais l’impression d’avoir une lecture personnelle, et non imposée par les cours.
            Je ne fus pas déçue !

            Le style est certes très haché, difficile à digérer mais le contenu du livre en lui-même a une telle teneur que l’on passe facilement outre ces petites difficultés de lectures, qui en plus disparaissent une fois que l’on a pris le rythme.   
            En revanche, la lecture en ancien français fut très laborieuse, pour ne pas dire impossible. On se décourage à vite, à force de buter sur des mots que l’on ne comprend pas ou alors qui sont de faux-amis, par rapport à notre français courant.
            Ainsi, je ne saurais que trop vous conseiller de lire ce livre dans notre langue actuelle, vous échapperez à l’assaut des terribles migraines !

            L’histoire débute légèrement dans le flou. Des chevaliers dont on ne connaît le nom chevauchent et rencontrent un enfant curieux, mais là encore non identifié. On devine néanmoins qu’il s’agit des chevaliers du roi Arthur et que l’enfant s’appelle Perceval, bien qu’il ne le sache pas encore lui-même.
            Chrétien de Troyes représente un monde peuplé d’individus sombres, austères, avec l’intervention de magie, marquant ainsi son œuvre dans le genre fantastique, le tout mêlé à une bonne dose de principes et de morales fortes intéressantes, puisqu’on a du mal à les retrouver de nos jours…

            Les personnages ne sont pas attachants car ils n’ont pas une identité très profonde (juste des hauts faits qui prouvent leur courage, pas le fond de leurs pensées), mais le lecteur peut tout de même prendre plaisir à suivre leurs nombreuses aventures.

            Les aventures ne sont pas très palpitantes, étant donné que l’on se doute de l’issue certaine des combats, mais ce n’est pas pour autant que l’on s’ennuie ! Au contraire, le livre s’avale assez rapidement, preuve d’un certain rythme dans l’intrigue.

            La fin est très brutale. En fait, le narrateur indique bien que l’œuvre est inachevée, et les curieux auront forcément l’envie de lire la suite, bien qu’elle soit inexistante (enfin… il me semble !).


            En conclusion, un livre intéressant du point de vue du contenu. Il peut être difficile de se plonger dedans, mais on s’habitue rapidement au style haché et on n’a plus qu’à prendre plaisir !


14 sept. 2014

Contes de Charles Perrault


Synopsis :

"La Belle au bois dormant" ou "La Barbe bleue", "Le Petit Chaperon rouge", "Cendrillon" ou "Le Petit Poucet" appartiennent depuis longtemps à la tradition folklorique quand Perrault s'en empare et les renouvelle. Grâce à une parfaite maîtrise du récit, à un savant mélange de profondeur et de légèreté, il fait de ce fonds naïf et populaire un chef-d'œuvre de conteur et de moraliste : rien qui pèse ou qui pose en ces pages pleines d'humour, souvent, et d'ironie, écrites en une langue dont le naturel ni la grâce n'ont vieilli. Lorsque Perrault les fait paraître sous forme manuscrite en 1695, puis en volume deux ans après, ces histoires rencontrent un succès immédiat qui doit beaucoup à la mode que le conte de fées connaît alors dans les salons et à la cour. Mais la mode est passée, et cette littérature qu'on disait destinée aux enfants a ouvert à l'intemporel la présence devenue familière de ses personnages que chaque époque adopte comme s'ils étaient les siens.

Mon avis :

            A l’instar des nouvelles, il est difficile d’émettre un avis sur des contes, définis comme succins et moralisateurs. Cependant, je vais m’efforcer de retranscrire la portée principale de chaque conte, tout comme la morale qui peut en découler.

            Griselidis retrace la vie d’un Prince justicier qui a peur de l’infidélité des femmes, appelées le « beau sexe ». Un jour qu’il va à la chasse, il rencontre une jeune bergère, simple et vertueuse, prénommée Griselidis. Après le mariage s’ensuit des histoires de famille et des tests pour toujours s’assurer que l’épouse est vertueuse.
            Cette histoire peut être une mise en garde face au pouvoir destructeur de la jalousie, qui n’apporte que le mal autour de celui qui ressent cette émotion. De plus Charles Perrault fait ici l’éloge du mariage, qui se veut une représentation de la fidélité entre deux êtres.

            Peau d’âne relate l’histoire d’une princesse dont le père tombe amoureux après le décès de sa mère. Cette dernière va fuir cet amour immoral et, de par les épreuves éprouvés, va rencontrer son futur époux.
            Ce conte est une mise en garde contre les choses désignés comme interdites par les lois et principes qui régissent les sociétés. Cependant, elle dégage également un message d’espoir car tous les labeurs supportaient durant la vie mène forcément au bonheur, plus ou moins rapidement. Charles Perrault rédigea lui-même la morale de l’histoire à la fin du conte, que voici :
Il n’est pas malaisé de voirQue le but de ce Conte est qu’un Enfant apprenneQu’il vaut mieux s’exposer à la plus rude peineQue de manquer à son devoir ;Que la Vertu peut être infortunéeMais qu’elle est toujours couronnée ;
 […].

            Les souhaits ridicules décrivent les vœux simplets d’un bûcheron qui rencontre Jupiter, ce dernier lui permettant d’émettre trois vœux qui se réaliseront. Le bûcheron prononcera alors des vœux simples, liés à la nourriture et au silence de son épouse.
            La moralité de ce conte n’est pas difficile à percevoir ; Perrault cherche à montrer que l’homme simple ne cherche ni le pouvoir ni le profit, mais les simplicités de la vie, telles qu’un bon repas

            La Belle au bois dormant est un de ses contes les plus connus. Tout le monde a en effet déjà entendu parler de la jeune princesse condamnée à se piquet à un fuseau et qui dormira ainsi cent années. Cependant, une autre histoire a lieu, lié au Prince et à sa famille, et aussi à sa mère la Reine, descendante des Ogres.
            Charles Perrault le dit lui-même par la suite de l’histoire : l’hymen (on appelait ainsi le mariage, à l’époque) est heureux, même si il a lieu entre deux personnes d’âges différents.

            Le petit chaperon rouge est également très connu. Une petite fille doit apporter une galette à sa mère-grand et rencontre en route le loup qui lui demande ce qu’elle fait sur ce chemin. Apprenant où vit la vieille, il y court et la mange, avant de manger également le petit chaperon rouge, arrivée plus tard et qui s’était étonnée de la morphologie de sa mère.
            L’auteur a voulu ici montrer qu’il ne valait mieux pas écouter les conseils de tout individu rencontré au hasard des chemins, mais d’écouter ses aînés qui seront plus avisés.

            La Barbe bleue relate un mariage entre un homme redouté et une jeune femme curieuse. Un beau jour que l’époux part en voyage pour le travail, il lui tend un trousseau de clés en lui interdisant formellement de se rendre dans une des pièces. L’épouse s’y rend malgré tout, découvre ce qui y est caché avec effroi. Le mari revint et apprend qu’elle s’y est rendue. Il veut la tuer, mais l’arrivée des frères de la mariée l’en empêche et il se fait tuer.
            Charles Perrault glisse ici un blâme envers la curiosité, qui amène le plus souvent de la souffrance que le bien et le bonheur.

            Le Chat botté raconte comment un homme pauvre, qui n’a reçu en héritage que le chat de la maison, devint riche grâce à l’intelligence de ce chat.
            L’auteur veut ici nous faire comprendre qu’une situation n’est pas irrémédiable, elle peut évoluer dans le bon sens.

            Les fées est un joli conte où une mère favorise l’amour de sa fille au dépend de l’autre. Cette dernière recevra un don magnifique d’une fée, ce qui lui permettra de se marier au Prince. L’autre fille recevra un don ignoble, elle fuira ainsi dans les bois et se fera oublier de tous.
            Charles Perrault souhaite nous faire comprendre ici que la bonté sera toujours récompensée tôt ou tard.

            Cendrillon relate l’histoire d’une princesse maltraitée par sa belle-mère et ses belles-soeurs. Le Prince organise un bal, Cendrillon s’y rend grâce à la magie de sa marraine la Fée. Il en découle ainsi un mariage.
            Comme dans beaucoup d’autres contes ci-dessus, Charles Perrault cherche à nous montrer qu’il en faut jamais perdre espoir, même dans les moments les plus difficiles.

            Le petit poucet nous conte la vie d’enfants abandonnés retrouvant leur maison grâce à des pierres mais qui, au second abandon, se perdront et se rendront à la maison de l’Ogre. Ils survivront grâce à l’intelligence du Petit Poucet, qui arrivera à rendre sa famille riche.

Je ne manquerai pas de dire que c’est une lecture intéressante, qui apporte réflexion et morale.
Le style d’écriture est simple, fluide, les contes sont courts et célèbres. C’est une bonne lecture, préférable aux réécritures de ces œuvres.


En conclusion, un très bon moment de lecture, qui se lit rapidement entre deux gros pavés.