3 mars 2017

Impyrium, tome 1


   
Depuis trois mille ans, les Faeregine règnent sur Impyrium.
Pourtant, au fil des siècles, leur magie s'est affaiblie. Aujourd'hui, elle n'est presque plus qu'un souvenir. D'autres mages, plus puissants, convoitent le trône.
Hazel est le dernier espoir des Faeregine. Sa magie paraît sans limites. Mais est-ce une chance ou une malédiction, pour Hazel, pour sa famille, pour Impyrium ?



     Je tiens tout d’abord à remercier la plateforme NetGalley et les éditions Hachette pour ce partenariat.

       Je dois dire qu’en me lançant dans l’écriture de cette critique, je suis encore perplexe vis-à-vis de ma lecture. Ni excellente ni mauvaise, je me situe dans un entre-deux dérangeant. Et les mots me manquent pour en parler ; je vais donc essayer d’être la plus claire possible, sans m’emmêler les pinceaux ! Vous m’en voyez désolée si je ne tiens pas cet objectif…

       Nous débarquons donc dans l’univers d’Impyrium, comme son appellation l’indique un empire dirigé par les Faeregine, une grande famille de riches nobles qui produisent l’impératrice depuis le début de leur règne. Mira I, Mira II, Mira III, jusqu’à la dernière, la grand-mère de notre héroïne, qu’elle appelle l’Araignée. Cet univers subit les conséquences d’une apocalypse survenue trois mille ans auparavant. C’était notre monde, avec l’Europe, l’Amérique, etc. Toutefois l’auteur ne répond pas à nos interrogations sur l’origine de ce cataclysme, si ce n’est que c’est lié à l’usage excessif de la technologie, chose dont nous sommes aujourd’hui dépendants, si bien que l’on reste un peu sur notre faim.
       Le prologue lance bien les interrogations, par l’intervention d’une tentative de vol. En revanche, c’est compliqué de déceler qui sont les différents acteurs de ce méfait, ce qui plonge dans une perplexité qui ira toujours croissante le temps du premier tiers du livre. On nous bombarde de noms qu’on a parfois du mal à replacer dans le contexte. Le prologue est également l’occasion de mettre en avant certains points de vue sur la société dans laquelle nous débarquons, ce qui permet d’appréhender les différents travers de celle-ci. Ca partait ainsi suffisamment bien pour que je ressente l’envie de découvrir la suite.
       Notre attention se concentre sur Hazel, princesse de treize ans qui semble posséder de grandes attitudes à la vieille magie, chose qui la rend presque unique. Presque, car encore faut-il qu’elle fasse les preuves de ses compétences, ce qui la pousse dans un quotidien étriqué où le temps lui manque énormément. Ses devoirs à la cour impyriale la conduiront à la rencontre d’un jeune page, Hoz, qu’elle sauvera d’une mort certaine. Depuis, ce dernier lui apprend les usages de la vie dans le bas-peuple, si je puis dire, dans le but de l’instruire, ce qui est nécessaire à l’éducation d’Hazel. Pourtant ce dernier ne semble pas tout dire, et l’organisation secrète dans laquelle il est impliqué laisse présager une possible révolte à l’avenir…
       La fin ne m’a pas forcément donné envie de me procurer la suite. Simple et sans tension, l’action a manqué, à l’image de l’ensemble de l’intrigue. Alors on devine un second tome un peu plus actif que celui-ci puisqu’une chose impensable est survenu, mais j’ai trouvé cela limite comme accroche pour lancer la suite.

Ainsi deux choses m’ont chiffonnée lors de cette lecture. La première, cruciale, est l’absence omniprésente (quel oxymore !) d’action. Les éditeurs classent ce livre comme étant destiné à la jeunesse, toutefois entre les diverses tranches d’âge, mon cœur balance : je vois mal comment un jeune public peut accrocher à un livre avec une inactivité aussi flagrante et je vois mal un public adolescent accrocher à un livre aussi simpliste que celui-ci. Le mélange forme et contenu est assez inégal, c’est dommage…
L’autre chose, plus secondaire, concerne les décors. Hormis peut-être le palais impyrial, l’auteur ne s’attarde guère sur la description de son univers si bien que j’ai eu du mal à imaginer un visuel de l’ensemble. Le bon point, c’est que nous avons une carte en début d’ouvrage permettant de se représenter la répartition des pays sur les continents que nous connaissions bien (encore qu’ils aient bien changé en trois mille ans !), c’est malheureusement tout. J’ai ainsi ressenti des difficultés à m’immerger dans cet univers…

Les personnages sont extrêmement neutres. Je n’ai ressenti aucune affection à leur égard, mais cela n’allait pas jusqu’à l’antipathie.
Hazel, quoique confrontée à une situation assez déséquilibrée, semble y faire face sans ciller. La fatigue la gagne, mais elle ne cille pas. Je trouve ça irréaliste, surtout lorsqu’on a treize ans…
Dans le même esprit, Hoz est un jeune adolescent issu d’une famille pauvre. Pas d’éducation possible, il se bat pour sa famille et il parvient finalement à lui tourner le dos avec une facilité désespérante. Là encore, c’est irréaliste.
Et la manière que la première a de protéger constamment le second est agaçant. Je veux bien croire en l’altruisme mais j’ai l’impression de sentir l’amour à plein nez…
Hormis cela, les personnages foisonnent et là, on retrouve enfin un réalisme. A la cour, les serviteurs se multiplient, les espions et les protecteurs également. J’ai tout particulièrement apprécié la garde du corps d’Hazel, qu’on retrouve dans des situations dans un état qu’on n’attendrait pas venant d’elle.

Concernant la plume, elle m’a elle aussi laissée sur le carreau. Sans être trop jeunesse, elle reste neutre et sans fioriture, étant tout simplement directe. J’ai trouvé cela dommage car le plaisir de lecture passe également par la connivence avec le style, hors là je me suis ennuyée en ce qui concerne ce point.

En conclusion, ce tome est beaucoup plus introductif qu’on ne pourrait le croire au premier abord. Sans parvenir à déterminer la tranche d’âge à laquelle se destine cette saga, Henry Neff nous présente un univers centré davantage sur l’intrigue à la cour, délaissant le visuel des décors, ce qui est selon moi un mauvais point. L’action est également la grande absente de cet ouvrage, ce qui a fini par donner une impression de longueur au bout des trois cents pages. La plume neutre n’a pas forcément amélioré le tableau. Je ressors donc mitigée de cette lecture, avec une impression d’inachevé dérangeant. 



09/20



Les autres titres de la saga :
1. Impyrium
- Saga en cours - 


4 commentaires:

  1. Ouille... Moi qui avais flashé sur la couverture en rayon. Je vais voir si je me lance :)

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    1. Oui, la couverture est très sympa ! Le livre peut être sympathique si on se prépare à lire plus de l'intrigue que de l'action. Faut garder ça en tête en se lançant ;)

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  2. Oh dommage... J'ai vraiment beaucoup apprécié ce livre de mon côté! Mais, c'est vrai que si tu t'attendais à beaucoup d'action je comprends l'effet soufflé. Tu ênses poursuivre la saga ou pas du coup ? La suite s'annonce plus mouvementée !

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    1. Oui, c'est surtout la déconvenue face à l'action qui m'a déçue... Je continuerai si je trouve le moyen de l'emprunter en bibliothèque ou un ami qui le prête, un SP, etc. J'ai pas forcément envie d'acheter en sachant que le premier tome était en demi-teinte pour moi.

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