11 févr. 2016

Horrible prophétie





Synopsis :

            Un village doit accueillir la foire d'automne, seulement voilà : tout se complique lorsqu'un bateau fantôme arrive au port. C'est alors la réalisation d'une horrible prophétie qui va entraîner la population dans le chaos. Lénora, jeune magicienne diplômée de l'Académie de Magie, est témoin d'un drame qui la marquera à jamais...




Mon avis :

            Je tiens tout d’abord à remercier l’auteure qui est venue vers moi pour me proposer la lecture de sa nouvelle Dark Fantasy, chose que j’avais accepté avec un plaisir et une curiosité non-feints. Cela m’a permis de passer un bon moment, même si quelques lacunes ont refroidi mon ressenti.

            Mais tout d’abord, je vais vous parler de l’intrigue ! Nous atterrissons dans un univers paisible gouverné par une monarchie et un peuple dans l’acceptation. La sérénité bascule pourtant dés les premières lignes, quand un bateau fantôme, rappel d’une « horrible prophétie », débarque dans un village côtier.
            Difficile d’en dire plus sans révéler tout l’intrigue, je vais donc m’arrêter malheureusement là, même si au final ça donne l’impression que je ne fais que reformuler le résumé.

            Avec cette entrée en matière de l’élément perturbateur va apparaître Lénora, personnage central de la nouvelle. Nouvellement diplômée à l’Académie de Magie, elle va vouloir faire ses preuves face à cette quête dangereuse et inédite – du moins, ce qu’elle croit ! Pour cela, elle n’hésitera pas à sacrifier ses proches et le peuple dans son ensemble, manipulant chacun à sa guise (basculant dans le côté obscur de la force, comme le dirait notre cher Obiwan). L’auteure m’avait promis de la Dark Fantasy et je fus bien servie, pour mon plus grand bonheur !

            En termes de contenu, le seul bémol que je relève est la « timidité » dans les détails. En effet, Victoria n’a pas vraiment approfondi la personnalité de son personnage, si bien qu’il est difficile de s’en faire une idée si l’on met ses actes à part, mais ne s’épanche pas non plus sur les paysages. Aucune géographie, aucun décor. Certes, je conçois que nous soyons dans une nouvelle et que l’intérêt de cette dernière ne repose pas sur l’aspect visuel qui peut s’en dégager, mais quelques repères auraient été bénéfiques à la lecture.

            Seulement, et même si j’ai passé un très bon moment grâce au contenu, j’ai tout de même relevé quelques soucis au niveau de la forme.
            Tout d’abord, le texte est jonché de trop nombreuses fautes d’orthographes. Pour une œuvre sortant de l’autoédition, j’aurai pu être compréhensive et accepté ce fait.
            Or, le texte se compose également par de mauvaises concordances de temps et des erreurs de ponctuations qui rendent la lecture plus hachée, plus difficile.
            C’est bien dommage de perdre toute crédibilité par des erreurs aussi courantes. Comme j’ai pu le dire, je conçois que ce soit de l’autoédition, il n’y a pas toutes les petites mains discrète par lequel un manuscrit passe avant d’échouer sur une étagère de librairie, mais une relecture attentive, voire de l’aide extérieure (famille, amis) n’auraient pas été superflus.
           
            En conclusion, on découvre du potentiel dans cette nouvelle Dark Fantasy. Mais de trop nombreuses lacunes jonchent les phrases, gâchant un plaisir pourtant remporté avec succès. Du talent donc, mais il faut encore du travail et de la concentration pour perfectionner l’ensemble. 




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