6 juin 2016

The Book of Ivy, tome 2 - The Revolution of Ivy






         Née pour trahir et faite pour tuer... sera-t-elle à la hauteur ?


J'ai tout perdu. Mon foyer. Ma famille. L'homme que j'aime.
Ce serait si facile de capituler, de fermer les yeux et d'attendre que la faim et la soif et raison de moi. Ou bien qu'une bête sauvage me trouve. Ou même un autre survivant... Mais je refuse d'abandonner. J'en ai terminé avec la lâcheté. Il est temps pour moi d'agir, enfin.
Bishop me l'avait bien dit, cet univers hostile ne pardonne pas la moindre erreur. Et au-delà e la barrière, c'est encore pire. L'hiver approche, et si je veux survivre, il va me falloir trouver de l'eau, des vivres, un abri. D'autres condamnés avec lesquels m'allier. Mais surtout, je vais devoir faire un choix : dois-je oublier ma vie d'avant, me venger de ceux qui m'ont trahie... ou mener, purement et simplement, la révolution ?
Car je ne suis plus une Westfall, ni une Lattimer. Simplement Ivy. Et je suis enfin libre.







            Enchantée par un premier tome extrêmement réussi pour de la Dystopie destinée aux jeunes adultes, je n’ai pu que m’empresser sur le tome 2 même si, oui je sais, j’ai tout de même pris un mois ou deux pour le sortir de ma PAL. C’est toujours mieux qu’un an !
       Je préviens d’avance, ce roman risque probablement de dévoiler des informations sur ce second tome, et ce sans que je pense à le prévenir (ça va se glisser comme un cheveux sur la soupe dans un moment de furie cérébrale XD).

       J’ai apprécié ce retour dans la dureté de la vie d’Ivy. On la retrouve abandonnée là où le précédent tome s’est terminé, si bien que je n’ai pas eu l’impression de l’avoir délaissée pendant ces deux mois passés loin de ce diptyque.
       Loin des doutes dont Ivy était assaillie quant au camp à choisir, Lattimer ou Westfall, elle se découvre une âme de survivante et doit faire face aux dangers que recèle la forêt. Un programme riche en perspective, ponctué par des rencontres hétéroclites mais non pas moins poignantes. Et stressantes aussi, selon les personnages auxquelles notre battante va faire face.
       Néanmoins, si les premières pages voire les premiers chapitres partaient bien, je fus davantage déçue par la suite. C’est bien beau de prendre le temps de décrire la vie en territoire naturelle, la dureté des températures ou encore cette vie sauvage confrontée à une perpétuelle menace de l’inconnu mais cela a tout de même pris trop de place sur un livre si court (trois cent vingt-deux pages), avec en plus des ellipses à gogo, bref pour moi ça n’avait pas tellement sa place ici.
       Alors bien sûr, dans la prévisibilité se conçoit le retour de Bishop. C’était impossible, après ses révélations à Ivy à la fin du tome 1, qu’il ne réapparaisse pas rapidement ici. Et je dois dire que je n’ai pas aimé certaines choses, par exemple qu’ils se fassent la tête et, la seconde suivante, s’embrassent comme si la fin du monde était dans deux minutes. Avant de se refaire la tête, bien évidemment. Cela crée des incohérences qui m’ont fait soupirer à plusieurs reprises, malheureusement.
       Et puis le conflit entre Lattimer Et Westfall, qui a pris toute la place dans le premier tome ne revient ici qu’à quatre-vingts pourcents pour se terminer sur une avalanche de rebondissements qui ne rime plus à rien.
Pour moi, la fin est ratée, le milieu est à peine potable, seul le début m’a vraiment fait plaisir. Fallait imaginer ma tête, j’avais un immense sourire puis peu à peu je me suis renfrognée comme pas deux, en ne souhaitant plus qu’une chose : la dernière page !

Parmi les personnages, on retrouve naturellement Ivy. Combattante et bien décidée à survivre, j’ai grandement apprécié le charisme qu’elle projetait dans la première partie du roman. Une fois Bishop revenu par contre, je l’ai détestée au plus haut point. Certes, ses pensées sont cohérentes et sa douleur compréhensible mais je n’ai pas compris les raisons pour lesquelles elle en fait toute une histoire et refuse de lui faire face. C’est complètement contradictoire avec la battante de la première partie, c’est comme si elle régressait, et je n’ai pas du tout aimé ce qu’elle dégageait.
Rien à dire sur Bishop, tout est mis en place afin que le lecteur (plus probablement la lectrice) tombe sous le charme de ce personnage masculin « parfait ». Il l’est peut-être un peu trop, dans le genre fantasme du garçon hyper tendre qui n’existe pas, mais on va dire que l’intrigue était un défaut plus gros encore pour que je rouspète là-dessus.
Parmi les nouveaux personnages, on découvre Ash (ce que j’adore ce prénom malgré sa signification…) et Caleb, deux frères et sœurs adoptifs, l’une expansive et l’autre renfrogné. Ce duo forme un équilibre très appréciable et j’ai aimé leur intervention dans la quête intime d’Ivy de se reconstruire une seconde vie. On se prend d’attachement pour ces deux-là très rapidement, ce qui est pour le mieux. Le seul défaut dans ce « couple » réside peut-être dans la confiance qu’ils accordent trop rapidement à Ivy et vice versa. Aucune transition n’a eu lieu, ce n’est pas très réaliste mais bon, passons.
Pour aller plus loin, je pense que l’amitié entre Caleb et Bishop est trop rapide à se faire. Deux-trois jours et hop ! ils rient ensemble comme s’ils se connaissaient depuis toujours, alors qu’habituellement Caleb réprouve tous les petits nouveaux, surtout s’ils provienne de Westfall.
Il n’empêche, à choisir entre le Renfrogné et le Gentillet, j’opte pour le premier. Avec son caractère taciturne mais honnête, son côté énigmatique et solitaire, Caleb est bien plus alléchant que le mari d’Ivy.

Quant à la famille d’Ivy et celle de Bishop, la scène finale a rajouté une ambiance de pathos qui ne m’a pas du tout plu. Trop d’émotions, trop de cris, trop d’excuses, ça sonnait feu et j’ai rigolé (non, pas ri mais bien rigolé) à plusieurs reprises, parce que c’est naze comme situation pour mettre fin à ce conflit qui dure depuis des années…

Heureusement, la plume a fait que ça se lit toujours bien. Sincèrement, on ne voit pas les pages défiler et j’aimerais que tous les livres aient cette légèreté pour pouvoir les dévorer plus vite (et donc en dévorer plus, héhé !).

En conclusion, un second et dernier tome décevant. L’intrigue partait bien mais l’auteure a trop usé des ellipses, a trop retardé le « final explosif » si bien que j’ai vite fini par me lasser de cette inactivité ambiante pendant une grosse partie de l’intrigue. Et pour le final qu’elle en a fait, c’est d’autant plus décevant ! Heureusement que la plume et les personnages, surtout les nouveaux, sont toujours aussi attrayants, cela a permis de finir le livre plus rapidement. Je finis ce diptyque sur une petite déception, alors que ça partait tellement bien…



14/20



Les autres titres de la saga :
2. The Revolution of Ivy
- Saga terminée -


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