17 janv. 2017

Salomé



         
 A la fin du XIXe siècle, le mythe de Salomé suscite chez les artistes une fascination à nulle autre pareille : la princesse de Judée, qui incarne la femme " naturelle, c'est-à-dire abominable " selon le mot de Baudelaire, devient une figure majeure de l'imaginaire décadent, inspirant indifféremment peintres, poètes et romanciers. De cette danseuse fatale, Wilde donna dans Salomé (1893) l'une des interprétations les plus marquantes de l'histoire de la littérature. La tension croissante de ce drame en un acte traduit la montée du désir monstrueux de Salomé, la fille d'Hérodias, pour le prophète Iokanaan. Cruauté, sacrilège, étrangeté et érotisme se mêlent dans cette pièce dont Mallarmé salua les perpétuels traits éblouissants et dont Pierre Loti a pu dire : " C'est beau et sombre comme un chapitre de l'Apocalypse. "



       
      Si cette chronique promet d’être courte, elle ne rendra probablement pas honneur au livre, malgré une découverte plus qu’agréable.

       Narrant le mythe de Salomé, on va découvrir l’épanchement de la jeune femme envers le prophète Iokanaan, une attirance qui va conduire à une fameuse danse et à la fin de bon nombre de têtes.
       C’est gore, c’est glauque, c’est lié à la mythologie chrétienne, il faut aimer tout cela pour aimer la pièce baroque de Wilde.
       Pour moi, ce fut le petit bonheur. J’aime la mythologie, j’adore la période baroque et je ne rechigne jamais devant une lecture sombre. Tous les ingrédients étaient réunis pour que je passe un excellent moment, et ce fut en effet excellent.

       La pièce est courte, rythmée, on ne s’ennuie jamais et on tourne les pages très facilement. C’est idéal à lire entre deux grosses lectures, si on a du temps à perdre et des envies de découvrir un classique.
      
Ceci dit, si je devais choisir entre les deux, je conseillerai davantage Le Portrait de Dorian Gray, un roman plus à même de plaire par son sujet, ses personnages, et les petites citations bien connues aujourd’hui.

Le style est accessible, ce fut une fois de plus une agréable surprise. Cette pièce se découvre réellement sans difficulté aucune, un petit bonheur pour les amoureux du genre.

      En conclusion, une pièce sympathique qui retrace le mythe de Salomé, la danseuse au corps magnifique. Que ce soit la perte de la jeune femme ou la naissance d’une religion, ce récit est riche en événements, il devient impossible de s’ennuyer. Une agréable découverte, qui me donne envie d’en connaître plus sur les œuvres de Wilde.


14/20

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