25 sept. 2019

Beauregard, tome 3 - La Nuit des Égrégores




Le tournoi des ombres entraîne Georges Beauregard en Egypte où un canal va être inauguré, à Suez, en présence des dirigeants des plus grandes puissances. Un étrange phénomène est en effet signalé dans le désert. Se peut-il qu'une menace pèse sur l'événement, voire sur le monde ? Et tout cela pourrait-il avoir un rapport avec les tragiques incidents qui menacent la Féerie, à Paris ? Beauregard, aidé de ses compagnons, ne va pas chômer. Surtout s'il souhaite, en plus, découvrir enfin la vérité sur ses origines.



Pourquoi ce livre ? Dans mon envie de venir à bout de quelques sagas afin de faire descendre le nombre des “en cours”, j’ai attaqué La nuit des égrégores, me souvenant de la légèreté du ton. C’est pile ce dont j’avais besoin, deux semaines avant ma soutenance de M2 ;-)

Ce troisième tome ouvre les portes des Enfers. Georges Beauregard, privé de son assistante depuis la fin du dernier volume, plonge dans une faille qui le rapproche de ses origines et l’empêche de prendre conscience de la réalité. L’impératrice (ou la reine, je m’excuse pour la confusion) a lancé un plan immense pour fustiger les Faes, ces créatures dotées de pouvoirs ou tout simplement différentes des Humains. La guerre civile est déclarée, et le sang coule et repaît les âmes des bas-fonds...

La Nuit des Égrégores m’a paru fortement différent de ces deux prédécesseurs. Le rythme est toujours là mais l’auteur, Hervé Jubert, m’a donné l’impression de vouloir tout faire contenir dans cet ultime tome. De la découverte à un peuple de l’ombre au soulèvement des hautes autorités jusqu’à la traversée de la moitié du globe, on a sillonné une bonne partie des possibles en un temps record, moins de trois cents pages. Si certaines choses flirtent bien ensemble, d’autres ont été tellement condensés qu’elles m’ont fait l’effet d’un brouillon mal exploité.
De plus, je suis déçue que les révélations sur le passé de Georges Beauregard ne mettent pas en scène les réactions de ce dernier. En fait, pire que cela, je trouve que le héros éponyme n’apparaît pas assez dans ce volume qui lui est dédié. J’ai ressenti comme un gros manque et, malgré le rythme enlevé de l’intrigue, j’ai eu du mal à garder mon attention longtemps sur ma lecture.

Hormis la situation de Georges, j’ai apprécié les réactions et actes de chaque personnage. Ce qu’il advient du souvenir de Jeanne, de son compagnon, m’a touché et j’ai été agréablement surprise d’apprécier son retour. Condé m’a également fait sourire un nombre incalculable de fois, et je dois dire qu’il m’a aussi ému par certains côtés…
Le nouveau personnage incarné dans le roi des souterrains m’a également beaucoup plu, même si je trouve qu’il aurait pu être mieux exploité, lui aussi.
Quant à la méchante impératrice - ou quelque soit son statut (j’insiste sur mon oubli, j’assume) - je suis déçue de ne pas avoir assisté à sa déchéance, l’évolution de sa personnalité. Cela aurait été un tournant assez appréciable, surtout après ce qu’elle a fait.

Le style convient toujours autant. Léger et fluide, il permet une lecture rapide (si toutefois l’esprit est dans de bonnes conditions !). Néanmoins, il faut veiller à ce que rapidité n’embrouille pas les sens et la compréhension, comme cela m’est arrivé ici…



Un troisième et dernier tome moins bon que les précédents, mais qui conclue dans un rythme galvanisé cette saga. Je reconnais m’être attachée à la plupart des personnages et certains iront jusqu’à me manquer. Toutefois trop de choses sont restées brouillonnes dans mon esprit, et je regrette cette sensation de rester dans le flou. De bonnes idées, mais un manque réel de développement. Dans l’ensemble, cela reste une bonne saga, légère de bout en bout,et cocasse dans ses notes (qui pour rappel disparaissent dans le tome deux).



12/20




Les autres titres de la saga :
1. Magies secrètes
2. Le Tournoi des ombres
3. La Nuit des Égrégores
- saga terminée -


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