21 juin 2016

La Passe-miroir, tome 2 - Les Disparus du Clairdelune





               Fraîchement promue vice-conteuse, Ophélie découvre à ses dépens les haines et les complots qui couvent sous les plafonds dorés de la Citacielle. Dans cette situation toujours plus périlleuse, peut-elle seulement compter sur Thorn, son énigmatique fiancé ? Et que signifient les mystérieuses disparitions de personnalités influentes à la cour ? Ophélie se retrouve impliquée malgré elle dans une enquête qui l’entraînera au-delà des illusions du Pôle, au cœur d’une redoutable vérité.








          Comme toujours pour les coups de cœur (comme ça vous n’aurez pas de surprise sur mon ressenti final :P), j’ai du mal à écrire la chronique car j’ai peur de ne pas assez bien rendre compte de mon ressenti, de l’univers, etc. Mais bon, quand faut se lancer, ben faut se lancer !

       Le début commence exactement comme je le souhaitais, dans l’extrême continuité du premier tome. De quoi se remémorer immédiatement l’intrigue du tome 1 et sentir son cœur se serrer à l’idée de retrouver Ophélie, Bérénilde, Thorn, Farouk, Archibald et j’en passe.
       Sans entrer dans les détails, j’ai tout de même eu l’impression que l’intrigue, la véritable, celle que présente le résumé officiel de la quatrième de couverture, tardait à se lancer. Le côté positif de la chose, c’est que Christelle Dabos introduit en toute discrétion les indices permettant de résoudre la future énigme. Et quelle énigme ! Où sont passés les mystérieux disparus et de qui proviennent les lettres de menace que reçoit Ophélie ? Mystère et boule de gomme !
       La première moitié est donc longue à démarrer et si j’ai tout de même apprécié ma lecture, je ne comprenais pas en quoi résidait le coup de cœur (nombreux sur la blogosphère) des autres lecteurs. Il me fallait pour cela découvrir la seconde partie où tensions politiques et retournements de situation jonchent le récit à tel point qu’on n’a plus envie de lâcher le livre !
       Et puis la fin… Horrible et superbe à la fois, elle donne juste envie d’enchaîner directement sur le troisième tome. L’attente va être une torture.

       Un autre point positif de cette histoire porte sur les Bribes qui s’immiscent entre les parties. On en apprend un peu plus sur les esprits de famille, leur enfance, leur rôle, leur éducation, etc… Si certaines choses me sont restées obscures tout du long, j’ai su apprécier le caractère humain que cela leur confère.
       De plus, l’univers subit une ouverture importante sur d’autres Arches annexes et on devine que la suite de nos aventures nous amèneront dans des confins encore inconnues mais que j’ai déjà hâte de parcourir !

       Je ne veux vous en dévoiler davantage car il faut garder toute la surprise pour savourer mais n’hésitez pas ou plus, foncez !

       Les personnages sont toujours aussi attachants à suivre.
       Ophélie renouvelle l’exploit de sa force mentale sans perdre sa grandeur d’âme ou l’innocente qui la caractérisaient si bien dans le premier tome. Toujours aussi maladroite et d’apparence chétive, elle va endosser une succession de rôles à la cour qui la rendront plus mature encore.
       La grande réussite de ce tome repose sur Thorn. L’auteure joue avec, laisse planer le soupçon sur ce qu’il ressent jusqu’à l’implosion finale qui a su m’émouvoir au plus haut point. Comme quoi, le Taciturne a su acquérir mon attachement.
       Bérénilde gagne également en intensité. Bien que plus discrète dans ce tome en raison de sa grossesse et de sa place bancale à la cour, elle présente également une nouvelle part de sa personnalité qui la rendront plus attachantes. On comprend tout de suite qu’Ophélie n’est plus seule et ça donne envie de connaître l’évolution prochaine de leur relation.
       Farouk, lui, est difficile à appréhender. Lunatique au possible, ses regains d’intérêt envers Ophélie sont inquisiteurs et surprenants, on se demande ce qui peut bien l’intéresser venant d’elle, vu qu’elle est tout de même singulière, comparée aux nobles de la cour.
       Mention spéciale à Archibald, personnage fétiche par son tempérament moqueur et détaché, qui devra subir bien des épreuves dans ce tome-ci…

       Quant à la plume, on retrouve la douceur de Christelle Dabos avec un plaisir non-feint et on se laisse couler entre les pages sans plus prendre conscience du temps qui passe. Une grande réussite dont je ne me lasserai jamais de découvrir !

       Quant à la couverture, je ne la trouve pas aussi magnifique que certains avancent mais il est certain qu’elle représente parfaitement les paysages que le lecteur s’imagine au détour des pages.

       En conclusion, un second tome un tantinet long à démarrer mais qui ne laisse finalement aucun doute sur le coup de cœur ambiant. Les intrigues de la cour sont plus virulentes que jamais, elles se multiplient sans commune mesure jusqu’au final explosif. Les personnages deviennent tous attachants, d’autant que certains se dévoilent enfin. Et la plume harmonise l’ensemble dans un halo de douceur. Une parfaite maîtrise pour un tome encore meilleur que son prédécesseur.


20/20



Les autres titres de la saga :
2. Les Disparus du Clairdelune
- saga en cours -

7 commentaires:

  1. J'attends le suivant avec tellement d'impatience <3 !!

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    1. Moi aussi, je sens que ça va être long d'ici le troisième !

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  2. c'est une saga que j'adore !! j'attend beaucoup le tome 3 parce que c'est vraiment une saga extraordinaire ! *-*

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    1. Ouip, je suis bien d'accord ! La saga a son charme et c'est un vrai plus pour la littérature française =)

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  3. J'ai aimé me replonger dans cette lecture en lisant ta chronique ! C'est vrai que la deuxième partie a été particulièrement addictive !

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    1. Hihi, contente que mon avis t'ait rappelé de bons souvenirs ! =)
      Oui, la première fut longue à se mettre en route mais ensuite, pfiou ! Ca se lit tout seul !

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  4. J'ai TELLEMENT envie de le lire !! Le tome 1 a été un géant coup de coeur, l'univers de Christelle Dabos est juste splendide *_*

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