22 janv. 2017

A rebours



         
   

Des Esseintes : Le héros fin de siècle par excellence ! Cynique, misogyne et romantique à l'extrême. Aristocrate oisif, isolé, il se livre à une méditation sur l'existence, l'art, la religion, les femmes... Il fouille l'expérience de l'ennui jusqu'à l'écoeurement. Son acuité intellectuelle de même que le raffinement de ses sens lui font mépriser le vulgaire tout en éprouvant l'inévitable souffrance d'une sensibilité trop aiguisée.


            
    Lu dans le cadre de mes cours, j’étais très contente que mes pas me mènent une fois de plus dans la production de Huysmans, une agréable découverte avec son Là-bas, le premier roman de la trilogie Durtal.

       Cette fois-ci nous suivons les pas de Des Esseintes, personnage décadent pas excellence. Le décadentisme, c’est le mouvement qui suit le naturalisme de Zola, et qui conduit à montrer l’échec de ce dernier en présentant l’humanité telle que les écrivains décadents la concevaient.
       Ici, c’est avant tout lié sur le matérialisme que Huysmans va se pencher, jalonnant son récit de très nombreuses descriptions d’apparence riches ou encore des énumérations d’écrivains connus, qu’il critique pourtant. Quand on sait qu’il ne considère que Barbey d’Aurevilly, on comprend à quel point Huymans déteste les productions passées.

       A rebours, c’est également le livre où il ne se passe rien. On découvre simplement la maladie (et la folie ?) du personnage, une maladie qui ronge le corps au même titre que la décadence dans les œuvres littéraires. Une métaphore qui m’a plu, même si aujourd’hui ce procédé est devenu facile à l’emploi.

       Des Esseintes incarne le personnage horripilant par excellence. Malade et riche, il donne des ordres et pousse des recherches insensés. Pourtant on prend un certain plaisir à suivre les pas, les pensées, de ce personnage totalement décalé.

       La plume est très facile à comprendre et accéder, et on prend selon moi plus de plaisir à découvrir et redécouvrir un Huysmans qu’un Balzac !

       En conclusion, malgré une redondance des descriptions, j’ai pris plaisir à fouler les pas saugrenus de Des Esseintes. Un classique à découvrir et redécouvrir sans modération ! 


14/20


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