31 mars 2020

La Ville sans vent, tome 1




A dix-neuf ans, Lastyanax termine sa formation de mage et s’attend à devoir gravir un à un les échelons du pouvoir, quand le mystérieux meurtre de son mentor le propulse au plus haut niveau d’Hyperborée.
Son chemin, semé d’embûches politiques, va croiser celui d ‘Arka, une jeune guerrière à peine arrivée en ville et dotée d’un certain talent pour se sortir de situations périlleuses. Ca tombe bien, elle a tendance à les déclencher…
Lui recherche l’assassin de son maître, elle le père qu’elle n’a jamais connu. Lui a un avenir. Elle un passé. Pour déjouer les complots qui menacent la ville sans vent, ils vont devoir s’apprivoiser.



Un grand merci aux éditions Hachette et à la plateforme NetGalley pour ce partenariat.

Pourquoi ce livre ? D'abord attirée par cette couverture sublime, je me suis arrêtée sur ce titre pour son résumé qui promettait un univers uniques et des personnages forts. Je ne fus pas déçue.

La Ville sans nom est un premier tome loin d'être une simple introduction. Si la contextualisation des deux protagonistes peut sembler longue et harassante par la multitude de détails sur la ville, l'institution des mages et j'en passe, c'est pour nous mâcher le travail pour la suite et rendre la seconde moitié et bien entendue la fin plus rythmée.
Je suis en désaccord avec moi-même sur l'originalité de l'ensemble. Oui c'est possible. Je trouve que certaines choses font penser à d'autres romans dans le même genre, je pense notamment au gros carton de La Passe-miroir, même si les deux héros n'entretiennent pas de même lien, ou encore The Paper Magician. Pour autant, l'intrigue prend une tournure tout à fait détachée de ces deux autres titres, si bien qu'on obtient quelque chose de vraiment particulier.
J'ai adoré l'ambiance de la ville d'Hyperborée, alors qu'on y passe un temps restreint. Les visions et souvenirs d'Arka la disciple permettent également d'avoir un aperçu du monde entier, et la fin donne envie de s'y plonger.

Le système de magie n’a quant à lui rien d’original hormis son appellation. Dépendant de la force mentale et physique du mage, il use de glyphes et de sceaux pour parvenir à ses fins. Néanmoins l’usage dont ils ont font preuve permet de se démarquer des autres œuvres usant de ce même système.

Les personnages sont loin d'être charmants mais c'est également une force du récit. Un temps sans se croiser, leur destin va se lier par le gré du hasard, mais à contre coeur pour Lastyanax. Ce jeune mage prometteur est élu à la tête du ministère du Nivellement, celui qui gère les problèmes liés à la ville. En effet, son mentor et prédécesseur, le mage Palatès est mort au tout début et va le conduire à jouer double jeu. Arka, elle, est une jeune adolescente de treize ans qui ressemble à une garconne ou une sauvageonne et, pour cause, elle a été élevée par les Amazones, ennemies d'Hyperborée. Tous les deux caractériels, on peut dire que la communication va avoir du mal à passer jusqu'à la fin, où le brusque changement d'opinion et le nouveau lien qui se crée me paraît fort peu crédible tellement il est soudain… mais soit.

Je ne savais pas à quoi m'attendre pour le style. Je savais que le livre était jeunesse, sans savoir précisément la tranche d'âge. Finalement c'est plus un langage young adult, avec de belles tournures de phrases et un langage plus relevé. Sans être non plus complètement envoûtant, il a ce petit quelque chose de plaisant qui nous entraîne. J'ai donc bien aimé ce style, même s'il ne se démarque pas.



Un bon premier tome dans l'ensemble. Loin d'être uniquement introductif, l'autrice pose d'emblée une base solide, développant des personnages au tempérament fort et marqué pour laisser une trace dans l'histoire et dans notre esprit. La première moitié sert surtout à contextualiser toutes les choses importantes mais tout bascule dans la seconde moitié et on lit avec plus d'avidité la suite de ce récit. Enfin, si certains éléments peuvent faire penser à d'autres séries à succès, qu'on ne s'y méprenne, y'a des idées personnelles et des péripéties uniques pour vraiment nous faire aimer l'univers. L'épilogue est d'ailleurs une fenêtre ouvert sur la grandeur de celui-ci, et j'ai hâte de le découvrir davantage. C'est donc un premier tome sympathique !



15/20





Les autres titres de la saga :
1. La Ville sans vent
- saga en cours -


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