Souhaitant oublier l'accident de
voiture où il a perdu sa femme et où il a lui-même failli laisser sa vie, Terra
s'installe dans une petite ville de la Colombie-Britannique afin d'y enseigner
la philosophie. Concïdences? Fatalité? Dès son arrivée, d'étranges phénomènes
et d'extraordinaires changements s'opèrent en lui.
Au moment où Terra parvient enfin à s'adapter à sa
nouvelle vie, son passé ressurgit comme un cauchemar, l'obligeant à replonger
dans le projet secret sur lequel il travaillait aux États-Unis avant
l'accident. Saura-t-il faire face aux Chevaliers Noirs et à leurs sombres
desseins ?
Mon
avis :
Je tiens à prévenir dés maintenant,
il y a de gros risques que cette chronique contienne des spoils. Je ne m’en excuserai
pas, mais vous êtes au moins prévenus.
Ayant lu Les
Chevaliers d’Emeraude auparavant, et ayant apprécié malgré quelques détails
irritants, je voulais m’essayer à une autre saga de cette romancière, avec les Terra Wilder, une saga de deux tomes –
plus courte, donc, que la première évoquée.
J’aurai du m’abstenir de cette
lecture…
L’intrigue est très longue à
démarrer. Anne Robillard prend certes le temps de mettre en place ses
personnages et son ambiance mais, par rapport au reste de l’intrigue où le
rythme s’accélère bien trop rapidement. Le lecteur assiste ainsi au début aux
rechignages de Terra Wilder, homme de quarante ans passés ayant survécu à un
accident de voiture et six mois passés dans le coma. Il a perdu sa femme Sarah
dans cet accident.
De plus, ce début offre trop d’irréalisme :
les élèves qui aiment leur professeur en une heure et qui veulent le protéger
au péril de leur vie (j’en connais pas beaucoup, pour ne pas dire pas du tout,
qui ferait ça pour un professeur !), une collègue de travail âgée de vingt
ans qui tombe amoureuse de Terra Wilder dés le premier coup d’œil (on peut être
attiré, mais tombé amoureux en un regard, c’est un peu trop irréaliste), leur
façon de parler, la gentillesse de tout le monde… J’abuse un peu, mais cela fait
un peu société bisounours, ennuyeuse à souhait.
A partir d’un certain temps à s’ennuyer
ferme, l’histoire progresse enfin, avec les divers pouvoirs de Terra Wilder qui
apparaissent peu à peu. Encore une raison de détester ce livre puisque trop de
coïncidences s’enchaînent, il n’y aucun rebondissement. Il en ressort que l’intrigue
est d’une platitude extrême et on ne peut qu’espérer, une fois de plus, arriver
à la fin au plus vite.
Il faut également savoir que
plusieurs intrigues s’entremêlent et on finit par s’y perdre : Terra doit
rembourser la dette karmique qu’il a contracté du temps de la naissance du
christianisme, l’armée américaine souhaite récupérer le héros afin de lui
extirper des formules scientifiques et enfin un jeu de société (dans le genre
Donjon et Dragon sur une partie d’échec) à échelle humaine a lieu dans la
seconde partie, il apparaît comme ça alors que la partie a débuté depuis
longtemps, comme si Anne Robillard avait trouvé l’idée en cours de route et
avait choisi de l’incruster brutalement dans son récit.
Comme je viens de le dire, les
intrigues sont liées mais de manière à ce qu’elles sont tout de même
différentes et s’entremêlent de façon incohérente, en se fusillant les unes les
autres.
Je vais m’arrêter là pour l’intrigue,
j’en ai assez dit, et je ne tiens pas à perdre davantage mon temps.
En ce qui concerne les personnages,
aucun ne fut attachant. Ils sont trop brouillons, pas travaillés, n’ont aucune
profondeur et un caractère trop bisounours, comme dit plus haut. Les diverses
trahisons ne sont pas surprenantes et les couples qui se mettent en place sont
risibles au-delà du possible (un homme de quarante se fiance à une étudiante de
18 ans…). Au secours…
Le style de l’auteur est trop
simple, trop tendre, avec un surplus d’adjectifs inutiles pour évoquer les choses.
Sa façon de relater l’histoire ne m’a pas plus du tout.
En
conclusion, j’ai passé la majeure partie de mon temps a espéré la fin du
livre, à m’obliger à aller jusqu’au bout. Le style est par trop simplet, les
diverses intrigues extrêmement abracadabrantes et les personnages ne détiennent
aucune profondeur. Cette saga n’est tout simplement pas à lire, et je ne
comprends même pas comment des éditeurs aient accepté de publier cela.
Les autres titres de la saga :
1. Qui a tué Terra Wilder ?
2. Capitaine Wilder
- saga terminée -
Je connais également cette auteur grâce à sa saga Les Chevaliers d’Emeraude mais je n'ai pas particulièrement envie de découvrir d'autres de ses écrits. Et surtout pas ce roman-ci vu ce que tu en dis !
RépondreSupprimerIl vaut mieux, en effet, passer son chemin pour celui-ci...
RépondreSupprimeralors je ne connais pas l'auteur mais par apport au autre commentaire, ce serait apparement celui qui a écrit les chevaliers d'émeuraudes, et entre nous, je n'aime pas du tout cette série, il faudrait que je reessaye un jour mais vraiment là...
RépondreSupprimerdu coup ce livre ne me tente pas du tout
Si tu as déjà essayé Les Chevaliers d'Emeraude plus jeune et que tu n'as pas accroché, mieux vaut ne pas retenter. J'avais adoré étant pré-ado au point de les acheter, je les ai relus y'a peu et je suis un peu déçue...
RépondreSupprimerEt Terra Wilder, c'est bien pire donc je te conseille de passer à autre chose sans t'y arrêter ^^