9 janv. 2015

Les trois lunes de Tanjor, tome 1 - Le peuple turquoise






              Quelque part en mer, dans un monde ravagé par les guerres et la peste depuis des millénaires... Arekh, un galérien au passé mystérieux et trouble, est arraché à une mort certaine par une belle inconnue qui se révèle n'être autre que Marikani Aya Arrethas, héritière de la lignée des rois-sorciers d'Harabec. Accompagnés d'une suivante et d'un autre esclave sauvé de la noyade, les rescapés vont tenter de rallier la cité natale de la souveraine. Mais pour cela, ils devront déjouer les nombreuses embuscades tendues par l'émir, l'irréductible ennemi de la jeune femme. Des pics aux mines souterraines, du palais d'été des rois d'Harabec à la Cité des Pleurs, c'est une course-poursuite aux mille périls qui va s'engager...





            Choisi par Ratkiller (merci à lui) dans le cadre du challenge Destockage de PAL, tenu et entretenu par Zina et Licorne, le résumé me plaisait énormément – c’est d’ailleurs sûrement pour cela que la trilogie traîne dans ma pile à lire – et je suis très heureuse que Ratkiller ait porté son attention sur ce livre ! Il mériterait un bisou !
      
       Ce premier volume est une mine d’informations. Le lecteur en apprend énormément sur un court laps de temps, mais d’une manière qui ne rend pas un effet brouillon ou de flou total. Tout est maîtrisé, les informations se tiennent et c’est un véritable régal de la fantasy !
       La mythologie est intéressante, totalement inventée, et mise en avant par des fidèles qui croient encore en eux et les respectent intensément.
       Les décors sont succinctement décrits mais les auteurs collaborateurs en disent assez pour que le lecteur se repère facilement.

       En ce qui concerne l’intrigue, elle est rondement bien menée. Le lecteur tombe directement sur un sauvetage puis il  apprend progressivement des informations sur les personnages sauvés, entre les amitiés et les inimitiés qui se forment à partir de là. Ensuite, c’est une course poursuite jusqu’à Harabec, capitale où doit se rendre un membre imminent du groupe que l’on suit tout le long de leurs aventures.
       Je n’en dirais pas davantage sur l’intrigue, mais il faut savoir qu’il y a un bon rythme et toujours un rebondissement qui tient en haleine.
       Le seul défaut que je vois par rapport à l’histoire en elle-même, c’est que le temps passe très rapidement sans que le lecteur en ait forcément conscience (ou alors, j’étais fatiguée pour cause de partiels, et là, ce serait entièrement de ma faute). Mais ce que j’entends par là, c’est que, par exemple quand ils se reposent dans un château, plusieurs semaines se déroulent avant qu’ils ne repartent vers Harabec et cela va se résumé en quelques paragraphes seulement. Aussi on passe d’une scène à l’autre sans lien, et c’est quelque peu perturbant, même si cela ne dérange pas en soi la compréhension de l’œuvre dans son ensemble.

       Les personnages ne sont pas créés pour être attachants mais pour paraître extrêmement réels.
       Marikani a par exemple une personnalité très profonde puisque elle n’hésite pas à intervenir dans des situations délicates pour défendre ses principes et la vie des autres. Elle apparaît comme un individu agréable à vivre, qui a beaucoup d’esprit et de beauté, sans qu’elle en vienne à avoir un comportement hautain et des idées de grandeur.
       A l’inverse, Arekh, galérien au tout début de l’œuvre et dont on suit les pensées tout le long de l’intrigue, est fait pour être une tête brûlée, quelqu’un à qui on n’aurait du mal à accorder sa confiance. Pourtant, il s’adoucit au cours de l’aventure, et il devient plus vivable, néanmoins avec une personnalité forte.
Liénor, la suivante et amie de Marikani. Elle est présente dans l’œuvre, malgré sa grande discrétion, pour mettre constamment le doute sur ce qui se déroule. Et c’est très réussi !
      
       Le style n’est ni fluide, ni lourd. Au vu de ce qu’il rapporte, je pense qu’il est juste parfait, adapté au récit : à la fois détaché et vif.

       Enfin, la fin du livre est tout simplement… indescriptible. On sentait une tension allant crescendo, et les révélations ont lieu dans les toutes dernières pages. Et quelles révélations ! Je ne vous en parlerai pas, naturellement, mais cela ne peut que donner envie de lire la suite des aventures d’Arekh et de Marikani…

       En conclusion, un premier volume qui plante le décor et l’intrigue avec succès, des personnages réalistes par leur profondeur et leur divergence de points de vue et une fin alléchante. En résumé, un excellent premier tome !





Les autres titres de la saga :
1. Le peuple turquoise
 - Saga terminée -


9 commentaires:

  1. C'est un de mes livres préférés (l'intégrale de la trilogie), et je suis vraiment ravie qu'il t'ait plu !

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  2. Par contre le résumé est con ! La galère sur laquelle se trouve les perso au tout début n'est pas en mer, mais sur un très grand lac, bien à l'intérieur des terres. À se demander si l'auteur du résumé a bien lu le livre !

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  3. C'est un bon livre, il avait toutes les chances de me plaire ;)

    Ah oui, je n'avais même pas remarqué l'erreur ^^' Au moins, ce n'est qu'un petit détail, c'est pas comme si il se plantait dans les noms.

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  4. C'est sûr, mais ça ne fait pas vraiment sérieux ^^' (Et j'ai une préférence pour les premières éditions Bragelonne :p)

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  5. Youpi un bisou, content qu'il t'ai passionné , je lis le premier et on se fait une LC pour la suite XD

    Envie de le lire moi :(

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  6. Oui, oui !! Une LC !!! :D (faut que je lise le tome 2 pour un autre challenge ^^)

    Tire pas cette tête et trouve le temps de le caser dans tes lectures ;)

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  7. Une trilogie marquante qui m'avait beaucoup plu, contente que tu aies accroché à ce 1er tome :)
    Et je suis d'accord, qu'ici les perso ne sont pas vraiment fait pour être sympathiques mais l'histoire est tellement réussie qu'on veut savoir ce qui leur arrive :)

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