28 févr. 2015

Tour B2 mon amour



Synopsis :

            "Un coup frappé à la porte. Un surveillant entra. Je vous amène la nouvelle élève, elle s'était égarée dans les couloirs... La fille pénétra dans la classe. C'était elle, bien sûr, pensa Tristan. Comme si tout était écrit à l'avance. Je le crois pas ! tonitrua Said. Tristan a flashé sur cette meuf ! Un silence total s'abattit sur la classe. Tristan avait une drôle de boule nouée à l'intérieur du ventre. Une boule faite d'un sentiment étrange qu'il n'avait pas envie d'analyser. Pas encore. " Dans la rue de Vienne où se dresse la tour B2, un premier amour s'écrit sur le béton.



Mon avis :

            Lu dans le cadre d’une lecture commune avec mon compagnon, Tour B2 mon amour était une des œuvres que je n’avais encore jamais lu de Pierre Bottero, un de mes auteurs chouchous. Je me devais de corriger cette inculture en le lisant rapidement, ce qui est à présent chose faite.

            Tour B2 mon amour relate une histoire d’amour (sans rire) entre deux adolescents issus de milieux différents, l’une ayant vécu dans un village isolé tandis que l’autre a évolué dans le danger et les codes des cités. Lui est un garçon influençable, au parcours scolaire pas aussi chaotique qu’on pourrait le croire mais dont les notes peinent à être positives, elle est une jeune fille qui a évolué parmi les livres. Elle s’appelle Clélia, son père ayant trop lu La Chartreuse de Parme, lui se prénomme Tristan, lui qui ne connaissait même pas le mythe de Tristan et Iseut
            Ils n’avaient rien pour s’attirer mais ils finirent ensemble.

            Pierre Bottero plante dés le début un décor âpre et dur, très cohérent avec la réalité que nous connaissons aujourd’hui dans les quartiers défavorisés de nos villes. Le danger est partout dés la nuit tombée, le vocabulaire plus que familier, les comportements asociaux et j’en pense. Mais outre l’histoire d’amour qui découlera de la rencontre entre les deux personnages décrits plus haut, l’auteur dénonce aussi les difficultés que peuvent ressentir les nouveaux habitants à s’acclimater et à se faire accepter dans un tel quartier, même si ce n’est qu’une remarque générale, il existe bien sûr des exceptions.
            Il est clair également d’ajouter que c’est loin d’être un décor idéal pour une histoire d’amour, ce qui rend l’histoire encore plus attachante qu’elle ne l’est déjà.

            Les personnages sont attachants, notamment Clélia qu’on ne peut que prendre en pitié étant donné les moqueries qu’elle est obligé de subir si elle veut rester soi-même, c’est-à-dire la fille différente de la conformité sociale. Le fait qu’elle n’ai jamais eu d’ami auparavant, si ce n’est un sycomore, amplifie la pitié que j’ai ressenti et je me suis sentie proche d’elle.
            A l’inverse, Tristan est entouré d’amis et n’a jamais ressenti  de solitude, comme la plupart des enfants à cet âge-là. Son comportement changeant sous-entend pourtant son trouble face à Clélia mais également des doutes sur ses fréquentations. Tous ses doutes le rendent humain, avec une profondeur dans sa personnalité, et j’ai pris plaisir à suivre le cheminement de sa métamorphose.

            Le style de Pierre Bottero est toujours aussi léger que pour ses sagas majeures et j’ai pris plaisir à retrouver le trait personnel de sa plume. L’auteur effleure des sujets très durs par l’intermédiaire de cette romance, tels que la puberté, la douleur de la mort, le viol, la scolarité difficile, sans écraser la romance sous ces diverses évocations mais amènent tout de même une légère réflexion sur tous ces thèmes.

            Personnellement, je me suis sentie impliquée dans cette romance, sans savoir pourquoi. J’ai pleuré avec les personnages, ri avec eux, souri aux différentes références littéraires glissées là. Malgré les 150 pages qui composent cette œuvre, celle-ci suscite des émotions fortes sur lesquelles le lecteur se laisse porter.
            Mon seul regret sera pour l’épaisseur du livre, bien trop court. Malgré tous les bons côtés du livre, tout s’enchaîne à une vitesse fulgurante et cela rend l’attachement, certes pas impossible puisque cela m’est arrivée, mais plus difficile. Cela ne dénote en rien, ou presque, le plaisir que j’ai ressenti.


            En conclusion, une romance courte et agréable portée par une plume légère et envoûtante, comme toujours. Les personnages possèdent une profondeur bienvenue pour un livre aussi court et la métamorphose de leur personnalité reste cohérente tout au long de l’œuvre. Sans être un coup de cœur, j’ai pris beaucoup de plaisir à le lire.


4 commentaires:

  1. cette romance m'intrigue.. allez op wish list ^^

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  2. Oui, faut tenter. C'est court, vif, agréable :)

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  3. Je connais un petit peu Pierre Bottero mais pas aussi bien que je le voudrais, j'aimerais lire d'autres des ces œuvres. Pourquoi pas ce livre-ci ! :)

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  4. D'autant plus que c'est un tout autre genre que ses sagas donc oui, faut essayer ;)

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